Référence :3943

Etat des services de Ramezay - /cy devant Lieutenant de Roy de Quebec () à Paris ce sixieme jour de may mil sept cent soixante un [accompagné de] Mémoire du Sieur Ramezay, commandant à Québec, au sujet de la reddition de cette ville, le 18 septembre 1759, d'aprés un manuscrit aux archives du bureau de la marine à Paris.

MANUSCRIT) RAMEZAY (Jean Baptiste Nicolas Roch de) / VAUDREUIL (Pierre de Rigaud de Cavagnal, marquis de)

A Paris le 6 mai 1760 / Québec, ptesses de John Lovell, 1861. 1760 5 pp. à la plume sur 2 doubles ff. in-folio .(380 x 238 mm), le 4e blanc qui porte le magnifique filigrane entier de Van der Ley, ruban en soie bleue dorigine (traces des plis denvoi, quelques taches et salissures d'usage, bel état de conservation) / 1 vol in 8° de [2] ff., 84, 38 pp. (dédicace à l'encre sur le titre à W Lighthall, maire de Montréal, mar P.S. Murphy, président de la société littéraire et historiquede Québec). Chemise, étui modernes (atelier Devauchelle, Paris). / Reliure plein chagrin brun souple, dos lisse titré à l'or en long.

Manuscrit original du mémoire relatant les brillants états de service de J. B de Ramesey, dernier commandant militaire de la ville de Québec avant sa chute le 18 septembre 1759, document principal produit pour sa défense lors de son procès. Le document porte la signature de Pierre de Rigaud de Cargnial, marquis de Vaudreuil (Québec, 1698 Paris, 1778), qui fit une carrière dofficier dans les troupes de la Marine. Il fût gouverneur de la Louisiane de (1743-1752) puis, reprenant un poste jadis occupé par son père, il devint gouverneur général de la Nouvelle-France en 1755, ce qui en fit un des principaux acteurs de la guerre contre les anglais qui sacheva, en 1760, par la perte de ce territoire. Jean Baptiste Nicolas Roch de Ramezay (Montréal 1708 Blaye, 1777), fils cadet de Claude de Ramezay (1659-1724, gouverneur de Trois-Rivières de 1690 à 1699 et de Montréal de 1704 à 1724 et gouverneur par intérim de la Nouvelle-France de 1714 à 1716, et qui érigea le « Château de Ramezay », célèbre monument historique de Montréal devenu musée) fut le signataire de la capitulation de Québec en septembre 1759. Lofficier de Marine et lieutenant du Roi avait alors suivi un ultime ordre du marquis de Montcalm, blessé à mort au cours dun combat dans les plaines dAbraham, lui demandant « de tenir aussi longtemps quil pourrait », mais lautorisant à « rendre la ville plutôt que de soutenir une attaque qui eût amené les ennemis, selon les lois de la guerre, à ne point faire quartier à ses habitants ». Cependant, Vaudreuil lui fit le reproche de ne pas avoir tenu compte de son ordre, annulant le précédent, « de tenir et de ne pas capituler », et linformant « que des approvisionnements et des renforts lui parviendraient dans les quelques heures suivantes ». Ainsi, Ramesay rendit Québec aux Anglais et Vaudreuil lui envoya une note brève et acerbe, linformant quil aurait à rendre compte au Roi personnellement de son geste : il estimait que sans cette capitulation, larmée britannique eût dû lever le siège dans les jours suivants et partir avec la flotte, qui naurait osé courir le risque dêtre bloquée sur le fleuve par larrivée soudaine de lhiver. La question de savoir si Ramesay avait eu raison de suivre la dernière volonté de Montcalm reste un débat dhistoriens, mais le présent document, véritable plaidoyer signé du même Vaudreuil pour permettre à Ramsey, alors rentré en France en ayant perdu la plupart de ses biens, dobtenir une bonne rente du Roi pour ses services rendus, est dun intérêt historique majeur. Il démontre que, passé le fracas des événements, Vaudreuil (qui de plus sétait trouvé dans une situation analogue en ordonnant la capitulation de Montréal en octobre 1760, ce qui lui valut une longue procédure daccusation qui fût finalement favorable) reconnu la bravoure de Ramsay, victime dun concours de circonstances et qui avait fait preuve au cours de sa longue carrière de tant de dévouement et de bravoure au service de la Nouvelle France. Le présent document présentant sa vie et ses états de service constitue la pièce centrale parmi les dix que Ramesay prépara et produisit pour sa défense lors de son procès. En le signant, Vaudreuil, à lorigine son principal