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MARTIN (John). Auguste Jean Baptiste DEFAUCONPRET, translator.

Histoire des naturels des îles Tonga ou des Amis, situées dans locéan Pacifque, depuis leur découverte par le capitaine Cook; redigee par John Martin, sur les details fournis par William Mariner.

Paris, Gide Fils and Nicolle, November 1817. 1817 2 vol. in-8° (250 x 125 mm.) de : 398 pp. ( dont les xxii pp. du début), [1] ff.; 398 pp. Demi-veau d'époque, dos lisse orné, plats recouverts de papier à la colle bleu, tranches jaspées. (reliure et corps d'ouvrage très frais).

Première édition française du récit de John Martin sur les quatre années de William Mariner aux iles Tonga entre 1806 et 1810, premier récit détaillé de la vie dans ces îles, bien qu'elles aient été découvertes par Schouten en 1616, avec un premier contact avec les Européens lors des voyages de Cook en 1773 et 1777. Cette version française, parue la même année que lédition en anglais, est rare et absente de la plupart des collections (pas dans « Hill » ni « Kroepelien »). Mariner était un jeune marin britannique sur le baleinier « port au prince ». Armé à la course en 1806, il captura deux navires espagnols : le brick « Santa Isidora » et la « Santa Maria », qui furent ensuite envoyés à Port Jackson pour être vendus. Le « Port-au-Prince » visita Hawaii à la fin de 1806, puis navigua avec un équipage en partie hawaïen. A Tonga, l'équipage se mutina, et la plupart des marins furent massacrés par les indigènes. Mariner en réchappât grâce à la protection du roi des Tonga et y vécut comme son fils adoptif pendant quatre ans. L'histoire de Mariner a été citée par Byron comme l'une des inspirations de son poème « The Island, or Christian and his Comrades (1823), un récit romantique sur la mutinerie Bounty. Louvrage comporte une grammaire et un dictionnaire tongan-anglais, avec un autre appendice important "sur les compétences chirurgicales du peuple Tonga", avec des références à des pratiques similaires à celles dHawaii. C'est l'un des premiers récits sur les pratiques médicales indigènes dans le Pacifique. John Martin, était médecin et météorologue. La traduction française est due à Auguste-Jean-Baptiste Defauconpret, également à lorigine de la première édition française du premier voyage de Sir John Franklin (même éditeur, 1824). Superbe exemplaire, très frais. Martin, "Catalogue d'ouvrages relatifs aux Iles Hawaii", p. 18; Judd, "Voyages to Hawaii before 1860", 117. Forbes, "Hawaiian National Bibliography", 468. 2 vol. 8°. Contemp. half calf. First French edition of Martin's account of William Mariner's four years in Tonga between 1806 and 1810, which provided the first account of life in the islands , visited by Cook in 1773 and 1777. Published same year as the English, this version is rare ( not in Hill and Kroepelien). Mariner was a young British sailor on board the Port au Prince, a whaler that visited Hawaii in 1806, and then sailed with a number of Hawaiian crew. At Tonga the crew mutinied, and most were massacred by the natives, but Mariner came under the protection of the King and lived there for four years. Mariner's story inspired Byron for his poem The Island, or Christian and his Comrades, a romantic narrative of the Bounty mutiny. The work includes a grammar and a Tongan-English dictionary, with a further important appendix "on the surgical skills of the Tonga people", with references to similar practices in Hawaii. This is one of the earliest accounts of indigenous medical practices in the Pacific. John Martin, Mariner's ghost-writer, was a physician and meteorologist of some note. This French translation was by Auguste-Jean-Baptiste Defauconpret, who also prepared the first French edition of the first voyage of Sir John Franklin (same publisher, 1824). Fine fresh copy.

MEDINA (Pedro de).

Larte del navegar. In laqual si contengono le regole, dechiarationi, secreti, & avisi, alla bona navegation necessarii...

Venice: Gianbattista Pedrezano, 1554. 1554 8 parties en 1 vol. in-4° (205 x 150 mm) de : [12] ff. (titre gravé, privilège, préambule, table et 1 f. blanc) ; CXXXVII (erreurs de pagination entre les ff. XXX et XXXII, XLVIII et LVII, LXIX et LXXIII, CXXXIIII et CXXXVI) ; 8 titres gravés (correspondant aux 8 parties) ; très nombreuses lettrines gravées, 1 carte gravée à pleine page ; très nombreux schémas et tableaux dans le texte, le tout compris dans la pagination. (corps d'ouvrage particulièrement frais). Plein vélin d'époque, dos lisse avec traces de titrage à l'encre, tranchefils traversant les coiffes, traces de lacets. (accidents aux coiffes).

Rare première édition italienne de ce célèbre traité de navigation, premier ouvrage scientifique consacré au sujet. L'historien et hydrographe, Pierre de Médine naquit en 1493, sans doute à Séville, et mourut probablement en 1567. Humaniste et savant, il publia cinq livres, dont trois au moins en Andalousie : Libro de grandezas y cosas memorables de España, Libro de la Verdad (Séville, 1549), Arte de navegar (Valladolid, 1545), Cronica breve de España (Séville, 1548), Tabula hispaniae geographica (Séville, 1560), Cronica de los duques de Medina (1561). LArt de naviguer connut un immense succès en Europe, comme en témoignent ses nombreuses traductions. La présente est due à Vincenzo Paletino da Corzula, traduite de loriginal espagnole. Dès les premiers mots du « proème », Pierre de Médine, en 1545, et son traducteur, en 1554, répètent une leçon quUlysse, et Gilgamesh avant lui, enseignaient déjà aux enfants du Croissant fertile et quaucune École Navale ne manque, aujourdhui, denseigner à ses novices dès leur prime amarinage : « il faut tout savoir avant dappareiller ». Oui, tout, du monde et des hommes, des pratiques et théories. Lencyclopédie est le commencement de la philosophie, la moindre de ses politesses, comme le début de la navigation. Du dynamisme de ses erres, celle-ci relie les pays du monde comme les régions de la connaissance. Habiter, construire, naviguer, penser supposent la même communication. LArt de naviguer doit donc se lire, dabord, comme le modèle réduit du savoir contemporain, comme une traduction, en langage de mer, dune sorte dInstauratio magna, dans le style de Francis Bacon, dont le frontispice se souvenait encore, en 1628, de la caravelle cinglant vers le Nouveau Monde. L'ouvrage est illustré 82 diagrammes et figures sur bois précisant le type de navigation recommandé, en fonction des vents, du Soleil, de l'étoile du Nord ou de la Lune. ), y compris la grande gravure sur bois des navires sur le titre et au début du livre 2, et d'une carte pleine page de l'Europe, de l'Afrique et du Nouveau Monde 1 vol. in-4°. 82 woodcuts in text, full-page woodcut map. Contemp. vellum. Rare first Italian edition of this famous navigation treatise, first scientific work devoted to the subject. The historian and hydrograph, Peter of Medina was born in 1493, probably in Seville, and probably died in 1567. Humanist and scholar, he published five books, including at least three in Andalusia: Libro de grandezas y cosas memorable de España, Libro of Verdad (Seville, 1549), Arte de navegar (Valladolid, 1545), Cronica breve de España (Seville, 1548), Tabula hispaniae geographica (Seville, 1560), Cronica de los Medina (1561). The Art of Navigation had a huge success in Europe, as evidenced by its many translations. The Art of use must be read first, as the model of contemporary knowledge, such as translation, in maritime language, a sort of Instauratio magna, in the style of Francis Bacon, whose frontispiece still remembered in 1628, the caravel sailing towards the New World. The present edition is due to Vincenzo Paletino da Corzula, translated from the Spanish original. The book is illustrated 82 diagrams and wood-cut figures specifying the type of navigation recommended, according to the winds, the Sun, the North Star or the Moon. ), including the great woodcut of the ships on the title and early book 2, and a full-page map of Europe, Africa and the New World. Fine copy.

MELA (Pomponius)

Cosmographia, sive de situ orbis.

Venice, Erhard Ratdolt, 18 Juillet 1482. 1482 1 vol in-8° ( 218 x 158 ) de : [1] f. (dont carte du monde gravée et rehaussée en frontispice), [46] ff. (Titre en rouge, grandes et petites lettrines gravées sur bois) Nombreuses annotations manuscrites d'époque à l'encre brune dans les marges. Plein vélin ancien, tranche-fils traversant les coiffes, traces de lacets et de titrage à l'encre brune. (salissures et défauts d'usage).

Première édition illustrée du tout premier ouvrage latin consacré à la géographie, seule édition incunable à contenir les deux traités du célèbre géographe romain. Pomponius Mela, qui écrivait aux alentours de 43, est le plus ancien géographe romain connu. Il donna une description qui couvre le monde connu des Gréco-Romains. On ne sait rien de lui, sinon son nom et son lieu de naissance qu'il indique lui-même, la petite ville de Tingentera ou Cigentera dans la province de Bétique, dans la baie d'Algésiras. On date sa vie de la période de l'empereur Claude par déduction des indications géographiques qu'il donne dans ses ouvrages : la désignation de la ville d'Afrique romaine sous le nom de Césarée, nom que lui donna Juba II sous Auguste. la référence qu'il fait à Cornélius Népos, écrivain décédé sous le règne d'Auguste. Le triomphe qui fait suite à la conquête de la Bretagne, qui ne peut être que celui de Claude vu la remarque précédente et qui date de 424. Pomponius Mela est lauteur qui présente le tableau le plus complet de létat de la géographie vers le milieu du Ier siècle de lère chrétienne. Son présent ouvrage est écrit dans un style typiquement latin et agrémenté çà et là de métaphores. En dehors des chapitres géographiques de l'Histoire naturelle de Pline l'Ancien (où Mela est cité comme une référence importante), le De situ orbis est le seul traité sur le sujet en latin classique. La carte du monde reliée en frontispice, gravée sur bois, d'inspiration Ptolémaïque, fut la seconde carte à être imprimée en Italie (Campbell p.119). Elle montre l'Europe, l'Asie et la partie nord de l'Afrique, avec le Nil représenté avec comme sources dans deux lacs, l'un directement sur l'équateur, et l'autre juste au sud de celui-ci. Ces lacs se sont recoupés avec ceux que l'on appelle maintenant le lac Albert et le Victoria Nyanza, montrant que leur emplacement était supposé, sinon connu des géographes, au moins quatre siècles avant leur découverte tardive. Au sud, des rivières qui montent des montagnes et s'écoulent dans ces lacs, le Niger en Afrique de l'Ouest est également représenté. Cette carte est aussi la première à représenter la connaissance portugaise de lépoque de la côte ouest de l'Afrique qui conduit six ans plus tard au franchissement du Cap de Bonne-Espérance. Campbell suggère que l'imprimeur de l'édition, Erhard Ratdolt, pourrait avoir été le cartographe, puisque ceci et sa carte T-O de 1480 sont les deux premières cartes de gravure sur bois imprimées en Italie. Cette carte sera été copiée pour une édition de Salamanque ainsi que pour la Chronique de Nuremberg de Schedel. Première édition de la traduction en vers de Priscianus du De situ orbis de Dionysius; l édition de Ratdolt est la seule édition incunable à contenir les deux traités géographiques. Lexemplaire présente de nombreuses annotations manuscrites contemporaines dans ses larges marges. Bel exemplaire de cet ouvrage de toute rareté. 1 vol in-8°. 1 map, [46] ff. Vellum binding.First illustrated edition of the very first Latin work devoted to geography, the only incunable edition to contain the two treatises of the famous Roman geographer. Pomponius Mela, who wrote around 43, is the oldest known Roman geographer. He gave a description that covers the known world of the Greco-Romans. Nothing is known of him, except his name and place of birth which he indicates himself, the small town of Tingentera or Cigentera in the province of Betic, in the bay of Algeciras. His life is dated from the period of the Emperor Claudius by deduction of the geographical indications he gives in his works: the designation of the city of Roman Africa under the name of Caesarea, name given by Juba II under Augustus. the reference he makes to Cornelius Nepos, a writer who died in the reign of Augustus. The triumph that follows the conquest of Brittany, which can only be that of Claude seen the previous remark and dates from 424. Mela is the author who presents the most complete picture of the state of geography in the middle of the first century of the Christian era. His present work is written in a typical Latin style and embellished with metaphors. Apart from the geographical chapters of the Natural History of Pline the Elder (where Mela is cited as an important reference), De situ orbis is the only treatise on the subject in classical Latin. The modified Ptolemaic map of the World was the second map to be printed in Italy (Campbell p.119). It shows Europe, Asia and the northern part of Africa, with the Nile represented with taking sources in two lakes, one directly on the equator, and the other just south of it. These lakes intersected with those now known as Lake Albert and Victoria Nyanza, showing that their location was supposed, if not known to geographers, at least four centuries before their belated discovery. To the south, rivers that rise mountains and flow into these lakes, Niger in West Africa is also represented. It is also the first map to represent the Portuguese knowledge of the time of the west coast of Africa which leads six years later to cross the Cape of Good Hope. Campbell suggests that the publisher, Erhard Ratdolt, might have been the cartographer. This map will be copied for an edition of Salamanca as well as for Schedel's Nuremberg Chronicle. First edition of Priscianus' translation of Dionysius's De situ orbis; the Ratdolt edition is the only incunable edition to contain the two geographical treatises. The copy has many contemporary handwritten annotations in its large margins. Fine copy of this book of any rarity.

MERCATOR (Gerhard)

Galliae tabule geographicae Per Gerardum Mercatorem Illustrissimi Ducis Julie Clivie Montis &c. cosmographum./Belgii Inferioris Geographicae tabule. Per Gerardum Mercatorem Illustris. Ducis Julie Clivie &c. cosmographum./Germaniae tabule geographicae. Per Gerardum Mercatorem Illustris. Ducis Julie Clivie Montis &c. Cosmographum.

Duysburgi edite, [s.n., 1585]. Cum privelegio. 1585 1 vol. in-fol. (410 x 295 mm.) de: [8] ff. (dont 1 titre gravé, 5 feuillets préliminaires et 2 feuillets dindex) ; 15 cartes sur double page et 1 carte à pleine page avec leur texte explicatif au dos ; [6] ff. (dont 1 titre gravé, 2 ff. préliminaires, 1 f. blanc et 2 ff. dindex) ; 9 cartes sur double page avec leur texte explicatif au dos ; [4] ff. (dont 1 titre gravé, 2 ff. de table et 1 f. blanc) ; 26 cartes sur double page avec leur texte explicatif au dos ; [4] ff. dindex. Titre gravé et cartes en coloris dépoque. Soit un total de 3 titres gravés et 51 cartes en coloris d'époque. (brunissures au dos des cartes dues aux pigments, tâches brunes en marges inférieures, comblements de papier aux coins inférieurs, comblement plus important au dernier f. avec perte de quelques caractères. Coloris particulièrement vifs et frais). Plein veau d'époque, dos à nerfs orné muet, encadrement de filets dorés sur les plats avec ornements angulaires et large motif central, tranches dorées. (dos et coins discrètement restaurés, gardes renouvelées (papier ancien)).

