Référence :4120

Confutation de l'invention des longitudes ou de la mecometrie de l'eymant. Cy devant mise en lumiere souz le nom de Guillaume le nautonnier.

DOUNOT (DIDIER)

Paris, François Huby, 1611. 1611 1 vol in-4° ( x mm.), ff. [4], 42, Vignette gravée sur le titre, bandeaux et lettrines, shémas dans le texte. Plein vélin, tranches rouges. Marquage brun de la marge du titre et du feuillet de dédicace du à la reliure.

Édition originale de ce texte de toute rareté du à Didier Dounot, uvre critique de la « Mécométrie de l'aimant, c'est-à-dire, la manière de mesurer les longitudes » (Venes, 1603) de Guillaume le Nautonier de Castelfranc (1560-1620). Ce pasteur protestant passionné de mathématiques et d'astronomie rechercha un moyen de calculer les longitudes. Son livre lui avait valut d'être nommé géographe ordinaire du roi Henri IV, en 1609. Aussi, à peine imprimé, louvrage fut utilisé, dés sa première expédition de 1603, par Samuel de Champlain, pour ses travaux cartographiques en Nouvelle-France. En 1611 , Dounot fait parraitre sa « Confutation de l'invention des longitudes ou de la mecometrie de l'eymant », critique très argumentée de louvrage de Dounot quil accuse de ne pas démontrer ses affirmations et de rejeter comme fausses toutes les observations sur la déclinaison de la boussole qui ne corroboraient pas sa théorie, présentant et discutant les théories et observation de plusieurs auteurs contemporains concernant le calcul des longitudes et la déclinaison du compas. Mercator est le premier, au XVIe siècle, à tenter de déterminer la longitude en la mesurant. Parallèlement, le médecin britannique William Gilbert établit les tables de cette déclinaison. Louvrage de Nautonnier est l'un des premiers à spéculer sur le lien entre la longitude et la déclinaison de l'aimant. Inspiré par les ouvrages de ses prédécesseurs : Jean-Baptiste de la Porte, Michel Coignet, Sanutus, Bessard, Il défend l'idée de deux pôles magnétiques fixes, vers lesquels l'aiguille des aimants est orientée en permanence. Didier Dounot (1574-1640), qui enseigna les mathématiques à Paris et fut l ami de Descartes et de Marin Mersenne, critique ici sa théorie sur le géomagnétisme émise par Nautonnier en 1603. Reprenant et réfutant point par point ses théories et se référant aux observations des navigateurs ( dont celles faites à St Helene, aux iles Tristan de Concha et à Canton en Chine). Enfin il consacre son dernier chapitre à la critique des observations de Samuel Champlain en Nouvelle France sur la micrométrie, non sans un certain humour : « Que le sieur de Castel-Franc vouloit conclure universellement pour toute la terre, mes démonstrations précédentes lempêcheront. Car encore quil ait cinq cent sieurs de Champlain observant en cinq cent endroits de la terre, et que toutes leurs observations conviennent avec la mecometrie, je ne veux que deux ou trois petites observations contraires pour ruiner tout. Et quil dit tant quil voudra quune hirondelle ne fait pas le printemps, il ne faut quune induction particulière pour détruire une proposition universelle. Mais je voudrais bien savoir quelle certitude peut avoir le Sieur Champlain quune longitude observée par la mecometrie, à la Nouvelle France, sera véritable ? Aura-t-il point trouvé en Canada quelques Ptolémée manuscript, qui contiennent les longitudes diceluy. » Lalande, p. 156. Houzeau & Lancaster, n°10324. Jérôme Lamy, «Le problème des longitudes en mer dans les traités d'hydrographie des Jésuites aux XVIIe et XVIIIe siècles» in Histoire & Mesure, 2006. 1 vol. in-4°. woodcut device on title, woodcut initials and headpieces, woodcut diagrams. Later vellum. Original edition of this text of any rarity from Didier Dounot (1574-1640), critical work of the « Mécométrie de l'aimant, c'est-à-dire, la manière de mesurer les longitudes » (Venes, 1603) by Guillaume de Nautonier de Castel-franc (1560-1620), a book that earned him the title of Ordinary Geographer to King Henry IV in 1609. Just printed, his work was used by Samuel de Champlain (circa 1570-1635) during his first expedition of 1603 for his cartographic work of New France. In 1611, Dounot published his " Confutation de l'invention des longitudes", a very well-argued criticism of Dounot's work, which he accuses of not demonstrating his claims and rejecting them as false. Mercator was the first in the sixteenth century to attempt to determine longitude by measuring it. In parallel, the British doctor William Gilbert establishes the tables of this declination. Nautonnier's work is one of the first to speculate on the link between the longitude and the declination of the magnet. He defends the idea of two fixed magnetic poles, towards which the needle of the magnets is oriented permanently. Dounot, mathematics teacher in Paris and friend of Descartes, criticizes here Nautonniers theory on geomagnetism. Repeating and refuting point by point his theories and referring to the observations of navigators (including those made made in St Helena, Tristan de Concha and Canton in China). Finally, he devotes his last chapter to the criticism of Samuel Champlain's observations in New France using the mecrometry, not without some humor: "That the Sieur de Castel-Franc wanted to conclude universally for all the earth, my previous demonstrations will prevent it. For although he has five hundred Sieurs de Champlain observing in five hundred places of the earth, and all their observations agree with the mecometrie, I want only two or three small contrary observations to ruin everything. And that he says as long as he wants a swallow does not make spring, it only takes a particular induction to destroy a universal proposition. But I would like to know what certainty Sieur Champlain may have that a longitude observed by mecometrie in New France will be true? Will he not have found in Canada some Ptolemy manuscript, which contain the longitudes of the place?. "

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