accusateur, le réhabilite ainsi totalement. Lexemplaire joint de la rare publication de laffaire par la société littéraire et historique de Québec parue en 1861 permet de mieux comprendre le contexte et limportance du présent document. Sa lecture attentive nous donne aussi quelques clés : le texte identique reproduit comme pièce n° 1 (p 16 à 19, seconde pagination) sintitule « copie du mémoire », de même pour les documents. Or, notre document manuscrit porte bien « N°1 » mais aucune mention de copie : il sagit donc de loriginal conservé par Ramesay, qui avait certainement gardé les autres pieces originales. Dans lintroduction, il est révélé que Ramesey avait demandé quil lui fut permis de faire publier ce mémoire à 150 exemplaires, ce qui lui fut refusé. "Ramsesay est innevitablement devenu une victime qu'il fallait sacrifier" en conclu l'auteur. Aussi : quelques mots de la copie semblent avoir été mal recopiés ou réinterprétés. (voir en annexes). Transcription partielle du texte : "permettés à de Ramezay de remettre sous les yeux de votre grandeur que son père s'est distingué dix ans dans le gouvernement des trois rivières et vingt ans dans celui de Montréal où il est décédé. Que ses trois frères sont morts au service; L'ainé dans la marine tué à la bataille de Liogenere, le deuxieme lieutenant aussi tué par les Charaquis dans l'invitation des nations sauvages à la destruction des Renards et le troisième à péri capitaine dans le vaisseau du Roy Le Chameau. Que lui fait enseigne en 1720 à sevi dans la garnison de Montréal jusqu'en 1726, ou il fait Lieutenant, il fut du nombre des officiers envoyés à Niagaras pour prendre ce poste et établir une maison d'opposition aux anglois qui venaient en nombre à Chouaguin faire la traite avec les sauvages. Qu'en 1728, il fit la campagne des Renards sous les ordres de M. de Lignerie. Qu'en 1731 envoyé à la pointe de Chagouamigou pour y maintenir sous l'obéissance du Roy les sauvages conjurés, il leur retira et remis à M. le marquis de Beauharnois son général, un colier que les anglois leur avaient donné pour qu'ils se joignissent à toutes les autres nations et egorgeassent tous les françois des postes des païs dont nous étions en possession. Qu'en 1742 il fut envoyé au poste de Nepigon voisin du Fort Rhupert à la Baye Dudeson possédé par les anglois pour y commander et contenir les sauvages. Qu'en 1747 envoyé à La Cadie commandant un détachement de 1800 canadiens et sauvages pour y attendre M. le Duc Danville, il prit par le travers de Gaspée que les anglois s'etoient emparé du port Lajoye en L'isle St. jean où ils les guettoient au passage avec une frégatte de 36 à 40 pièces de canons et deux autres vaisseaux de moindre force, il entra dans la Baye de Gaspée, envoya une chaloupe bien armée à la Baye verte chercher des pilotes acadiens qui cabotoient par une route inconnue aux nôtres, fit sonder et examiner ce nouveau passage (par la devenu utile pour aller à la Baye verte) pour assurer ses 6 ou 7 batiments dont le plus fort étoit de 300 tonneaux, ordonna le départ, se rendit le lendemain a la Baye verte, lieu de sa destination, fit un détachement de canadiens et sauvages des plus ingambes qu'il envoya avec quelques officiers et cadets et M. de Montesson à la tête contre les anglois ambusqués dont la garde qui étoit à terre fut prise et le reste tué. De là se rendit aux mines pour être à portée de deux Vaisseaux du Roy arrivés au Port de Chiboutouk et commandés par M. Duvigneau qui n'ayant aucune nouvelle de l'Escadre, le chargea de plus de soixante prisonniers et revint en France » Le texte se poursuit, tout aussi passionnant, puis sachève ainsi : . « En 1758 fait Lieutenant de Roy de Quebec, il y soutenu en 1759 un siège de 66 jours, une ville ecrasée par les bombes et canons de l'ennemi jusqu'a la capitulation; forcée par le défaut de subsistance et d'hommes, le peu qui lui restoit etant entièrement découragés et de mauvaise volonté, Epouvantés par les menaces de l'assaut, jointe a ce que la place étoit ouverte de toutes parts et susceptible d'insulte au premier coup de main, qui avec les raisons dont il a rendu compte à la Cour, donnant occasion à un Conseil de Guerre pour déliberer sur un parti convenable aux circonstances, dont le résultat