Edition originale de la Première partie de l'Atlas de cartes modernes en trois parties de Gerhard Mercator (1512-1594) à être parue (Il a publié les cartes de Ptolémée en 1578). Les autres parties, Italia et Pars altera, paraîtront respectivement en 1589 et 1595. Superbe exemplaire finement coloré à la main à l'époque en très bel état. Nordenskiold 138. 1 vol in folio. 51 col. maps. Contemp. calf. First edition of the first part of Atlas of modern maps in three parts of Gerhard Mercator (1512-1594) to be published (He published the maps of Ptolemy in 1578). The other parts, Italia and Pars altera, will appear respectively in 1589 and 1595. Superb copy finely colored by hand at the time.

MERIAN (Matthaeus), ZEILLER (Martin)

Topographia Galliae dat ist Een Algemeene en naeukeurige Lant en Plaets-beschrijvinghe van het Machtige Koninckrijk Vranckryck.

Amsterdam, Joost Broersz and Caspar Merian, 1660-1663. 1660 4 vol. in-folio (325 x 215 mm.) de: I. [4] ff. (t.gr., t., intro.), 374 pp., [4] ff. (table); II.[2] ff. (t. gr., t.), 184 pp., [2] ff. (table); III. , [2] ff. (t. gr., t.), 420 pp., [3] ff. (table); IV. .[2] ff. (t. gr., t.), 473 pp., [7] pp. (table) et 325 planches gravées de vues et plans de villes et cartes, dont 20 cartes ( 2 dépliantes et 18 sur double-page), 260 vues et plans de villes (14 dépliantes et 210 sur double-page). Plein vélin d'époque, titrages calligraphiés à l'encre brune sur les dos. Ensemble trés frais.

Première édition en néerlandais du citybook le plus complet du XVIIe siècle sur la France, édité en allemand, en latin et en néerlandais. Apparemment plus rare que l'édition allemande de 1655-1661, et moins sujet au brunissement fréquent du papier de cette édition. Lensemble des 4 volumes comporte 325 planches gravées de vues et plans de villes et cartes, dont 20 cartes, ainsi que 260 vues et plans de villes. Bel exemplaire de cette édition néerlandaise qui ne possède pas de bibliographie certifiée pour cette édition néerlandaise. 4 vol. in-folio. Engraved additional titles, 325 engraved views, town plans and maps, comprising: 20 maps (2 folding, 18 double-page), 260 town views and plans (14 folding, 210 double-page). Contemp. vellum. First Dutch edition of the most comprehensive citybook of the seventeenth century on France, edited in German, Latin and Dutch. Apparently rarer than the German edition of 1655-1661, and less subject to the frequent browning of this edition's paper. All 4 volumes include 325 engraved boards of views and maps of cities and maps, including 20 maps, as well as 260 views and city maps. Fine copy.

MICHAUX (François-André).

Voyage à l'Ouest des Monts Alléghanys, dans les Etats de l'Ohio, du Kentucky et du Tennessée, et retour à Charleston par les Hautes-Carolines ; contenant des détails sur l'état actuel de l'agriculture et les productions naturelles de ces contrées, ainsi que des renseignements sur les rapports commerciaux qui existent entre ces Etats et ceux situés à l'Est des montagnes et la Basse-Louisiane ; Entrepris pendant l'an X-1802, sous les Auspices de M. Chaptal, Ministre de l'Intérieur.

Paris, Levrault, 1804. 1804 1 vol. in-8° (206 x 127 mm.) de [2] ff. (Faux-titre, Titre), VI pp. (Avertissement, Remarque), 312 pp. et 1 Carte dépliante in-fine. Pleine basanne racinée d'époque, dos lisse orné, titre de maroquin vert, tranches marbrées. (défauts d'usage).

Edition originale ( second état, de ce grand classique de la littérature de voyage, relation du périple de François-André Michaux (1770-1855) à louest des Monts Alleghany. Fils dAndré Michaux (1746-1802), botaniste et explorateur, il accompagna son père, en 1785, pour explorer les ressources botaniques des Etats-Unis. Après avoir créé des pépinières dans le New-Jersey et en Caroline du Sud, ils explorèrent ces régions ainsi que le Nord de la Floride. Il repartit pour la France en 1790, étudier la médecine avec Corvisart et Desault, et il prit part à la Révolution. En 1801, le gouvernement français lenvoya vendre les plantations que son père avaient établies dans le New-Jersey. A son retour, en 1803, il publie le présent ouvrage, compte-rendu de son voyage, qui fut traduit en anglais et en allemand. Michaux est essentiellement connu pour son uvre en tant que botaniste et notamment son traité sur les forêts américaines : « North American Sylva ». « Michaux cherchait une opportunité pour continuer luvre de son père en Amérique du Nord. Avec le soutien de Jean Chaptal, Ministre de lIntérieur, il sembarqua pour les Etats-Unis et arriva à Charleston, en Caroline du Sud, le 9 octobre 1801. Il avait été chargé, pour des raisons économiques, de fermer la pépinière de Charleston fondée par son père, et il renvoya en France les semis et les plants quil jugeait intéressant de cultiver. Au printemps 1802, Michaux voyagea dans les forêts du New Jersey avec David Hosack et visita également le Elgin Botanical Garden que ce dernier venait de fonder à New York. De là, il se rendit à Philadelphie où il rencontra William Bartram et put admirer la collection de William Hamilton à Woodlands. Par la suite, il parcourut la Pennsylvanie, le Kentucky et le Tennessee avant de revenir en Caroline, et il fit la connaissance danciennes relations de son père. Il revint en France en 1803 pour organiser le transport des plantes et des semences quil avait sélectionnées et rédiger des rapports sur son travail. Il était clair quà ce moment, il avait déjà le dessein de rédiger une uvre importante sur les bois dAmérique du Nord. » (Ian MacPhail, ADNB). Par la suite, il fait paraître dautres textes, au sujet de lacclimatation des espèces américaines en Europe. Il fut administrateur de la Société centrale dagriculture (aujourd'hui Académie d'agriculture) de 1820 jusquen 1855, correspondant de lAcadémie des Sciences et il fut décoré de lordre de la légion dHonneur. In-fine, le livre est illustré dune : "Carte des Etats du Centre de l'Ouest et du Sud des Etats-Unis, Dessinée par Dupuis fils. An XII- 1804." Bel exemplaire. 1 vol. 8vo. Contemporary tree sheep. 1 folding map. First edition, second issue. Rare travel account by the botanist François-André Michaux (1770-1855) of a journey he made in 1801. He first traveled in the United States in 1785, with his father, André Michaux (1746-1802) who was an explorer and a botanist, to study the botanical ressources of the country. They settled plant nurseries in New Jersey and South Carolina. He came back in France in 1790, and in 1801, the French Government send him in New Jersey to sell these plantations. The present work is the account of this 1801 journey. Fine copy. Howes M579; Sabin 48703.

MONTEIL (François-Aymar, chevalier de).

[Archive constituée de 7 documents manuscrits]

Brest, St Domingue, et à bord de la "Renomée", 1776-1777. 7 manuscrits rédigés à lencre brune de: I. [2] pp. in-folio ; II. [8] pp. in-4° ; III. [1] p. in-4° ; IV. [2] pp. in-folio; V. [2] pp. in-4° ; VI. + VII. [3] pp. in-4°. Conservés dans une chemise cartonnée d'époque.