fut d'avoir la meilleure Capitulation possible. d'après ce compte exact et fidel, De Ramzay non compris dans la capitulation de la rèduction du Canada, libre, et en etat de continuer ses services, et en france avant la fixation a moitié des appointemens des officiers forcés à ne plus servir pendant la guerre; Espère que la Cour lui accordera la continuation de ses premiers appointements où au moins n'en fera par la réduction antérieure a celle des autres officiers, se flattant de ne pas meriter un plus mauvais traitement qu'eux. Nous Grand Croix de l'ordre Royal et Militaire de St. Louis Certifions, que le Sr de Ramezay, cy devant Lieutenant de Roy de Quebec est dans ses memoire conforme à la vérité; qu'il a donné en tout tems et lieux, des preuves évidentes de sa valeur, sagacité, prudence, soins, exactitudes, vigilance et capacité. En foi de quoi lui avons donné le présent pour lui servir et valoir ce que de Raison. A Paris ce sixième jour de May 1761" signé "Vaudreuil". Exceptionnel document impliquant deux membres de familles célèbres dans lhistoire de la Nouvelle France, qui furent les acteurs principaux du conflit anglo-français qui sacheva par la perte de la Nouvelle France au profit des britanniques. Annexes : Surtitre dans lédition : Copie du Mémoire des services du Sr de Ramezay, signé par M. le Mquis de Vaudreuil, - cotté dans le mémoire cy-devant sous le N°. 1. Notre texte est édité pp. 16-19 (voir biblio pour la double pagination dans lédition de 1861). - Le Numéro 1 figure bien sur notre ms coin sup. g. de notre manuscrit - Contrairement au Mémoire qui serait loriginal au Ministère de la Marine (voir biblio), les 10 pièces jointes par Ramezay au dossier, dont la nôtre est la première, sont dans lédition signalées en copies, lesquelles furent seules déposées, Ramezay ayant gardé les originaux lors du procès en légitimation. Chacune porte en dessous la mention : Pour copie collationnée, conforme à loriginal et la signature de Ramezay. Cette mention est naturellement absente de notre manuscrit original qui porte la seule signature essentielle de Vaudreuil son supérieur, annulant ainsi le différent qui a pu naître dans linterprétation de ses ordres donnés entre le 13/14 (départ dans la nuit de larmée défaite) et 18 sept. 1759. - Note philologique inédite : lors de la transcription levée après 1852 pour la future édition de 1861, notre texte fut relu à laune de ce quétait devenu le Canada anglais après le Traité de Paris du 10/2/1763 et non plus à loccasion des seules capitulations des deux villes dont celle de Montréal le 8/9/1760, soit qqs mois avant la date de notre ms. Daprès ce compte exact et fidel, De Ramezay non compris dans la capitulation de la réduction du Canada >> dans lédition p. 19 :Daprès ce compte exacte [sic] et fidèle, de Ramezay, non compris dans la capitulation de la reddition du Canada. Réduction, vieux mot quon utilise encore pour les réductions des jésuites du Paraguay signifie soumission ou, selon Littré : «réduction sest dit de laction de ramener sous lautorité ce qui sy était soustrait. La réduction des rebelles () la réduction de lIrlande (Racine) » JEAN-BAPTISTE de RAMEZAY, fils de Claude de Ramezay, officier et gouverneur de Montréal jusquà sa mort en 1724 qui fit bâtir ce qui constitue actuellement le château Ramezay. Aucun ms Ramezay nest conservé au dit Musée. Ce ms contient sur sa famille et les faits darmes de ses frères décédés et lui-même des détails biographiques inédits de première main. Célèbre pour avoir signé la capitulation de la ville de Québec le 18 sept. 1759 comme lieutenant du roi nommé par le Marquis de Vaudreuil gouverneur de la Nouvelle-France, suite à la défaite des troupes françaises sur les plaines dAbraham, larmée ayant quitté Québec pour se ravitailler et laissant désormais seule la petite garnison de la ville à la merci des anglais. Biblio : Première publication : Mémoire du Sieur de Ramesay, commandant à Québec, au sujet de la reddition de cette ville, le 18 septembre 1759, daprès un manuscrit aux Archives du bureau de la Marine, à Paris. Publié sous la direction de la Société littéraire et Historique de Québec. Québec, Des presses de John Lovell, 1861 (exemplaire dédicacé joint). Attention à la double pagination : Le Mémoire de Ramezay ne commence quaprès la page 84 et est paginée séparément (de 1 à 16). Ce ms semble être loriginal daprès une note aut. relatée dans lintroduction lors de sa découverte en 1852.