Ensemble de 7 documents manuscrits provenant des archives personnelles de François-Aymar, chevalier de Monteil (1725-1787), lun des plus brillant officier de marine française de la guerre dindépendance des États-Unis, membre fondateur de la société des Cincinnati. François de Monteil entre dans les Gardes de la Marine à Toulon le 15 août 1741. Il sillustre dés le début de sa carrière notamment lors de combats contre les anglais. En 1746, il est nommé Enseigne de Vaisseau et Lieutenant de Vaisseau en 1756. Il se distingue au cour de la guerre de 7 ans, notamment aux combats de Gondelour (29 avril 1758), de Négapatam (30 août 1758) et de Pondichery (10 septembre 1759). 30 mars 1759 : il est fait Chevalier de lOrdre Royal de St Louis. En 1766, il participe au raid mené contre les établissements anglais de Terre Neuve. Il occupe ensuite différents postes de commandement à terre (Inspecteur des forêts et des ateliers de mature, Commandant des Gardes de la Marine, Major dinfanterie au régiment de Rochefort, Brigadier des Armées navales), et à a mer: il commande la frégate la Zéphyr pour une mission au Levant . Le 17 février 1776, le roi Louis XVI lui écrit de Versailles " Monsieur le Chevalier de Monteil, vous ayant choisi pour commander ma frégate La Renommée que je fais armer au Port de Brest, je vous fait cette lettre pour vous dire que mon intention est que vous suiviez cette destination. Sur ce, Je prie Dieu qu'il vous ait Monsieur le Chevalier de Monteil, en sa sainte garde ». Le 20 avril, alors quil commande cette frégate, il heurte un récif à la sortie de Brest et subit de graves avaries. Il est acquitté par le Conseil de Guerre le 28 mai. Le 1er Juillet 1777 : il est nommé commandant de la compagnie des Gardes de la Marine à Brest. Du 1er avril 1778 au 31 décembre 1779, il assure le commandement du Conquérant dans la flotte de dOrvilliers. Il participe à la bataille dOuessant en juillet 1778, au cours de laquelle il est blessé, et à la campagne de la Manche de larmée navale franco-espagnole de mai à octobre 1779. Il est fait Chevalier de lOrdre de St Lazare et du Mont Carmel. Le 4 mai 1779, il est promu Chef descadre. Du 1er janvier 1780 au 21 juillet 1781, il commande le vaisseau de 74 le Palmier dans lescadre de Guichen et prend part aux trois combats de la Dominique les 17 avril, 15 et 19 mai 1780. Le 9 mai 1781, avec cinq vaisseaux et deux frégates il attaque à la demande des Espagnols, létablissement de Pensacola (Floride) tenu par les Anglais quil contraint à capituler. Le roi a approuvé quil accepte le portrait enrichi de diamants que lui a fait adresser le Roi dEspagne pour le remercier. Du 21 juillet au 14 décembre 1781, il commande à bord du vaisseau de 80 le Languedoc, larrière garde de la flotte de de Grasse à la victoire de la Chesapeake (5 septembre 1781). Le 1er septembre 1781 : il est fait Commandeur de lOrdre Royal de St Louis. Le 8 février 1783, il est promu Lieutenant Général des Armées Navales et sera membre fondateur de la Société des Cincinnati de France le 7 janvier 1784. Les présentes archives provenant de ce célèbre marin sont constituées de: I. Lettre autographe du chevalier de Monteil, à bord de la Renommée le 14 avril [1776] (2 pp. in-fol.), relatant une sortie effectuée au large de Brest avec la "Perle" et le "Moucheron", et évoquant les qualités de la "Renommée" comparable à lancienne "Sylphide", aussi bien pour gouverner que pour porter la voile. Le chevalier est préoccupé par lamélioration des navires français alors que sannonce la guerre contre les Anglais : « Je ne manquerais pas au retour de dresser un devis relatif aux perfections quon pourrait ajouter aux frégates de cette espèce dont lusage est cher à la paix mais qui peuvent être dune très grande utilité à la guerre » II. Lettre autographe, Brest 23 juin 1776, adressée à son frère Charles François Just, marquis de Monteil (8 pp. in-4°). Lettre écrite avant son départ pour Saint-Domingue. Monteil annonce à son frère son prochain départ pour Saint-Domingue. Il regrette que le secret de cette mission ait été mal gardé et sétonne davoir été désigné pour commander une frégate, alors que des officiers plus jeunes que lui dirigent des vaisseaux de 74 canons. Son frère, qui doit rencontrer le ministre, pourrait intervenir en sa faveur : « Je mabstiendrai de rien dire à M. de Sartine, dont il put inférer que je pars mécontent; de votre côté, faites-lui envisager la manière dont il me traite, et que du moins, il doit en toute justice, envoyer le plus tôt possible une des 10 ou 12 frégates quon dispose ici, me relever, pour quen cas darmement je prenne ma place, et quil doit honnêtement me laisser le moins longtemps possible aux ordres, ou de M. Dennery, ou à ceux de M. de Traversais mon cadet, surtout nayant point de division à mon commandement, et me trouvant très déplacé sur la plus belle frégate mais la moins logeable et la plus incommode que corsaire ait jamais monté »... Il ajoute : « Javoue quen ce quil mest permis de voir ici de mes paquets, il est apparent que je ne prendrai point de vivres à St Domingue, quainsi jen repartirai le plus tôt quil se pourra. On me recommande de tenir la mer, de relâcher dans les ports le moins possible. Jamais recommandation ne fut plus superflue, lorsquon doit supposer que je sais que les ports jusque vers la fin de septembre en ces climats, sont les plus malsains quon puisse limaginer, et quand heureusement la mer, en ce temps, est toujours assez saine » ... Il annonce quil va demeurer à bord de son bâtiment, et quil quittera Brest pour Cadix avec trois autres frégates dès que les vents seront favorables. « Vous sentez [...] combien il mimporte dêtre instruit de ce que vous aurait pu dire au ministre quand vous pourrez le voir et lui demander que vu lapparence dun grand armement, il ne me laisse pas en une colonie aux ordres de tout le monde, avec ma frégate où je suis dépourvu de toutes commodité. Que ce serait me faire payer trop cher un malheur, où le conseil de guerre ma jugé innocent : que sans ce malheur, armant de grands navires, il neut pu avoir lidée de men priver, pour me restreindre à une seule frégate désormais le lot de nos lieutenants » ... III. Pièce manuscrite signée « Michel » : description du gréement de la "Renommée", Brest 7 mai 1777 (1 p. in-4°), avec les dimensions, en pieds, des différentes voiles de la frégate (envergure, chute et bordure). IV. « Devis de la frégate du Roy la Renommée au retour de la campagne de 12 mois 25 jours, finie le 29 avril [1777], que cette frégate vient de faire sous le commandement de Mr le Cher de Monteil, faisant partie de lescadre commandée par Mr le Cte Duchaffaut, et ensuite aux côtes de St Domingue » (2 pp. in-folio.) : caractéristiques techniques du bâtiment, embarquement du lest et des munitions au départ de Brest en juin 1776 V. Lettre écrite en son nom, Môle Saint-Nicolas [Saint-Domingue] 7 janvier 1777 (2 pp. in-4°). Il est question de la maladie de Monteil, atteint dune « fièvre continue », de la protection du cabotage libre le long des côtes de Saint-Domingue, et de la guerre dIndépendance américaine : « Les bâtiments américains anglais paraîtront peu à lavenir dans ces parages, si toutefois ce que nous apprîmes hier par un capitaine de bateau français venant de New York est vrai. Il assure que les troupes royalistes nétaient à son départ quà cinq milles de Philadelphie, que le Congrès en était délogé, que chacun fuyait et abandonnait cette ville. Les Hessois et les Ecossais au dire de ce capitaine ont le plus contribué au succès du général Howe ». VI et VII. 2 Lettres autographes signées par F. Hofer, augustin, aumônier du bagne, Brest 24 et 26 mai 1777 (3 pp. in-4°), sur ses dépenses lors de ses campagnes avec le chevalier de Monteil. Ensemble de documents levant le voile sur période cruciale de la vie de ce marin, quand un échouage faillit briser sa carrière ; documents permettant une approche intime des préoccupations et des actions de ce célèbre marin, qui fut, par les postes quil occupa à terre et à la mer, à la fois artisan de la modernisation de la flotte française et homme daction au cur de combats majeurs de la guerre dindépendance américaine. Provenance : archives personnelles du chevalier. 7 manuscripts kept in a contemporary cardboard cover. Set of 7 handwritten documents from the personal archives of François-Aymar, knight of Monteil (1725-1787), one of the most brilliant French naval officer of the American Revolutionary War, and a founding member of the society of the Cincinnati. François de Monteil entered the Navy Guards at Toulon on August 15, 1741. He was famous at the beginning of his career, especially during battles against the English. In 1746, he was appointed ship's officer and ship's lieutenant in 1756. He distinguished himself during the 7 years war, particularly at the battles of Gondelour (April 29, 1758), Negapatam (August 30, 1758) and Pondicherry ( September 10, 1759). March 30, 1759: he is made Knight of the Royal Order of St. Louis. In 1766, he participated in the raid against the English settlements of Newfoundland. He then occupied various command posts on the ground (Inspector of Forests and Mature Workshops, Commander of the Marine Guards, Major of Infantry in the Rochefort Regiment, Brigadier of the Naval Armies), and at sea: he commanded the frigate the Zephyr for a mission to the Levant. On February 17, 1776, King Louis XVI wrote to him from Versailles "Monsieur le Chevalier de Monteil, I have chosen you to order my frigate « La Renommée » that I am arming at the Port of Brest, I give you this letter to tell you that my intention is that you follow this destination, and I pray to God that he will give you the Chevalier de Monteil in his holy guard. "On the 20th of April, while commanding this frigate, he struck a reef at the exit of Brest. He was acquitted by the Council of War on May 28. On July 1, 1777 he was appointed commander of the company of the Guards of the Navy in Brest, from April 1, 1778 to December 31, 1779, he was appointed Command of « le Conquérant » in the fleet of Orvilliers He participated in the battle of Ushant in July 1778, during which he was wounded, and in the campaign of the Channel of the French-Spanish naval army from May to October 1779. He is made Knight of the Order of St Lazare and Mount Carmel On May 4, 1779, he was promoted to Wing Commander. From January 1, 1780 to July 21, 1781, he commanded the vessel of 74 « le Palmier » in the Guichen squadron and took part in the three battles of Dominica on April 17, May 15 and 19, 1780. May 9, 1781, with five ships and two frigates attack at the request of the Spanish, the establishment of Pensacola (Florida) held by the English that forced to surrender. The king approved that he accepts the portrait enriched of diamonds that made him send the King of Spain to thanks him. From July 21 to December 14, 1781, he commanded the ship of 80 Languedoc, the rear guard of the fleet of Grasse to the victory of the Chesapeake (September 5, 1781). September 1, 1781: he is made Commander of the Royal Order of St Louis. On February 8, 1783, he was promoted to Lieutenant General of the Navy and became a founding member of the Cincinnati Society of France on January 7, 1784. The present archives from this famous sailor includes: I. Autograph letter of the Chevalier de Monteil, aboard the « Renommée » on April 14 [1776] (2 pp. In-fol.), Relating a training made off Brest with the « Perle » and the « Moucheron », and evoking the qualities of the « Renommée » comparable to the ancient « Sylphid », both for governing and for wearing sail. The Chevalier is preoccupied by the improvement of the French ships as the war against the English is announced: "I would not fail to make an estimate of the perfections that could be added to the frigates of this species whose use is dear to peace but which can be of great use in war ... "II. Letter autograph, Brest June 23, 1776, addressed to his brother Charles François Just, Marquis de Monteil (8 pp. In-4 °). Letter written before his departure for Santo Domingo. Monteil announces to his brother his next departure for Santo Domingo. He regrets that the secret of this mission has been poorly guarded and is surprised to have been appointed to command a frigate, while officers younger than him are leading vessels of 74 guns. His brother, who must meet the minister, might intervene in his favor: "I will abstain from saying anything to M. de Sartine, from whom he could infer that I am displeased; for your part, let him see how he treats me, and at least he must, in all fairness, send as soon as possible one of the 10 or 12 frigates that are available here, get up, so that armament case I take my place, and that he must honestly leave me as little as possible for orders, or M. Dennery, or those of M. de Traversais my junior, especially having no division in my command, and finding myself very out of place on the most beautiful frigate but the least habitable and the most inconvenient that corsair ever had » . He adds: "I confess that in that I am allowed to see here my packages, it is apparent that I will not take food in Santo Domingo, so I'll leave as soon as possible. It is recommended to me to keep the sea, to relax in the ports as little as possible. Never was recommendation more superfluous, when it must be supposed that I know that the ports until the end of September in these climates, are the most unhealthy that can be imagined, and when fortunately the sea, at this time, is still healthy enough "... He announces that he will remain aboard his ship, and that he will leave Brest for Cadiz with three other frigates as soon as the winds are favorable. "You feel [...] how important it is to me to be informed of what you could have said to the minister when you can see him and ask him that in view of the appearance of a great armament, he will not let me in a colony at the orders of everybody, with my frigate, where I am deprived of all convenience. That it would make me pay too much for a misfortune, where the council of war judged me innocent : that without this misfortune, arming large ships, he could not have the idea of depriving me of it, to restrict me to a single frigate now the lot of our lieutenants "... III. Manuscrit signed "Michel": description of the rigging of the « Renommée », Brest May 7, 1777 (1 p.in-4 °), with the dimensions, in feet, of the various sails of the frigate (span, fall and border). IV. "Quote of the frigate of Roy the « Renommée » at the return of the campaign of 12 months 25 days, finished April 29 [1777], that this frigate has just done under the command of Mr le chevalier de Monteil, part of the squadron commissioned by Mr Cte Duchaffaut, and then to the coasts of Santo Domingo "(2 pp. in-folio.): technical characteristics of the building, embarkation of ballast and ammunition from Brest in June 1776 ... V. Letter written in his name, Mole Saint-Nicolas [Santo Domingo] January 7, 1777 (2 pp. in-4 °). There is talk of Monteil disease, with "continuous fever," the protection of free cabotage along the coast of Santo Domingo, and the American War of Independence : "The English American ships will appear little in the future in these parts, though what we learned yesterday from a French boat captain from New York is true. He assures that the Royalist troops were at his departure only five miles from Philadelphia, that the Congress was dislodged, that each fled and abandoned this city. The Hessians and Scots, according to this captain, have contributed the most to the success of General Howe ». VI and VII. 2 Autographed letters signed by F. Augustin Hofer, chaplain of the galleys, Brest 24 and 26 May 1777 (3 pp. In-4 °), asking for help about his expenses after a beaching during his campaign with the Chevalier de Monteil. Set of documents lifting the veil on crucial period of the life of this sailor, when a beaching nearly broke his career; documents allowing an intimate approach to the concerns and actions of this famous sailor who was, by the posts he occupied on land and at sea, both craftsman of the modernization of the French fleet and man of action in the heart of major fights of the American war of independence.

MOUNT (William); PAGE (Thomas).

The English Pilot. The Fourth Book. Describing the West-India Navigation, from Hudsons-Bay to the River Amazones.

London, Printed for J. Mount and T. Page, 1765. 1765 1 vol in-plano (478 x 312 mm) de: 1 carte dépliante en frontispice ; 68 pp. (marquées 66, dont titre et descriptions accompagnées de schémas de côtes gravés sur bois) ; 4 cartes comprises dans la pagination, 1 carte à pleine page, 10 cartes dépliantes et 10 cartes sur double page pour un total de 26 cartes comprenant celle en frontispice. (quelques traces de mouillures, carte « West Indies » rognée court avec petite atteinte au cadre). Pleine basane d'époque, dos à nerfs, titre de maroquin rouge, encadrement de filets à froid sur les plats, lacets de toile, tranches mouchetées: "reliure de bord", exemplaire destiné à l'usage à bord d'un navire portant les stigmates de son utilisation. (Défauts dusage, manques de cuir aux coins et aux coupes, dos discrètement restauré).

Bel exemplaire de la première collection significative de cartes exclusivement consacrée aux côtes américaines publiées en Angleterre. La série du « pilote anglais » a été commencée en 1671 par John Seller, dont les profils sont dérivés des ouvrages de pilote néerlandais de Pieter Goos. Le "English Pilot" a initié la production indépendante de livres de pilote en Angleterre qui a finalement mis un terme à la prédominance néerlandaise. Pour le commerce britannique en Amérique du Nord et pour les colons, la publication du "English Pilot", livre 4 fut une aubaine. Pour la première fois, un atlas maritime anglais a présenté des cartes de toute la côte est de l'Amérique du Nord. Pour des yeux modernes, les cartes sont brutes et éparses de détail; mais pour le navigateur des eaux américaines à cette époque, c'était sa Bible. Quelles que soient ses imperfections, il n'y avait vraiment pas déquivalent, pas de véritable concurrent, depuis plus de soixante ans. La demande était si importante que 37 éditions furent publiées de 1689 à 1794, plus trois éditions « pirates ». Au cours de l'histoire de la publication, ses cartes connurent de nombreux changements, et leur nombre passera de 18, pour la première édition, à 26 au final (cette édition en compte 25). Presque toutes les cartes du quatrième livre ont été retravaillés et des cartes ont été ajoutés et remplacés par des cartes plus précises. Verner note que 64 titres de cartes différents ont été enregistrés dans les éditions qu'il a examinées. En raison de sa nature pratique et de son usage, les exemplaires de toutes les éditions sont assez rares. Fine copy of the first significant collection of charts exclusively devoted to the American coasts published in England. The series of English Pilot books was started in 1671 by John Seller, whose charts derived from the Dutch pilot books of Pieter Goos. The English Pilot initiated the independent production of pilot books in England which ultimately overcame Dutch predominance. For British trading in North America and for the colonists there, the publication of The English Pilot: The Fourth Book must have been a godsend. For the first time an English sea atlas presented charts of the whole eastern seacoast of North America. To modern eyes the charts are crude and sparse of detail; but to the navigator of American waters in that period, it was his Bible. Whatever its shortcomings, there was really no substitute, no real competitor, for over sixty years. This work was in such high demand that 37 editions were published from 1689 to 1794, plus three pirated editions. During the history of publication, the charts went through numerous changes, starting with the addition to the 18 charts in the first edition to an eventual 26 in the final (this edition has 25). Nearly every chart in the Fourth Book was reworked and charts were added and replaced by more accurate charts with subsequent editions. Verner notes that 64 different chart titles have been recorded from the editions he examined. Due to its practical nature and use, copies of all editions are quite rare. List of the charts: 1. A New and Correct Chart of the Western and Southern Oceans 2. A New and Correct Chart of the North Part of America from New Found Land to Hudson's Bay 3. A New Generall Chart for the West Indies of E. Wright's Projection 4. A General Chart of the Western Ocean 5. A Chart of the Sea Coast of New Foundland New Scotland New England New York New Jersey with Virginia and Maryland 6. The Harbour of Casco Bay 7. A New and Correct Chart of the Coast of New Foundland 8. A Chart Shewing Part of the Sea Coast of New Foundland... drawn by John Gaudy Island of St. Peters [in text] 9. A New and Correct Chart of the Sea Coast of New England, from Cape Codd to Casco Bay 10. A Draught of New York from the Hook to New York Town 11. Virginia, Maryland, Pennsilvania, East & West New Jarsey 12. A Draught of Virginia by Mark Tiddeman Barbados [in text] 13. A New Mapp of the Island of St. Christophers; Guardalupa; Martineca Antegua [in text] 14. A Large Draft of South Carolina 15. A Correct Chart of the Caribbee Islands 16. A Correct Chart of Hispaniola 17. A Draught of the West End of the Island of Porto Rico; the Island of Beata; the Island of Zachee; of Sam Bay; the Island of Heneago and Platform Bay. 18. Chart of Cuba 19. A New and Correct Draught of the Bay of Matanzas 20. The Island of Jamaica Bermudas [in text] 21. A Chart of the Coast of Guayana; The River Orinoco; The River of Surinam 22. A New and Correct Chart of the Trading Part of the West Indies. Phillips,Atlases 1157; Sabin 22616; Verner Bibliography of the Fourth Book of the English Pilot 12 1 vol in-plano (478 x 312 mm) de: 26 engraved maps (21 double-page or folding, one single page), four engraved maps in text. Contemporary sheep. Fine copy of the first significant collection of charts exclusively devoted to the American coasts published in England. The series of English Pilot books was started in 1671 by John Seller, whose charts derived from the Dutch pilot books of Pieter Goos. The English Pilot initiated the independent production of pilot books in England which ultimately overcame Dutch predominance. For British trading in North America and for the colonists there, the publication of The English Pilot: The Fourth Book must have been a godsend. For the first time an English sea atlas presented charts of the whole eastern seacoast of North America. To modern eyes the charts are crude and sparse of detail; but to the navigator of American waters in that period, it was his Bible. Whatever its shortcomings, there was really no substitute, no real competitor, for over sixty years. This work was in such high demand that 37 editions were published from 1689 to 1794, plus three pirated editions. During the history of publication, the charts went through numerous changes, starting with the addition to the 18 charts in the first edition to an eventual 26 in the final (this edition has 25). Nearly every chart in the Fourth Book was reworked and charts were added and replaced by more accurate charts with subsequent editions.