- Viennent ensuite les 10 pièces numérotées ajoutées par Ramezay pour étayer son dossier judiciaire . Elles sont en copies au Ministère (mention dûment signalée à chaque fois, Ramezay ayant gardé les originaux). Notre texte original correspond au numéro 1 (pp. 16-19). Voir aussi: Roy, La famille de Ramezay, Lévis, 1910. Texte de Wikipédia Plaines dAbraham Abandon de Québec La conséquence la plus immédiate de la bataille de l'avant-midi du 13 septembre est la décision par l'armée française de quitter le camp de Beauport. Cette décision signifie que la ville de Québec est abandonnée à la seule protection de sa garnison de quelque 2054 hommes. Le conseil de guerre que tient Vaudreuil dans l'après-midi oppose Vaudreuil et Bigot, qui veulent rassembler l'armée entière et attaquer au point du jour le lendemain, et les officiers qui ont assisté à l'ensemble de la bataille, qui croient que c'est un mauvais plan. Les officiers proposent d'abandonner le camp de Beauport complètement pour se replier sur la rivière Jacques-Cartier, qui se trouve à 40 km à l'ouest de Québec. Vaudreuil se résigne au jugement de ses officiers, car il croit que s'il donne l'ordre d'attaquer contre leur opinion unanime, il s'expose «à perdre la bataille et la colonie.» À 21 h, les troupes quittent Beauport par la route de Charlesbourg, laissant derrière eux leurs bivouacs et ne transportant qu'un minimum de rations et de munitions. Ce qui reste de l'armée française construira le fort Jacques-Cartier, sur la rive ouest de la rivière Jacques-Cartier; plusieurs soldats et miliciens y passeront l'hiver pour bloquer toute tentative de passage par l'armée Anglaise. Début du siège terrestre À la mort de Wolfe, le commandement revient naturellement au brigadier-général Robert Monkton, l'officier en second. Cependant, celui-ci est gravement blessé et on le transporte hors du champ de bataille. En conséquence, les soldats britanniques sont désormais sous les ordres du brigadier-général George Townshend, qui commence les préparatifs du siège terrestre de Québec, sous la supervision de Monckton et avec le concours de la Marine royale de Saunders. Townshend fortifie sa position de diverses façons et vers 22 h envoie un détachement de 200 soldats prendre l'Hôpital Général pour y installer son commandement. Le matin du 14 septembre 1759, la marine britannique travaille à transporter de nombreuses pièces d'artillerie sur les Buttes-à-Neveu. Trois jours plus tard, elle y a amené 60 canons, 58 mortiers et obusiers Howitzer. Jean-Baptiste-Nicolas-Roch de Ramezay, qui sort tout juste de l'hôpital pour reprendre ses fonctions, apprend à 18 h que l'armée quitte les lieux. Vaudreuil lui donne des instructions dans le cas où sa garnison se verrait forcée de capituler par manque de vivres. En plus de l'abandon de l'armée, de Ramezay est confronté à un problème auquel il n'est pas préparé : les résidents de Québec qui se sont réfugiés dans les faubourgs pour se mettre à l'abri des bombes lancées de la Pointe-Lévy depuis juillet, sont revenus en masse depuis la bataille de l'avant-midi du 13 septembre sur les plaines. De Ramezay se retrouve subitement responsable de nourrir 2700 bouches de plus. Dans la position critique où il se trouve, il prend la décision de ne pas informer ses hommes du départ de l'armée et le fait qu'elle a décampé en laissant les bivouacs derrière elle réussit à les tromper jusqu'au lendemain67. Le capitaine Louis-Thomas Jacau de Fiedmont, commandant de l'artillerie, dirige trois canons et deux mortiers en direction des plaines d'Abraham, au-delà des Buttes-à-Neveu. Même s'il n'est pas en mesure de savoir exactement où les bombes tombent une fois passées les Buttes, son artillerie soutient un feu constant durant la nuit du 14 au 15 septembre. Lorsque l'absence totale de mouvement au camp de Beauport durant toute la journée du 14 septembre fait comprendre la situation aux soldats, l'effet sur le moral est dévastateur. La garnison que commande de Ramezay consiste en 345 soldats des troupes de terre, 130 soldats des troupes de la