NICHOLS (F.)

Autograph Letter signed to William Fothergill, Wensleydale, Yorkshire

New York, 28th April 1821. 1821 1 lettre au format in-folio (320 x 198 mm.) de [4] pp. Manuscrites à l'encre brune. Traces de plillures, adresse et cachet de cire rouge. Conservée dans une chemise de papier d'époque.

Longue lettre envoyée de New York par un émigré anglais contenant quantité dinformation sur la jeune Amérique, ses habitants, ses villes, son climat, lettre adressée à William Fothergill, membre de la famille du Yorkshire du célèbre physicien John Fothergill. Lauteur de la lettre, F. Nichols, sadresse à William Fothergill, un Américain membre de la famille du physicien William Fothergill (1712-1780), qui rédigea un pamphlet intitulé "Considérations relatives aux colonies nord-américaines" dans lequel il préconisait labrogation de la Loi sur le timbre. En 1774, il collabora avec Benjamin Franklin à l'élaboration d'un plan de réconciliation destiné à être soumis à des personnalités importantes des deux côtés. Le destinataire de cette lettre est sans doute un neveu, séjournant dans sa famille en Angleterre ou lui est adressée la lettre de F. Nicols. Lauteur, un anglais, nouvel immigrant installé à NY, se montre particulièrement critique de la situation dans les villes Américaine, létat de la population, léconomie, le climat : « You Never saw such a dirty town as N. York. We live in an atmosphere of dust when the weather is dry. Pauperism is incrised wonderfully since I left England. The extravagance, oppression, and tiranny of your government are destructive to the welfare and happiness of the nation There is a great deception in emigration to the US The towns on the sea-coast are full of poor peole, who cannot get employment, and in the interior, agriculture is unprofitable, because produce is a little or no value. The country has been declinig since the general peace in Europe. I have livrd about three years in N. York and have found it a disagreable townIt exhibits a curious scene of wealth and poverty, of vice and misery. There are no poor laws, and the rich do not know how the indigent exist. The smaller houses swarm with people, and are mostly let by single rooms at exorbitant rates. They are occupied chiefly by labourers, prostitutes, and people of colour. I am confident that there is not a town in Britain where so much vice, privation, richness, and misery exist as in N. York. » Lauteur se livre ensuite à une étude critique de louvage recemment parut dEmanuel Howitt « Selections from letters written during a tour through the United States in the summer and autumn of 1819 » (Nottingham, 1820). « this book contains many facts which may be useful to the people of britain, and prevent some from emigrating to the U.S. None should come to this country but poor persons who have nothing to loose, or rich who have nothing to sell, and buy what they want with ready money ». Nicols reléve des erreurs de louvrage de Howitt sur le cout des transport, les distances mais juge lensemble de louvrage pertinent. Il sinquiète que les petites erreurs de lauteur ne donnent des arguments à ses contradicteurs partisans à lencouragement à lémigration aux E.U. il ivre ensuite son annalyse du systéme financier américain : « the buisness of debitor and creditor here is an artificia system of windling, which will perplex and embarass very honest foreigner, till he has been instructed by time and experience. The most expert vagues of Europe will gain knowledge in this country ». Il se plaint ensuite de la rigueur du climat, puis aborde la question de la liberté religieuse dans le pays ; « In this country, a various religions do not exclude him from any political privileges or public offices. The présent major of N. York is a Jew, and one of the presidents of the US was a deist ». Puis il évoque un séjour à Boston en 1818 et ses renconcontres avec le Dr Waterhouse, un ami commun : il sagit du célébre docteur Benjamin Waterhouse (1754, Newport, 1846, Cambridge) , médecin, cofondateur et professeur à la Harvard Medical School, premier médecin à tester le vaccin antivariolique aux États-Unis, qu'il a administré à sa propre famille : « I often saw Dr Waterhouse, who still remember you. He was in good health, and lived in decent circumtances at Cambridge, near Boston ». Nichols développe ensuite une critique de louvrage de lornithologue Alexander Wilson (1766-1813) « American Ornithology » (Philadelphie, 1808-1814) : « most of the engravings, or prints, were coloured by foreigners. The paper and printing of the book were American. But our vanity induces to clame this is an American performance ». Suit un paragraphe sur la production dalcool : « 1500 bushels of an equal mixture of whisky and maire are daily consummed in the distilleries in N. Yorkand its immediate viconity. Whiskey is sold at the distilleries for 26 cents a gallon Much of our whiskey is rectified , and then mixed with foreign gin, rum and brandy, and sold for those liquids ». La lettre se termine par un paragraphe sur la condition des femmes aux E.U., moins enviable quen Angleterre, et un autre sur les livres publiés « No original book of any merit has been published here for a long time Our littérature consists of English books reprinted here, most by novel and popular poetry. Books of higher kind are in little demand. We care little about speculative objects, but adopt all your discoveries and inventions which facilitate the art of getting money ». Dévidence, Nichols nest pas satisfait de son pays dadoption quil ne cesse de comparer à lAngleterre, mais au-delà dune mauvaise foi certaine, son témoignage extrêmement éclectique et détaillé présente un intérêt historique incontestable. Document qui mériterait une étude approfondie. 1 large folio (320 x 198 mm.) of [4] pp., handwritten in brown ink. Traces of fold, address and red wax stamp. Long letter sent from New York by an English émigré containing a lot of information about young America, its inhabitants, its cities, its climate ..., letter addressed to William Fothergill, member of the Yorkshire family of the famous physicist John Fothergill. The author, F. Nicols, address it to William Fothergill, an American member of the family of physicist William Fothergill (1712-1780), who wrote a pamphlet entitled "Considerations for North American Colonies" in which he advocated the repeal of the Stamp Act. In 1774, he collaborated with Benjamin Franklin in the development of a reconciliation plan intended to be submitted to representant of both sides. The recipient of this letter is probably a nephew, staying with his family in England where is sent to him the letter. The author, a new immigrant settled in NY, is particularly critical of the situation in the American cities, the state of the population, the economy, the climate: "You never saw such a dirty town as N. York. We live in an atmosphere of dust when the weather is dry. Pauperism is incredibly wonderfully since I left England. The extravagance, oppression, and tyranny of your government are destructive to the welfare and happiness of the nation ... There is a great disappointment in emigration to the US ... The towns on the sea-coast are full of poor peole, who can not get employment, and in the interior, agriculture is unprofitable, because produce is a little gold no value. The country has been declinig since the general peace in Europe. I have a history of living in a disrepaired city and exhibiting a curious scene of wealth and poverty, of vice and misery. There are no poor laws, and the rich do not know how the indigent exists. The smaller houses are swollen with people, and they are mostly overpriced. They are occupied chiefly by laborers, prostitutes, and people of color. I am confident that there is a town in Britain where so much vice, deprivation, wealth, and misery exist as N. York. The author then goes on to make a critical study of Emanuel Howitt's recently published work "Selections from Letters Written in the United States in the Summer and Autumn of 1819" (Nottingham, 1820). "This book contains many facts which may be useful to the people of the United Kingdom, and the fact that they have nothing to buy. what they want with ready money. Nicols reveals errors in Howitt's work on the cost of transport, distances ... but considers the whole book relevant. He worries that the small errors of the author do not give arguments to his opponents who support the emigration to the US. he then give his analysis of the American financial system: "the business of debitor and creditor here is an artificia system of windling, which will be prepared for the future The most expert waves of Europe will gain knowledge in this country. He then complains of the harshness of the climate, then addresses the question of religious freedom in the country; "In this country, various religions do not exclude from any political privileges or public offices. The present major of N. York is a Jew, and one of the presidents of the US was a deist. Then he talks about a stay in Boston in 1818 and his meetings with Dr. Waterhouse, a mutual friend: he is the famous doctor Benjamin Waterhouse (1754, Newport, 1846, Cambridge), doctor, co-founder and professor at Harvard Medical School , the first doctor to test smallpox vaccine in the United States, which he administered to his own family: "I often saw Dr Waterhouse, who still remember you. He was in good health, and lived in decent circumtances at Cambridge, near Boston. Nichols then develops a critique of the work of ornithologist Alexander Wilson (1766-1813) "American Ornithology" (Philadelphia, 1808-1814): "most of the engravings, or prints, were colored by foreigners. The paper and printing of the book were American. But this is an American performance. A paragraph on alcohol production follows: "1500 bushels of an equal mixture of whiskey and mayor are daily consumed in the distilleries in N. Yorkand it's immediate viconity. Whiskey is sold at the distilleries for 26 cents a gallon, and much more. The letter ends with a paragraph on the condition of women in the US, less enviable than in England, and another on the books published "No original book of any merit has been published here for a long time ... Our literature consists of English books reprinted here, most by new and popular poetry. Books of higher kind are in little demand. We care about speculative objects, but adopt all your discoveries and inventions which facilitate the art of getting money. Clearly, Nichols is not satisfied with his adoptive country, which he continues to compare to England, but beyond certain bad faith, his extremely eclectic and detailed testimony is of unquestionable historical interest. . Document that deserves a thorough study.

NOLLET (Jean-Antoine, abbé).

Leçons de physique expérimentale.

Paris, Durand, 1771-77. 1771 6 vol. in-8° ( 167 x 100 mm.), 1 portrait frontispice et 116 pl. dépl. h.t. gravées sur cuivre représentant les instruments et appareils de physique utilisés par l'abbé Nollet lors de ses leçons publiques. Plein veau d'époque, dos à nerfs ornés, titres de maroquin rouge. (défauts d'usage et petits manques de cuir, intérieur trés frais.)

Bel exemplaire, en reliure d'époque, du plus célèbre des ouvrages de vulgarisation scientifique du XVIIIème siècle (1ere édition : 1743). D'humble origine, Jean Antoine Nollet (1700-1770) choisit la carrière ecclésiastique, inévitable pour un enfant sans fortune, doué et avide de connaissances. Après des études philosophiques et théologiques à Paris, il devient précepteur dans la famille Taitbout où il rencontre les beaux esprits et personnages influents de l'époque. Ses dons manuels exceptionnels vont lui ouvrir une carrière d'un autre ordre : Il confectionne en 1728 un globe terrestre qu'il assemble lui-même et qu'il dédie à la duchesse du Maine. Cette uvre lui ouvre les portes de la Société des arts, parrainée par le duc de Clermont, et dont étaient membres les fameux artisans de l'époque. Érudit et artisan de talent, Nollet travaille avec du Fay et Réaumur comme constructeur d'instruments. C'est également un excellent orateur et vulgarisateur. Ces dons, joints aux instruments scientifiques qu'il a à sa disposition, l'encouragent à se lancer dans la carrière de conférencier. Il donne la première de ses "causeries expérimentales" en 1735. Le succès est immense et la popularité de Nollet va grandissant. Il est sollicité à Turin, Bordeaux, Reims ; les commandes d'instruments sont de plus en plus nombreuses ; Voltaire lui demande en 1738 un cabinet d'instruments d'une valeur de 10 000 livres. Sa position sociale et financière est assurée ; son prestige se trouve renforcé par son élection à l'Académie des sciences en 1739. Nollet est dabord un vulgarisateur qui a brillamment illustré une approche de la communication scientifique où l'expérimentation et la démonstration jouent un rôle essentiel. En tant que fabricant d'instruments scientifiques, il a introduit un nouveau style dont on peut admirer la qualité et l'élégance au Musée des arts et métiers à Paris et au Musée Stewart de Montréal ainsi que dans les planches de ses présentes « Leçons de physique expérimentale », son uvre incomparable. Bel exemplaire, très frais. Rogg, 241. 6 vols. 8vo. 1 frontispiece portrait, 116 engraved folding plates depicting Nollet's instruments. Contemporary full calf. The most famous scientific work for the general public of 18th century. Nollet (1700-1770) was a popularizer who brightly illustrated a new approach of scientific comunication based on experiment and demonstration. In the present work, the illustration shows his style as an scientific instrument maker. Fine copy.

NORBERT DE BAR-LE-DUC (R. P. Capucin).

Mémoires utiles et nécessaires, tristes et consolans, sur les missions des Indes Orientales, etc. Dressés selon l'Ordre des Supérieurs, et sur l'instance des Capucins missionnaires aux Indes. Memoriali utili e necessarii aflittivi e consolanti, rispetto alle Missioni delle Indie Orientale. Suivi de: Oraison funèbre de Monseigneur de Visdelou Jésuîte, évêque de Claudiopolis, vicaire apostolique en Chine, &c., décédé à Pondicheri, le 11 novembre 1737, & inhumé dans l'église des RR.PP. Capucins, missionnaires apostoliques & curés. Prononcée le onze décembre suivant : avec des notes, instructions & relations curieuses (...). Imprimée par les soins d'un seigneur, parent du même évêque.

Luques, Antoine Rossi, 1742 et Cadix, chez Antoine Pereira, 1742 1742 1 vol in-8° (177 x 110 mm.) de: [1] ff., XXXIV, 377, [1] pp.; [6] ff. (titre, avis au lecteur, dédicace à Benoît XIV), 202, XVI pp. Note manuscrite ancienne sur la dernière garde. Demi basanne fauve postérieure, dos à nerfs orné, titre de maroquin rouge.

I- Edition originale. Récit de la querelle des Capucins contre les Jésuites qui veulent les remplacer à Pondichery. Les Capucinsy sont installés depuis 1671 et les Jésuites ne respectent pas les décrets de la Sainte Congrégation. Pondichéry est une étape indispensable pour les Capucins qui se rendent au Tibet et par ailleurs, ceux-ci projettent d'établir une mission aux Iles Nicobar. Le père Norbert s'est rendu célèbre par ses démêlés avec les Jésuites. Son ouvrage est une défense de son ordre quant à la pratique des rites païens sur la côte de Malabar. Les Jésuites toléraient ces concessions à l'idolâtrie qu'ils regardaient comme nécessaires, alors que le père Norbert était partisan de l'interdiction proférée par le cardinal Maillard de Tournon, envoyé comme visiteur apostolique en Inde au début du XVIIIème siècle. De nombreux décrets et correspondances sont reproduits. Texte en français et en italien en regard. II-Unique édition de ce texte, qui s'insère dans la longue histoire de la "Querelle des rites" chinois : le Jésuite Claude de Visdelou (1656-1737) fut envoyé en 1685 en Chine avec le P. Tachard. Il fut choisi en 1708 par le Cardinal de Tournon pour l'aider dans sa tâche d'inspection et nommé à ce titre vicaire apostolique. C'est alors qu'il se désolidarisa de la position de ses confrères sur la controverse des rites chinois, allant jusqu'à fournir au cardinal la traduction des textes officiels chinois allant à l'opposé de la doctrine de la Compagnie (les "rites" envers Confucius et les défunts sont des cérémonies civiles sans caractère religieux, et restent donc compatibles avec la pratique du christianisme). Il accompagna le cardinal de Tournon à Macao lors de son exil décidé par l'Empereur, et pu partir pour l'Inde après sa mort (1710). (Quérard, VI, 446) 1 vol in-8°. Later half sheep; Original edition of those 2 works (only ed; for the second). Pierre PARISOT (born in Bar-le-Duc in 1697, dead close to Commercy in 1769), in religion the NORBERT father, was named Attorney General of the Foreign missions, and made a stay with Pondichery. The first text is a rare first edition of this scathing polemic against the Jesuits in India by the cantankerous Père Norbert, erstwhile Capuchin in missionary at Pondicherry. The work explains the priority of the Capuchin mission in the area, the subsequent arrival of the Jesuits and gives an unending litany of complaints against the invaders. These include charges that the Society of Jesus was illegal, that the Jesuits infringed on Capuchin territory and jurisdiction, and that they lied about the number of their converts. Many letters and legal documents relevant to both the missions hi story are transcribed. The work appeared two years prior to the authors better known Mémoires historiques sur les missions des Indes. His books enjoyed a success of scandal throughout Europe, particularly among anticlerical Enlightenment readers, who naturally relished the unseemly divisiveness between the two great religious orders.

ORTELIUS (Abraham)

Theatro del Mondo. Nel quale distintamente si dimostrano, in Tauole, tutte le Prouincie, Regni & Paesi del Mondo...

Venice, Turrini, 1655. 1655 1 vol in-8° (144 x 98 mm) de : [4] ff. (ft., t., dédicace, préface, 1 carte du monde gravée), 231 pp. (dont 108 cartes à pleine page), [8] ff., 12 pp. Plein vélin, tranche-fils traversant les coiffes, dos à nerfs muets. (exemplaire très frais).

Seconde édition italienne de cette version de poche du « Théâtre du Monde » du célèbre Abraham Ortélius (1527-1598) qui fut surnommé le « Ptolémée de son temps ». Ortelius avait commencé sa carrière comme graveur et coloriste de cartes chez léditeur Plantin, puis il commença à signer sa propre production de nouveaux atlas sous, encouragé et soutenu par le grand Gerardus Mercator. Lédition originale de son atlas en 1570 comportait 53 cartes, inspirées largement de diverses sources mais marquées dun style très personnel et enrichies dun texte descriptif qui donnaient à son travail une uniformité sans précèdent. En 1575, Ortélius fût nommé, en reconnaissance de son talent, géographe de Philippe II dEspagne, ce qui lui donna accès à une immense source dinformations inédites. Ainsi, latlas fût continuellement corrigé et augmenté dans les quarante années qui suivirent, même après sa disparition. La présente édition de la traduction de Marchetti fut d'abord publié à Brescia, 1598, imitation de l'édition originale avec des plaques gravées en Italie. Sa popularité parmi les lecteurs italiens est clairement démontrée par le fait que les éditions ont été imprimées jusqua 1724. Il existe 2 tirages de cette édition, l'une datée du 15 juillet 1655, l'autre datée du 20 septembre. Notre exemplaire porte la seconde date. Il comporte un bois gravé sur le titre, de nombreuses lettrines et 109 cartes finement gravées sur cuivre. Exemplaire très frais. 1 vol in-8°. 109 engr. maps. Vellum binding. Second Italian edition of this pocket version of the "Theater of the World" of the famous Abraham Ortelius (1527-1598) who was named the "Ptolemy of his time". Ortelius began his career as an engraver and map colorist at the publisher Plantin, and then began signing his own production of new atlases, supported by the great Gerardus Mercator. The original edition of his atlas in 1570 included 53 maps, largely inspired by various sources but marked by a very personal style and enriched with a descriptive text that gave to his work an unprecedented uniformity. In 1575, Ortélius was named, in recognition of his talent, geographer of Philip II of Spain, who gave him access to an immense source of unpublished information. Thus, the atlas was continually corrected and increased in the forty years that followed, even after its disappearance. This edition of Marchetti's translation was first published in Brescia, 1598, an imitation of the original edition with plates engraved in Italy. Its popularity among Italian readers is clearly demonstrated by the fact that the editions were printed until 1724. There are 2 prints of this edition, one dated July 15, 1655, the other dated September 20. Our copy bears the second date. Wood cut on the title, many engraved initials, and 109 cards finely engraved on copper. Very fresh copy.

PASCAL (Blaise).

Traitez de l'Equilibre des liqueurs, et de la pesanteur de la masse de l'air. contenant l'explication des causes de divers effets de la nature qui n'avaient point ésté bien connus jusques ici & particulièrement de ceux que l'on avait attribuez à l'homme du Vuide.

Paris, Guillaume Desprez, 1663. 1663 1 vol in-12° (147 x 82 mm) de: [28] ff. (titre, préface, avertissement, privilège, fautes à corriger) ; 232 pp. (dont 1 schéma et des tableaux) ; [4] ff. (table) ; 2 planches gravées dépliantes. 2 ex-libris gravés armoriés sur les gardes. (déchirures discrétement restaurées aux planches). Plein veau d'époque, dos à nerfs orné et titré à l'or, encadrement de filets dorés sur les plats, roulette dorée sur les coupes, tranches jaspées rouges. (coins restaurés, un mors partiellement fendu. Provenance: 2 ex-libris armoriés gravés)

Edition originale du premier ouvrage affirmant que la pression dans un liquide est transmise non diminuée dans toutes les directions. La publication de cette uvre posthume du mathématicien, physicien, inventeur, philosophe Blaise Pascal (1623-1662) est due à son neveu Etienne Périer et au physicien Rohault. Louvrage, divisé en deux parties, est consacré aux lois de l'hydrostatique et à la démonstration et à la description des divers effets du poids de l'air. Poursuivant les recherches de Stevin, Galilée, Torricelli et Mersenne, Pascal donne dans son traité un compte rendu du concept fondamental de la pression. Utilisant le baromètre torricellien récemment inventé, il fit escalader le Puy-de-Dôme par son beau-frère en 1648 et regarda le niveau du baromètre baisser avec l'ascension, démontrant ainsi que l'air avait du poids . La relation du changement barométrique et du changement dans le temps à également été décrite dans cet ouvrage. Bel exemplaire dans sa reliure dorigine. 1 vol in-12°. 2 folded plates, one woodcut diagram in text. Comtemp calf. First edition of the first account of Pascals aw, stating that pressure in a liquid is transmitted undiminished in all directions. Divided into two closely related parts, this posthumous work is devoted to the laws of hydrostatics and to the demonstration and description of the various effects of the weight of air. Continuing the investigations of Stevin, Galileo, Torricelli, and Mersenne, he provided in the Traitez a lucid account of the fundamental concept of pressure. Using the recently invented Torricellian barometer, Pascal had his brother-in-law climb the Puy-de-Dome in 1648 and watch the barometer level fall with the ascent, thereby demonstrating that air had weight... The relationship of barometric change and change in the weather was first outlined here.

PAVIE (Auguste).

Contes du Cambodge. Les douze jeunes filles d'Angkor, Rothisen, Néang Roum Say Sack, Néang Kakey, Méa Yeung, Sanselkey, Vorvong et Sauvivong.

Paris, Leroux, 1921. 1921 1 vol in-4° (235 x 186 mm.) de: [2] ff. (f.t, t.), 263 pp., 29 planches en couleurs hors texte et 101 figures en noir et blanc dans le texte. Brochage éditeur sur papier gauffré, image en couleur contre-collée sur le premier plat.

Superbe ouvrage sur les contes cambodgiens par l'illustre explorateur Auguste Pavie (1847-1925), maître d'uvre de la Mission éponyme en Indochine à la fin du 19e siècle. Auguste Pavie, à l'origine agent des télégraphes en Cochinchine, devint explorateur, ethnologue mais aussi photographe des rives du fleuve Mékong ("mission Pavie" 1889-1890). Il fut le premier vice-consul de France au Laos (1887), consul-général de France à Bangkok en 1892, puis commissaire général au Laos en 1893. Cest à lissue de son activité dans ces régions quil publie ces contes du Cambodge, un beau recueil illustré (parfois en couleur) de ces incroyables histoires au cur de la mythologie locale. 1 vol. in-4° (235 x 186 mm.) 29 color plates out of text and 101 figures in the text. Publisher cover. Superb work on Cambodian tales by the famous explorer Auguste Pavie (1847-1925), master of the eponymous Mission in Indochina at the end of the 19th century. Auguste Pavie, originally a telegraph agent in Cochin China, became an explorer, ethnologist and also a photographer on the banks of the Mekong River ("Mission Pavia" 1889-1890). He was the first vice-consul of France in Laos (1887), consul-general of France in Bangkok in 1892, then general commissioner in Laos in 1893. It is at the end of his activity in these regions that he publishes these tales of Cambodia, a beautiful illustrated collection (sometimes in color) of these incredible stories in the heart of local mythology.

PTOLEMAEUS (Claudius) /MERCATOR (Gerard)

I. Geographiae libri octo, recognitiam diligenter... [II. Galliae Tabule Geographicae. Belgii Inferiores Geographicae Tabule].

Cologne, Gottfried von Kempen, 1584 / Duisburg, [1585-1602]. 1584 3 parties en 1 vol in-folio (410 x 280 mm) de: [2] ff. (titre gravé et enluminé et feuillet préliminaire) ; 106 pp. (nombreux schémas dans le texte) ; [16] ff. (index, 1 tableau sur pleine page) ; [5] ff. (f. blanc, titre, privilège et schéma gravé sur pleine page) ; 27 cartes sur double page en beaux coloris d'époque avec description de chacune au dos ; 1 carte dépliante avec description ; [15] ff. (index) ; [10] ff. (titre gravé, privilège, avis au lecteur et index) ; 23 cartes sur double page avec description de chacune au dos ; 1 carte à pleine page avec description. (rares traces de mouillures, corps d'ouvrage frais) Plein veau 17ème, dos à nerfs orné, titre de maroquin rouge, roulette dorée sur les coupes, tranches jaspées rouges. (discretes restaurations aux coiffes et aux coins)

Première édition avec la traduction de la géographie de Ptolémée par Pirckheimer, éditée par Arnold Mylius, exemplaire avec les 28 cartes en superbes coloris dépoque. Gerard Mercator (1512-1594), surnommé par Ortelius "le Ptolémée de notre temps", gravait ces plaques de cuivre dans le cadre d'une cosmographie qu'il comptait publier en cinq volumes. Le temps et l'effort mis par Mercator dans sa révision de Geographia de Ptolémée faisaient partie d'un grand projet qui occupa la plus grande partie de sa vie. Mercator avait pour projet de produire un ouvrage donnant la géographie et lhistoire des mondes antique et moderne. Sa carte générale Ptolémaïque est l'une des plus belles jamais produite. Les plaques de Mercator étaient si parfaites que 7 autres éditions en seront tirées. [relié avec Mecator Galliae Tabule Geographicae. 24 cartes gravées]. Adams P-2232; Sabin 66490; Koeman Me2; Shirley 139. 1 vol in-folio. 28 maps (+ 24 maps). 18th cent. calf. First edition, with the translation of the geography of Ptolemy by Pirckheimer, edited by Arnold Mylius, copy with the 27 maps in beautiful contemporary colors. Gerard Mercator (1512-1594), named by Ortelius "the Ptolemy of our time", engraved these copper-plates as part of a cosmography that he intended to publish in five volumes. Mercator's time and effort in revising Ptolemy's Geographia was part of a larger project that occupied most of his life. Mercator's plan was to produce a work on the geography and history of the ancient and modern worlds. His general Ptolemaic map is one of the most beautiful ever produced. The plates of Mercator were so perfect that 7 other editions were made with them. [bound with Mecator Galliae Tabule Geographicae. 24 engraved maps].

PYRARD DE LAVAL (Fr.)

Voyage de Francois Pyrard, de Laval, Contenant sa navigation aux Indes Orientales, Maldives, Moluques, & au Bresil : & les divers accidens qui luy sont arrivez en ce Voyage pendant son sejour de dix ans dans ces Pais. Avec une description exacte des Moeurs, Loix, Facons de faire, Police & Gouvernement; du Trafic & Compagnie qui s y fait; des Animaux, Arbres, Fruits, & autres singularitez qui s y rencontrent. Divise en trois parties. Nouvelle edition, reveue, corrigee & augmentee de divers Traitez & Relations curieuses. par le Sieur Du Val, Geographe ordinaire du Roy.

Paris, Billaine, 1679. 1679 3 parties en 1 vol. in-4° (243 x 195 mm.) de: [5] ff. (Titre, Au lecteur et Table des chapitres), 327, 218, 144 pp., [12] ff. (Table des Matières) et 1 carte dépliante du Voyage de Pyrard, dressée par Du-Val. Plein veau brun d'époque, dos à nerfs muet, tranches jaspées. (coiffes discrétement restaurées).