marine, 19 artilleurs, 820 miliciens et 740 matelots. De Ramezay lui-même et la plupart des hommes en service croient impossible de défendre la ville avec succès sans l'appui de l'armée. Au peu d'espoir dans le succès du siège s'ajoute également la crainte des conséquences que pourraient avoir un assaut de l'armée britannique sur la population réfugiée dans la ville, c'est-à-dire, dans bien des cas, les femmes, enfants et parents des hommes en service. Capitulation Le 15 septembre, une assemblée de 24 notables de Québec (dont des commerçants, des officiers de milice et des fonctionnaires) se tient dans la résidence (en partie détruite) de François Daine, lieutenant général de la Prévôté de Québec. Les membres de l'assemblée signent une requête demandant à de Ramezay de négocier la reddition de Québec. Daine remet la requête à de Ramezay en main propre le jour même. De Ramezay réagit à la requête en tenant un conseil de guerre dans lequel il demande aux 14 officiers présents de coucher leur opinion par écrit, après leur avoir communiqué les ordres de Vaudreuil et fait savoir, par la bouche de Cadet, que la ville dispose de quatre jours de pleines rations, ou huit jours de demi-rations. Mis à part Fiedmont qui conseille de réduire les rations au minimum pour «pousser la défense de la place jusqu'à la dernière extrémité.», tous conseillent la capitulation dans les termes les plus honorables. De Ramezay se range avec la majorité et décide qu'il est temps de négocier. Le 16 septembre, de Vaudreuil dépêche Thisbé de Belcourt à la tête d'un détachement de 30 cavaliers pour informer de Ramezay que l'armée s'apprête à revenir, dès que de Lévis sera sur place. Un cavalier revient le jour même pour transmettre la réponse du capitaine Armand de Joannès, l'adjudant de Ramezay, que ce dernier a envoyé avec Magnan pour constater la situation de l'armée et en faire rapport. Le message que Vaudreuil reçoit de Joannès l'informe que Québec s'apprête à capituler. De Lévis, qui reçoit l'ordonnance de Vaudreuil le matin du 15 septembre, alors qu'il est à Montréal, arrive au camp à l'embouchure de la rivière Jacques-Cartier à 10 h le matin du 17 septembre. Il prend immédiatement le commandement des troupes de terre. Il croit, comme Vaudreuil, qu'il faut attaquer sans plus tarder pour reprendre la ville coûte que coûte ou alors, si c'est impossible, la détruire en entier pour que l'ennemi ne puisse y passer l'hiver. L'armée se met en route le jour même. À peu près au même moment, de Ramezay se prépare à ouvrir la négociation, mais Joannès s'objecte. Joannès, qui a appuyé la capitulation avec les 12 autres officiers le 15 septembre, a maintenant changé d'avis. De Ramezay accepte de repousser l'échéance. Belcourt arrive avec ses cavaliers au cours de la journée et informe la garnison que l'armée est déjà en route et que des vivres arriveront sous peu. À 15 h, de Ramezay hisse le drapeau blanc et envoie Joannès au camp britannique pour proposer la capitulation. La capitulation est acceptée en entier sauf pour un article permettant à la garnison de réintégrer l'armée française. Les Britanniques veulent plutôt transporter la garnison dans un port français situé hors du pays. Joannès retourne ensuite à Québec avec une copie de la capitulation modifiée afin de la faire approuver par de Ramezay, qui renvoie Joannès au camp britannique à 22 h 30. Juste comme Joannès sort de la ville par la porte St-Louis, le capitaine de Rochebeaucourt entre par la porte du Palais avec 100 cavaliers transportant des poches de biscuits mouillées par la pluie. De Ramezay informe le capitaine qu'il est déjà trop tard. Le matin du 18 septembre, de Ramezay et Townshend signent la capitulation de Québec dans le camp britannique. Le soir, l'armée britannique prend possession de la forteresse de Québec 5 manuscript pp. on 2 doubles ff. / 1 vol in 8 ° of [2] ff., 84, 38 pp. (Dedication in ink on the title to W Lighthall, mayor of Montreal, mar P.S. Murphy, president of the literary and historical society of Quebec). Original manuscript of the memorandum recounting the brilliant carrier of J. B de Ramezay, the last military commander of the city of Quebec before his fall on September 18, 1759.

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