Edition la plus complète de cette célébre relation de périple d'un malouin en Asie et en Amérique. Parti le 18 mai 1601 de Saint-Malo, le marchand François Pyrard (1578-1621), de la ville de Laval, fait naufrage sur les atolls des Maldives au terme d'un terrible voyage. Il y est retenu prisonnier cinq ans, avant de regagner la côte indienne et les comptoirs portugais. Après un long séjour dans la ville de Goa, capitale de l'empire lusitanien en Orient, alors au faîte de sa puissance, il s'embarque comme soldat sur un navire de guerre : il passe ainsi par Ceylan, le Bengale et l'archipel de la Sonde. De retour à Goa, il est emmené sur une caraque portugaise pour être jugé comme espion à Lisbonne. Les fortunes de mer et les tempêtes détournent sa route sur São Salvador de Bahia, au Brésil, puis le mènent en Galice; de là il regagne sain et sauf la ville de La Rochelle où il accoste le 5 février 1611. Le Voyage de Pyrard de Laval, premier récit français sur les Indes, est un grand classique de la littérature de voyage - l'équivalent pour la France de la Pérégrination de Fernão Mendes Pinto pour le Portugal. C'est une source historique et ethnographique de toute première importance sur les Indes orientales de l'époque - l'unique pour les Maldives, ainsi qu'une mine d'informations et d'anecdotes sur l'Inde portugaise, largement exploitée par la suite, voire pillée, par nombre d'écrivains voyageurs. Pourtant, le livre, n a connu que quatre éditions successivement augmentées : 1611, 1615, 1619 et la présente édition. Provenance: Edward William Vernon Harcourt (1825-1891), naturaliste anglais et politicien (ex-libris armorié. Bel exemplaire, trés frais. Borba de Moraes II:694; Sabin 66882. 3 parts in 1 vol. 4°. 1 fold. map. By Duval. Contemp. calf. Later edition by Pierre Duval, regarded as the most complete edition (Howgego). In 1679 Pierre Duval, Geographer to the King, issued this new edition, revue, corrigée et augmentée de divers traités et relations curieuses. The vocabulary of the first edition of 1611 was suppressed and Bergerons text was enlarged and corrected. The map of the route of the voyage was drawn by Duval himself. Pyrard de Laval, a French merchant seaman, sailed to India in 1601. After his ship was wrecked in the Maldive Islands, he was captured by natives and fell in the good graces of the King of Malé, and remained in his realm for five years. He also travelled through Hindustan to Cochin.

QUETIN (Louis).

Nouvel itinéraire portatif de la Grande-Bretagne, comprenant lAngleterre [sic], lEcosse et lIrlande...

Paris, H. Langlois, 1828. 1828 1 vol in-12° ( 145 x 93 mm.) de: [2] ff. (f.t., t.), III, [1], 419 pp., [1] ff., 1 carte dépliante de format circulaire "Panorama routier des Iles Britaniques, du littoral des côtes de France..." ( 265 x 225 mm.) et 4 plans dépliants . Engraved folding map. Brochage éditeur. (couverture doublée, exemplaire non rogné).

Edition originale de ce guide portatif des itinéraires de lAngleterre, dEcosse et dIrlande par LQuetin(1777-). Louvrage décrit en détails la géographie, les routes, les villes et curiosités ainsi que les fabriques et manufactures de ces pays. Lauteur considère son travail comme étant « jusquà ce jour le seul guide complet de la Grande-Bretagne que lon ait encore publié ». On y retrouve notamment : « Voyage autour des lacs », « Voyage aux iles de Jersey, Guernesey et Alderney » ou encore « Possessions anglaises ». Lensemble est accompagné dune carte dépliante de format circulaire "Panorama routier des Iles Britaniques, du littoral des côtes de France..." et de 4 plans dépliants. Bel exemplaire. 1 vol. in-12°. Engraved folding map. Original printed wrappers mounted on cardstock. First Edition of this French travel guide to Great Britain. Rare: according to online auction records, no copies have sold at auction in the last 35 years, OCLC only locates four copies.

RAUCH, [ François, Antoine].

Régénération de La Nature Végétale, ou recherches sur les moyens de recréer, dans tous les climats, les anciennes températures et lordre primitif des saisons, par des plantations raisonnées, appuyées de quelques vues sur le ministère que la puissance végétale semble avoir a remplir dans lharmonie des éléments.

Paris, Imprimerie de P. Didot lAiné, 1818. 1818 2 vol. in 8° de: xxxi, [3] pp. (errata), 502 pp., [1] f. (table); 398 pp. Pleine bas. d'époque, dos lisses ornés, titres de maroquin rouge et tomaisons noir, encadrement doré sur plats, roulette dorée sur les coupes, tranches vertes. (coins inférieurs du vol.1 mal coupés sur deux cahiers, exemplaire très frais).

Seconde édition considérablement augmentée de l'Harmonie hydro-végétale et météorologique (1802), de cet ouvrage fondateur de l'écologie de François Rauch(1762-1837). Ce dernier, né à Bitche en Moselle, est considéré comme le précurseur français de l'écologie. Il met en évidence ici une relation directe entre la déforestation et l'augmentation des intempéries et milite pour la reconstitution et la protection des espaces boisés. Dans la même logique, il se fait le défenseur des espaces humides et marécageux, qu'il faut assainir sans les assécher. Bel exemplaire, trés frais. 2 vol. in 8°. Contemp. sheep. Second edition considerably increased of hydro-vegetal and meteorological harmony (1802), of this founding work of the ecology of François Rauch (1762-1837). Born in Bitche in Moselle, he is considered as the French precursor of ecology. In his work, he point a direct relation between deforestation and the increase of bad weather and militates for the reconstitution and the protection of the wooded spaces. In the same logic, he is the defender of wet and marshy areas, which must be cleaned up without drying. Fine copy, very fresh.

RENOUARD DE SAINTE-CROIX (Félix)

VOYAGE COMMERCIAL ET POLITIQUE AUX INDES ORIENTALES, AUX ÎLES PHILIPPINES, A LA CHINE, AVEC DES NOTIONS SUR LA COCHINCHINE ET LE TONQUIN, PENDANT LES ANNEES 1803, 1804, 1805, 1806 ET 1807, CONTENANT DES OBSERVATIONS ET DES RENSEIGNEMENS, TANT SUR LES PRODUCTIONS TERRITORIALES ET INDUSTRIELLES QUE SUR LE COMMERCE DE CES PAYS; DES TABLEAUX DIMPORTATIONS ET DEXPORTATIONS DU COMMERCE DEUROPE EN CHINE, DEPUIS 1804 JUSQUEN 1807; DES REMARQUES SUR LES MURS, LES COUTUMES, LE GOUVERNEMENT, LES LOIS, LES IDIOMES, LES RELIGIONS ETC. ; UN APERÇU DES MOYENS A EMPLOYER POUR AFFRANCHIR CES CONTREES DE LA PUISSANCE ANGLAISE.

Paris, Clament, 1810. 1810 3 vol. in-8° (202 x 126 mm.) de : x, 301 pp. ; [2], 390 pp. ; 291 pp., avec 4 tableaux et 2 cartes dépliantes. Demi-basane d'époque, dos lisse ornés, plats recouverts de papier marbré. (quelques traces de mouillures dans les marges de quelques ff. du T. 1, sinon frais).

Édition originale de cette relation retraçant le périple effectué en Inde, en Indonésie, en Chine et aux Philippines par Félix Rénouard de Sainte-Croix (1767-1840). Cet officier français, missionné par lEmpire pour la défense des Philippines, fut emprisonné par les anglais dès son arrivée à Pondichéry en 1802. Libéré, il resta deux années supplémentaires en Inde où il visita les côtes de Coromandel et de Malabar, le Bengale, Madras, Tranquebar et Chalambron. Puis il se rendit aux Philippines où il visita Manille, les mines dor de Mabulao, les provinces de Tondo, Cavite, Valangas, Bulacan, Batangas, Tayabas, Pampangue, Zambales, Pangasinan, Ylocos et Cagayan. Il poursuivit son périple en passant par les îles de Babuyannes, lîle de Camarines, larchipel de Bissayes, lîle de Mindanao, les Moluques puis Macao. Dans cette colonie portugaise de Chine, il rencontre en 1807 Pierre-Jacques de La Bissachére, missionnaire français ayant séjourné plus de dix ans au Tonkin Occidental, avant de fuir les persécutions en 1798. Ce dernier lui confie ses notes sur la Chine. Après un séjour aux Etats-Unis, Rénouard regagne la France en 1809 et publie le présent ouvrage qui offre une brillante analyse du commerce local, des coutumes, lois et statistiques économiques concernant ces contrées, ainsi que des suggestions pour limiter linfluence britannique dans la région. Le volume I est essentiellement consacré à lInde alors que le volume II traite des Philippines. Quant au troisième volume, composé en partie à partir des précieuses notes de la Bissachère, il est dévolu à la Chine. 2 cartes dépliantes et 4 tableaux illustrent le propos de lauteur. Bel exemplaire, frais. Lust, 384 ; Chadenat I, 1710. 3 vol. in-8°. 4 tables, 2 fold. Maps. Contemp. half sheep. Scarce original edition of this work retracing the journey made in India, Indonesia, China and the Philippines by Felix Rénouard of Sainte-Croix (1767-1840). This French officer, commissioned by the Empire for the defense of the Philippines, was imprisoned by the English upon his arrival in Pondicherry in 1802. Ater being released, he took two years in India where he visited the coasts of Coromandel and Malabar, Bengal , Madras, Tranquebar and Chalambron. Then he went to the Philippines where he visited Manila, the gold mines of Mabulao, the provinces of Tondo, Cavite, Valangas, Bulacan, Batangas, Tayabas, Pampangue, Zambales, Pangasinan, Ylocos and Cagayan. He continued his journey through the islands of Babuyannes, the island of Camarines, the archipelago of Bissayes, the island of Mindanao, the Moluccas and Macao. In this Portuguese colony in China, he met in 1807 Pierre-Jacques La Bissachere, a French missionary who spent more than ten years in Tonkin Occidental, before fleeing persecution in 1798. The religious entrusted him with his notes on China. After a stay in the United States, Renouard returned to France in 1809 and published this book which offers a brilliant analysis of local trade, customs, laws and economic statistics concerning these countries, as well as suggestions to limit the British influence in the region. Volume I is mainly devoted to India while Volume II deals with the Philippines. As for the third volume, composed partly from the precious notes of Bissachère, it is devolved to China. 2 folding maps and 4 tables illustrate the author's intention. Fine copy.

RICHARSON (M.)

Aesop's Fables with Instructive Morals and Reflections Abstacted from All Party Considerations Adapted to All Capacities and Designed to Promote Religion, Morality and Universal Benevolence

London, J. Rivington et Longman, [1760]. 1760 1 vol. in-12° (180 x 106 mm.) de: [1] f. (t. gr.), xxxiv, [1] f. (index), 192 et 25 pl. gravées à pleine page Pleine basanne d'époque, dos lisse muet. (travaux de vers reliure et texte, coiffes et dos abîmés, coins émoussés).

Recueil des fables dEsope, publié en 1760. Ecrivain grec, Esope est crédité d'un certain nombre de fables populaires. Les orthographes plus anciennes de son nom ont inclus Esop (e) et Isope. Bien que son existence demeure incertaine et qu'aucun de ses écrits ne subsiste, de nombreux récits lui ont été attribués à travers les siècles et dans de nombreuses langues dans une tradition narrative qui perdure jusqu'à nos jours. Dans beaucoup de contes, les animaux parlent et ont des caractéristiques humaines. Une uvre littéraire ancienne appelée « The Aesop Romance » raconte une version épisodique et probablement hautement fictive de sa vie, où il est décrit comme étant un esclave étonnamment laid qui par son habileté acquiert la liberté et devient un conseiller aux rois et aux cités-États. Une tradition postérieure (datant du Moyen Age) dépeint Aesop comme éthiopien noir. Cet ouvrage recueil les fables qui lui sont attribuées et a pour vocation de « promouvoir la morale religieuse et la bienveillance universelle », lensemble étant illustré de 25 planches. Exemplaire usagé. 1 vol. in-12°. 25 engr. pl. at full p. Collection of Aesop's Fables, published in 1760. A Greek writer, Aesop is credited with a number of popular fables. His existence remains uncertain and none of his writings remains, many stories have been attributed to him throughout the centuries and in many languages in a narrative tradition that continues to this day. In many fairy tales, animals speak and have human characteristics. An ancient literary work called "The Aesop Romance" tells an episodic and probably highly fictional version of his life, where he is described as a surprisingly ugly slave who by his skill acquires freedom and becomes an advisor to kings and city-states . A later tradition (dating from the Middle Ages) portrays Aesop as black Ethiopian. This book collects the fables attributed to him and aims to "promote religious morality and universal benevolence", all illustrated by 25 plates.

ROBERT DE VAUGONDY (Gilles & Didier).

Atlas Universel.

Paris, chez l'auteur et Boudet, 1757[-58]. 1757 1 vol. in-plano de : 1 titre gravé, 108 cartes gravées (3 dépliantes, 105 sur double-page), le tout en coloris d'époque. Plein veau tacheté d'époque, dos à nerfs orné, pièce de titre de maroquin rouge, tranches marbrées. (Discrètes restaurations aux coiffes et aux coins. Intérieur assez frais en beaux coloris d'époque, rares petites taches et salissures, cassures habilement restaurées aux pliures des onglets).

Première et unique édition in-plano de cet atlas, recherché pour ses cartes sur les Antilles. Gilles (1686-1766) et son fils Didier (1723-1786) ROBERT DE VAUGONDY, géographes du Roi, descendent d'une lignée de cartographes qui a entamé sa carrière au début du 17ème siècle et sera encore active à la fin du 18ème siècle. Leur oeuvre est à la hauteur du travail de leur illustre ancêtre Nicolas Sanson d'Abville qui avait révolutionné la cartographie française dès la première moitié du 17ème siècle. Le présent atlas, composé de 108 cartes de France, d'Europe et du Monde, reste un des plus importants travaux français de cette envergure au 18ème siècle. Agréable exemplaire, très frais et en reliure d'époque. 1 vol. folio. 1 engraved title, 108 engraved maps (3 foldings, 105 on double page). All maps in contemporary colours. Contemporary full calf. First and only plano edition of this atlas prized for its maps of the Caribbean. Gilles (1686-1766) and his son Didier (1723-1786) Robert de Vaugondy, are the heirs of Sanson d'Abbeville who revolutionize the French cartography in the first part of 17th century. Their work is up to their famous ancestor, and the present atlas, with 108 maps of France, Europe and the world, is one of the most impressive of the cartographic French production in the 18th century. Fine and fresh copy in contemporary binding.

ROBERTSON (WILLIAM)

LHistoire de lAmérique.

Paris, Panckoucke, 1778. 1778 2 vol. in-4° (264 x 200 mm) de: [2] ff., XX, 540 pp. ; [2] ff. ; 553 pp. ; [2] pp. ; 4 cartes et 1 planche dépliantes. Plein veau marbé d'époque, dos à nerfs orné, titres et tomaison rouges, tranches marbrées. (mors, coiffes, coins discrétement restaurés.)

Édition originale en 2 volumes de la traduction de Suard et Jansen de cette brillante histoire de l'Amérique. Cette édition est parue un an après lédition anglaise originale de Robertson de 1777. Lensemble est illustré de 5 planches gravées repliées au début de chaque volume, dont 4 grandes cartes du Mexique et de lAmérique Méridionale ainsi quune figure de la Table chronologique des Mexicains. Cette traduction connut une autre édition assez courante en 1778 au format in-12. 2 vol. in-4°. 1 fold. Plate + 4 maps. Contemp. mottled calf, spines in 6 compartments with 5 raised bands gilt, brown morocco lettering-pieces (rebacked preserving original spines). Later quarto edition in French, translated from The History of America, published in London (1777). Includes histories of the discovery of America and the conquest of Mexico and Peru.

ROBIN (Charles-César).

NOUVEAU VOYAGE DANS L'AMERIQUE SEPTENTRIONALE, EN L'ANNEE 1781. ET CAMPAGNE DE L'ARMEE DE M. LE COMTE DE ROCHAMBEAU.

Philadelphie et Paris, Moutard, 1782. 1782 1 vol. in-12° (202 x 126 mm.) de : IX (faux titre, titre et table des matières) ; 222 pp. Ex-libris armorié au dos du premier plat "John Lord Sheffield". (marquage du cuir sur les gardes) Demi veau d'époque, dos à nerfs, titre de maroquin rouge, roulette dorée sur les coupes. (mors discrètement restaurés).

Edition originale estimée et traduite en plusieurs langues, cette relation constitue l'un des meilleurs témoignages français sur la Guerre d'Indépendance. L'abbé Robin était chapelain du corps français sous les ordres de Rochambeau. A la suite de quelques observations astronomiques, l'auteur décrit quelques nouveaux systèmes politiques mis en applications dans certains endroits des futurs Etats-Unis. Il s'intéresse aussi aux moeurs et aux modes de vie des habitants de diverses colonies. L' économie et le commerce de ces villes sont analysès selon les centres d'intèret physiocratiques de l'èpoque. On y trouve aussi des de précieuses informations sur la marche des troupes françaises pendant l' année 1781. Homme d'église, l'auteur s'est aussi intèressè à la diversitè des opinions religieuses des habitants des nouveaux états. (Leclerc n°1319: ne possède que l'éd. de 1782, beaucoup plus commune). Bel exemplaire, trés frais. Fay, 16 ; Sabin, 72032. 1 vol. in-12°. Contemp. half calf. Original Edition. Robin was, upon Franklin's recommendation, attached to the army of Rochambeau as chaplain. Bernard Fay describes his book as 'rather ridiculous and dull'. This was substantially the opinion of his contemporaries. When the book was first published Garat gave it a trenchant review in Le Mercure de France. He said that Robin was to seasick to note the crossing. He (Robin) illustrated the hospitality of the Americans by remarking that the wife of the host frequently shared her bed with gentleman quests. Vital statistics he gathered by studying tombstones. Fine copy.

ROSSEL de CERCY (Auguste-Louis de). / DEQUEVAUILLER (François Jacques).

COMBAT NAVAL Livré le 21 Juillet 1781 par Mr. de la Pérouse Capitaine de Vaisseaux. Dédié au Roi. Ce Combat fut livré, à la hauteur de Louisbourg, par deux frégates du Roi, l'Astrée, de 26. Canons, Commandée par Mr. de la Pérouse, Capitaine de Vaisseaux, et l'Hermione, de même force, par Mr. le Cte. de la Touche également Capitaine, contre six Batimens de Guerre Anglois, dont un fut pris. Le Commandant Anglois, après avoir été démâté, et avoir amené, se sauva à la faveur de la Nuit, et le Convoi Ennemi fut mis en fuite. Gravé d'après le Tableau Original de 5. pieds de long, sur 3œ de hauteur, appartenant au Roi, et faisant partie de la Collection des 18 Combats de Mer de la dernière Guerre, peint par l'ordre de Sa Majesté, par Mr. le Marquis de Rossel, ancien Capitaine de Vaisseaux, Chevalier de l'Ordre Royal et Militaire de S. Louis.

Paris, Mérigot le jeune, 1790. 1790 1 grande feuille gravée ( 730 x 545 x mm.).

Importante gravure historique représentant le combat naval du 21 juillet 1781, qui opposa les frégates françaises LHermione de Latouche Tréville et lAstrée du comte de La Pérouse à un convoi britannique protégé par 5 navires de guerre, au large de Louisbourg, durant la Guerre d'Indépendance d'Amérique. Gravure exécutée par François Jacques Dequevauviller d'après le tableau original du marquis Auguste-Louis de Rossel de Cercy (1736 1804), célèbre pour ses uvres consacrées aux affrontements navals de la guerre dindépendance. Après un service de 28 ans, cet officier de marine quitte la « Royale » en 1779 pour débuter une carrière dartiste. A lépoque, la plupart des uvres figurant des batailles navales sont fantaisistes car les peintres ne sont pas des marins. De Cercy, de par son expérience, produit en revanche des uvres dun grand réalisme. Reconnaissant son talent, le ministère de la marine le charge de peindre les affrontements de la guerre dindépendance Américaine. Sa représentation de la bataille de Louisbourg fait partie sa collection de 18 combats de mer quil réalise entre 1788 et 1789. Parmi les affrontements peints par de Clercy, on retrouve celui de la Junon et de la Gentille devant Plymouth, de la Minerve à la Dominique, l'engagement de l'escadre de La Motte-Picquet en vue de Fort-Royal de la Martinique ou encore le Combat de la "Surveillante" de M. du Couëdic. Luvre originale de la bataille de Louisbourg (huile sur toile, 113 x 136 cm) est conservée au musée du petit trianon à Versailles. En 1790, le graveur Dequevaulier réalise à leau forte et au burin la présente estampe. Elle est annoncée au "Journal général de France" le 18 juin 1790 : "Il vient de paroître deux estampes dont l'une représente le "Combat naval livré le 18 décembre 1779, par M. le comte de la Motte Piquet..." et l'autre "le Combat naval livré le 21 juillet 1781, par M. de la Pérouse..." Ces deux estampes sont dédiées au Roi, qui les a honorées de sa souscription, ainsi que la famille royale. Elles ont été gravées par M. Dequevauviller, connu par de très-bons ouvrages en ce genre et renommé sur tout par un talent supérieur pour rendre les ciels Les eaux, les vaisseaux, leur manuvre, et la fumée qu'on remarque particulièrement dans le combat de M. de la Pérouse, produisent le plus grand effet ». La bataille et ses protagonistes : Patrouillant dans les parages de lîle du Cap-Breton, sur les côtes de la Nouvelle-Angleterre, deux navires français affrontent un convoi britannique le 21 juillet 1781. La flotte française est constituée de 2 frégates : lAstrée (38 canons), commandée par Jean François de Galaup, comte de La Pérouse (1741 - disparu en 1788) et lHermione (34 canons), sous les ordres de Louis-René de La Touche, comte de Tréville dit « Latouche-Tréville » (1745- 1804). Les anglais forment un convoi de : 6 vaisseaux de guerre: le Charlestown (28 canons), lAllegiance (24 canons), le Vernon (24 canons), le Vulture (20 canons), le Jack (14 canons), le Thompson (18 canons) ; 9 navires marchands et 4 de ravitaillement. Le convoi britannique est mis en déroute par les français, et 2 navires de guerre sont capturés ainsi que 3 navires marchands. Les deux officiers français seront promus suite à leur bravoure. Latouche-Tréville deviendra amiral et La Pérouse prendra le commandement de la fameuse expédition autour du monde voulue par Louis XVI. Un navire célèbre : La présente gravure offre une des seules représentations connues de la fameuse « Hermione », frégate de 46 mètres de long a été dessinée en 1777 par larchitecte Henri Chevillard. Construite en onze mois, elle rentre en service en 1779 à larsenal du port de Rochefort. Un an après sa mise en service actif, lHermione, commandée par Latouche-Tréville, emmène Marie Joseph Gilbert Motier, Marquis de La Fayette, dans son deuxième voyage en Amérique où il annonce à Georges Washington larrivée imminente des renforts français chargés daider les insurgés américains dans leur lutte pour lindépendance. Cest ce voyage qui a valu à lHermione le nom de « Frégate de la liberté ». Le 16 mars 1781, elle participe à la bataille du cap Henry dans la baie de Chasepeake et au blocus décisif qui précipite la capitulation à Yorktown. Le 4 mai 1781, elle reçoit à son bord les membres du tout jeune congrès américain. En 2014, une réplique de lHermione a été mise à leau à Rochefort, après 17 années de construction. Lannée suivante, la nouvelle « Hermione » traverse latlantique pour de multiples escales américaines : Yorktown, Alexandria, Annapolis, Baltimore, Philadelphie, New-York, New-Port, Green-Port, Boston Cette gravure de la bataille de Louisbourg est rare sur le marché : daprès nos recherches, la dernière passée en vente aux Etats Unis remonte à plus de 100 ans (Anderson Galleries, NY, 1-2 novembre 1916). Etching on laid paper, 1 large sheet ( 545 x 729 mm.). Important historical engraving depicting the naval battle of Louisbourg on July 21, 1781, which opposed the French frigates L'Hermione (Ct Latouche Tréville) and the Astrée Ct Comte de La Perouse) to a British convoy protected by 5 warships. Engraving executed by François Jacques Dequevauviller (1745-1807) after the original painting of the Marquis Auguste-Louis of Rossel de Cercy (1736 - 1804), famous for his works devoted to the naval confrontations of the war of independence. After a service of 28 years, this naval officer left the French Navy in 1779 to begin a career as an artist. At the time, most of the works depicting naval battles are fanciful because the painters are not sailors. De Cercy, by his experience, produces on the other hand works of great realism. Recognizing his talent, the Department of the French Navy tasked him to paint the battles of the American War of Independence. His depiction of the Battle of Louisbourg is part of his collection of 18 sea fights that he made between 1788 and 1789. The original work of the Battle of Louisbourg (oil on canvas, 113 x 136 cm) is kept at the musée du petit Trianon in Versailles. On June 18th, 1790, the "Journal général de France" announce: "It has just appeared two prints of which one represents the" Naval Combat delivered December 18, 1779, by the Count de la Motte Piquet ... " and the other "Naval Combat Delivered July 21, 1781, by M. de la Pérouse ..." These two prints are dedicated to the King, who has honored them with his subscription, and the royal family. They have been engraved by M. Dequevauviller, known for very good works of this kind, and renowned for everything by a superior talent for rendering the skies. The waters, the vessels, their maneuver, and the smoke which is particularly noticeable in the battle produce the greatest effect. The battle and its protagonists: Patrolling near Cape Breton Island, on the coasts of New England, two French ships confront a British convoy on July 21, 1781. The French fleet consists of two frigates: Astrée (38 guns), commanded by Jean François de Galaup, Count of La Pérouse (1741 - disappeared in 1788) and Hermione (34 guns), under the orders of Louis- René de La Touche, Count of Tréville called "Latouche-Tréville" (1745-1804). The English form a convoy of: 6 warships: Charlestown (28 guns), Allegiance (24 guns), Vernon (24 guns), Vulture (20 guns), Jack (14 guns), Thompson (18 guns); 9 merchant ships and 4 refueling ships. The British convoy is routed by the French, and 2 warships are captured and 3 merchant ships. The two French officers will be promoted following their bravery. Latouche-Treville will become admiral and La Perouse will take command of the famous expedition around the world wanted by Louis XVI. A famous ship: The present engraving offers one of the only known representations of the famous "Hermione», a 46 meters long frigate was designed in by the architect Henri Chevillard and Built in eleven months at the arsenal of the port of Rochefort in 1779. Under the command of Latouche-Tréville, she carried the Marquis de La Fayette to America where he announces to George Washington the imminent arrival of French reinforcements to help American insurgents in their struggle for independence. It was this trip that earned Hermione the name of "Frigate of Freedom". On March 16, 1781, she participated in the Battle of Cape Henry in Chasepeake Bay and the decisive blockade that precipitated capitulation of Yorktown. On May 4, 1781, she received on board the members of the very young American congress. In 2014, a replica of the Hermione was launched in Rochefort, after 17 years of construction. The following year, the new "Hermione" crosses the Atlantic for multiple stops in the US: Yorktown, Alexandria, Annapolis, Baltimore, Philadelphia, New York, New Port, Green-Port, Boston ... This engraving of the Battle of Louisbourg is rare on the market: according to our research, the last one for sale in the United States goes back more than 100 years (Anderson Galleries, NY, November 1-2, 1916).

ROUGEMAITRE (C.J. de Dieuze).

La lune, ou le pays des coqs, histoire merveilleuse, incroyable et véridique, contenant les principaux traits de la vie de Pélican XXXI, papa des Coqs, et du Casoar, son mignon. Par un homme qui a voyagé dans la lune.

Paris, G. Mathiot, 1819. 1 vol. in 12° (183 x 114 mm) de : 238 pp. (numértees I à ix au début); [1] ff. Pour l'étiquette de titrage imprimée par l'éditeur. (rousseurs éparses, tranches non rognées). Demi-basane d'époque, papier créme sur les plats et le dos, étiquette de titrage imprimée. (reliure usée).

Rare exemplaire de ce voyage imaginaire vers la Lune parut au début du 19éme siècle. Dans les récits lunaires du XVIIe, du XVIIIe et du XIXe siècle, la Lune est linstrument dun décentrement, dun déplacement dans limaginaire qui a plusieurs motivations, permettant la critique et la caricature. Le voyage sur la Lune est souvent le moyen de décrire une société idéale. « La Lune ou le Pays des coqs » de Rougemaître de Dieuze, relève dun tout autre registre. Sous couvert de récit cocasse, cest un pamphlet ultra. Lauteur est surtout connu comme pamphlétaire anti-bonapartiste, mais louvrage porte en exergue sur le titre « Honni soit qui mal y pense », est évidemment dirigé contre Louis XVIII (Pélican XXXI) et surtout contre le duc Élie Decazes, président du Conseil et favori du Roi (le « Balayeur général Casoar »). Extrait : « Le pélican est ici le premier, je ne dirai pas des oiseaux, mais le premier des êtres lunaires Depuis un grand nombre de siècles, le bonheur des coqs est confié à la famille des pélicans, et ce bonheur a été compromis, troublé, détruit, toutes les fois que de mauvais génies ont essayé de le confier à dautres. » (P. 80-81). 1 vol in-12°. Contemp. half sheep. Rare copy of this imaginary voyage to the moon published in early 19th century. In the lunar narratives of the seventeenth, eighteenth and nineteenth centuries, the Moon is the instrument of a decentering, a displacement in the imagination that has several motivations, allowing criticism and caricature. The trip to the moon is often the way to describe an ideal society. "The moon or the country of the roosters" of Rougemaître de Dieuze, belongs to a quite different register. Under cover of comical story, it is an ultra pamphlet. The author is best known as an anti-Bonapartist pamphleteer, but the book bears on the title page "Honni soit qui mal y pense", is obviously directed against Louis XVIII (Pelican XXXI) and especially against the Duc Élie Decazes, president of the Council and favorite of the King (the "General Sweeper Casoar"): "The pelican is here first, I will not say birds, but the first of the lunar beings ... For many centuries, the happiness of the roosters is entrusted to the family of pelicans, and this happiness has been compromised, troubled, destroyed, whenever evil spirits have tried to entrust it to others. "(P. 80-81).

SADE (Donatien Alphonse François, de)

Aline et Valcour, ou le roman philosophique. Ecrit à la Bastille un an avant la Révolution de France. Orné de seize gravures.

Paris, chez la veuve Girouard, 1795. 1795 8 tomes reliés en 4 vol. in 16° (152 x 111mm) de: I: XIV, 315 pp. (erreurs de pagination), 4 gravures; II: [3] ff. (fx-titre, titre et 1 gravure), 503 pp., 4 gravures; III: 575 pp., 4 gravures; IV: [2] ff., 205 - 374 pp., 204 pp. (8è partie reliéé avant la 7ème), 2 gravures. Soit un total de 15 gravures ( comme dans la plupart des exemplaires, la planche libre du tome III n'est pas présente). Cartonnages anciens recouverts de papier à la colle, dos lisses avec etiquettes de titrage imprimées. (traces de mouillures brunes au vol.1 avec quelques restaurations de papier en marge inférieur du premier cahier, exemplaire non rogné, à toutes marges).

Edition originale de lun des ouvrage les plus célèbre du marquis de Sade (1740-1814), parut pendant la révolution. Homme de lettres, romancier, philosophe et homme politique français, longtemps voué à l'anathème en raison de la part accordée dans son uvre à l'érotisme et à la pornographie, associé à des actes de violence et de cruauté, le « divin marquis » aura légué à la postérité les mots dérivés de son nom. L'expression d'un athéisme anticlérical virulent est l'un des thèmes les plus récurrents de ses écrits et la cause de leurs mises à l'index. A son grand regret, Seules ses ouvres érotiques seront publiées et anonymement, ainsi ses autres uvres littéraires, dont des pièces de théâtre, resteront de son vivant à létat de manuscrit. Sade a écrit cette « Aline et Valcour » de 1786 à 1789, alors quil était incarcéré à la Bastille. Ce roman est le premier de ses ouvrages à avoir été publiés sous son vrai nom. Le roman paraitra finalement en 1795, au prix de la persévérance de son auteur et modifié au gré des événements qu'on pourrait définir, dans le cas de Sade, comme le désir de plaire à un public en satisfaisant par ses corrections les autorités. Exemplaire de l'émission C, avec la mention de «Seize gravures» sur le titre. Il existe théoriquement trois éditions, mais qui proviennent du même tirage, commencé en 1791, interrompu en 1794 par le meurtre légal de Girouard, repris et achevé en 1795. Ces trois éditions - ou plutôt, pseudo-éditions, pour être le mélange de feuilles imprimées au cours de quatre années - ne diffèrent entre elles que par le contenu des pages de titre et par l'indication du nombre des eaux-fortes qui, de quatorze dans les éditions A et B, passent à seize dans l'édition C». (Lély. Vie du marquis de Sade. Paris, 1989, p. 589.) E Exemplaire à toutes marges, non rogné. 1 vol in-16°. 15 engr. Contemp. cardboard bind. First edition of one of the most famous work of the Marquis de Sade (1740-1814), appeared during the revolution. Novelist, writer, philosopher and French politician, Donatien Alphonse François, marquis de Sade, has his name associate to eroticism and pornography, and acts of violence and cruelty, that have bequeathed to posterity the words derived from his name. To his great regret, only his erotic works will be published and anonymously, so his other literary works, including plays, will remain in his lifetime as a manuscripts. Sade wrote this "Aline and Valcour" from 1786 to 1789, while he was incarcerated in the Bastille. This novel is the first of his works to have been published under his real name. The novel finally appeared in 1795, after a long perseverance of its author and modified according to the events that one could define, in the case of Sade, as the desire to please an audience by satisfying by his corrections the authorities. Copy of issue C, with the mention of "Sixteen engravings" on the title, untrimmed, with 15 engravings (Missing as often the erotic plate).

SAINTE-CROIX (Melanie de)

Histoire de France depuis 420 jusqu'à nos jours...

SL, 1870. 1870 1 vol in-folio oblong de: [5] ff. (faux titre, titre, [1] f. blanc, titre de partie et 1 carte) ; 82 pp. (dont 4 pp. de titre de partie) ; [1] f. (carte entre p.14 et p.15) ; [3] ff. (2 cartes et table). Un total de 9 pages de titre et de table calligraphiées dont 7 enluminées en couleur à laquarelle et 2 à lor. De nombreux titres de sous-parties calligraphiés dans le texte et 4 cartes manuscrites légèrement colorisées avec titres calligraphiés. Encadrement du texte manuscrit à lencre noir. Demi basane d'époque, toile verte sur les plats.

Superbe album entièrement calligraphié en couleur relatant lhistoire de France entre 120 et 1870. L'auteur de ce travail nunutieux, Melanie de Sainte-Croix, retrace les différentes dynasties et rois qui se sont succédées pendant cette période : « Pharamond », « Clodion Le Chevelu », « Mérovée », « Childéric I », « Clovis », « Childebert I », « Clotaire I », « Caribert », « Chilpéric I », « Clotaire II », « Dagobert I », « Clovis II », « Clotaire III », « Childéric II », « Thierry I », « Clovis III », « Childebert II », « Dagobert II », « Chilpéric II », « Thierry II », « Childéric III », « Pépin Le Bref », « Charlemagne », « Louis Le Débonnaire », « Charles Le Chauve », « Louis Le Bègue », « Louis Le Birloman », « Charles Le Gros », « Eudes », « Charles Le Simple », « Raoul », « Louis IV dOutremer », « Lothaire », « Louis IV Le Fainéant », « Hugues Capet », « Robert Le Pieux », « Henry I », « Philippe I », « Louis VI Le Gros », « Louis VII Le Jeune », « Philippe Auguste », « Louis VIII Le Pion », « Saint Louis », « Philippe Le Hardi », « Philippe Le Bel », « Louis X Le Hutin », « Philippe Le Long », « Charles IV Le Bel », « Philippe VI De Valois », « Jean II Le Bon », « Charles V Le Sage », « Charles VI », « Charles VII Le Victorieux », « Louis XI », « Charles VIII lAffable », « Louis XII », « François I », « Henri II », « François II », « Charles IX », « Henri III », « Henri IV Le Grand », « Louis XIII Le Juste », « Louis XIV Le Grand », « Louis XV Le Bien-Aimé », « Louis XVI », « Révolution Française », « Napoléon I », « Louis XVIII », « Charles X », « Louis Philippe », « Napoléon III ». 1 vol in-folio oblong. Half sheep. Manuscript calligraphed text + 9 titles and tables including 7 illuminated in color with watercolor and 2 with gold + 4 manuscript maps. Superb album entirely calligraphed in color telling the history of France between 120 to 1870 by Melanie de Sainte-Croix.

SERRES (Marcel de)

Essai sur les cavernes à ossements et sur les causes qui les y ont accumulés. Troisième édition. [mais unique édition]

Paris, Lyon et Montpellier, Baillière, Savy et Castel, 1838. 1838 1 vol. in-8° broché, couv. imprimée. Qqs rousseurs. Collation trouvée: [3] ff., xvi, 412 pp. Broché, couverture éditeur imprimées ( rousseurs, taches et défauts d'usage, en partie non coupé)

Pierre Toussaint Marcel de Serres de Mesplès (1780 1862) est un géologue et naturaliste français. Juriste à lorigine, il devient inspecteur des sciences, arts et manufactures de l'université impériale. En 1809, il est nommé professeur de minéralogie et de géologie à la Faculté des Sciences de Montpellier, inaugurant la première chaire de France consacrée à cette spécialité. Il sintéresse à la présence dossements dans les grottes du sud de la France et est l'un des premiers à avoir soutenu l'existence d'un système quaternaire. Il a contribué pour une large part à la découverte des riches cavernes à ossements humains du Midi de la France. Son présent ouvrage constitue lun des premiers travaux scientifiques sur la paléontologie animale et humaine et lévolution. Auteur de plus de quarante ouvrages, il publiera en 1851 « Du perfectionnement graduel des êtres organisés, qui fait de lui un précurseur de la théorie de l'évolution de Charles Darwin. De Serre ébauche dans la cinquième partie du présent ouvrage les théories quil développera en 1851, traitant notamment : « Des espèces organiques et des causes de leurs variations », « De linfluence du climat et de la nourriture sur les variations des espèces » », De linfluence du temps sur les variations des espèces » ou encore « Existe-t-il des races intermédiaires entre nos espèces actuelles et les espèces de lancien monde ? ». Nous navons pas trouvé de première ou seconde édition de cet ouvrage, cette « troisième édition » étant la seule répertoriée dans les fonds publics (2 ex.). Très peu dexemplaires de cet ouvrage sont passés en vente ces 100 dernières années. 1 vol. in-8°. Publisher printed cover. Pierre Toussaint Marcel of Serres de Mesplès (1780 - 1862) is a French geologist and naturalist. Originally a lawyer, he became inspector of sciences, arts and manufactures of the imperial university. In 1809, he was appointed Professor of Mineralogy and Geology at the Faculty of Sciences of Montpellier, inaugurating the first Chair of France devoted to this specialty. Interested in the presence of bones in the caves of southern France, he is one of the first to have supported the existence of a quaternary system. He contributed to a large extent to the discovery of the rich caves with human bones of the South of France. His present work is one of the first scientific works on animal and human palaeontology and evolution. Author of more than forty books, he published in 1851 « Du perfectionnement graduel des êtres organisés », which makes him a precursor of the theory of evolution of Charles Darwin. De Serre draft in the fifth part of the present work the theories that he will develop in 1851, including: "Organic species and causes of their variations", "The influence of climate and food on species variations ", the influence of time on the variations of species "or " Are there intermediate races between our present species and the species of the old world? ". We did not find a first or second edition of this book, this "third edition" being the only one listed in public funds (2 ex.). Very few copies of this book have been sold for the last 100 years.

TORCY (Monsieur de). [DUBRUEIL (Lieutenant de Vaisseau). Ecole dapplication de la Marine].

[Cours d'un élève de l'Orion. Vaisseau de lEcole dapplication de la Marine. Artillerie et Construction navale].

[Brest, ca. 1833-34]. 1833 2 parties en 1 vol. in-8° (217 x 167 mm.) de : [1] f., 141, [1] pp., 4 tables et 1 planche dépliante, 32, [22] pp., 1 planche dépliante, 1 table dépliante, 81 pp. ; et [119] ff. manuscrits illustrés de nombreux dessins à la plume. Demi-vélin vert à coins dépoque, plats recouverts de papier marbré. Exemplaire non rogné.

Rare ouvrage détude, manuel de M. de Torcy, composé dune première partie imprimée depuis un manuscrit, portant quelques corrections à lencre brune, et compléments au crayon de papier, et dune seconde partie originale consacrée à la construction navale et illustrée de nombreux schémas et figures. La première partie est donc une reproduction imprimée dun manuscrit, illustrée de planches et complétée par de nombreux tableaux, touchant à divers sujets maritimes. On distingue un premier ensemble de trois textes consacrés à lartillerie navale. Les 141 premières pages, complétées par un feuillet derrata, 1 planche et 4 tables dépliantes, constituent un « Cours de Balistique à lusage des Elèves de lOrion », la balistique ayant pour « objet, lapplication des principes de la mécanique au mouvement des projectiles. ». Il sagit donc de physique appliquée aux tirs des canons, calculs de trajectoires, appuyée sur des expériences, comme celles de Gavres menées en 1832 et 1834 sur les tirs des caronades et des canons. La seconde partie (32 pp.) est consacrée au « Pointage à bord des navires » ; la troisième (22 pp. illustrées dune planche) au « Mortier ». Suivent trois autres articles : « Extrait des Articles de lOrdonnance de 1827 relatifs au Service des Elèves de la Marine à bord des Bâtiments de guerre » (38 pp. et une grande table imprimée recto-verso), le « Service et Manuvre des embarcations à lancre et sous voile. » Cours de Mr. Dubreuil, Lieutenant de Vaisseau. ». (pp. 41-81) et enfin le « Tableaux de diverses dimensions du Matériel de la Marine française comparées aux dimensions semblables du matériel de la Marine Anglaise. Extrait du rapport de la Commission chargée dapprécier les observations auxquelles la réunion des divisions françaises et anglaise dans la Manche a donné lieu. » en 7 tableaux dépliants dont 5 imprimés recto-verso. Le reste de louvrage est occupé par le « Programme des leçons de Construction navale pratique enseignée à MM. les élèves de la Marine pendant le cours de lannée scolaire 1833-1834 », noté manuscritement par De Torcy, n°78 ». (en 119 ff., dont quelques pages blanches). Lélève a laissé de grandes marges qui sont consacrées à de très nombreux dessins et figures. Le cours commence par la définition de quelques points comme la carcasse, les revêtements intérieur et extérieur, la composition dun pont, labattage en carène, etc. Définition du vaisseau et ses qualités principales avec la définition et la représentation graphique de toutes les pièces qui le composent, avec des références au vaisseau école : lOrion. De longs développements sont consacrés aux couples : « les membrures dun grand bâtiment ou pour mieux dire, ses côtés. ». On trouve ensuite, des « Observations sur les constructions nouvelles », portant les améliorations apportées par lécole en cette matière, notamment en matière détanchéité. (Revêtement intérieur en extérieur). Les articles suivants concernent la construction dun pont, la liaison du vaisseau (consolider la coque), la mise à leau, le Devis dun cutter de 16 canons, les mâts et vergues dassemblage, labattage en carène, les avaries dans la coque, le gouvernail, les avaries dans la mâture. Régulièrement en marge, la signature des professeurs qui relisaient les travaux des élèves. Ce cours de lannée 1833-34 est lun des premiers, puisque lécole navale fut fondée en 1830. Une tradition bien établie régnait dans les vaisseaux école, lOrion étant le premier (il fut remplacé par la suite par le Borda, 1840). La formation des marins était bien entendu pratique : manuvres, etc., mais comme ce manuscrit en atteste, la partie théorique scientifique nétait pas en reste. Bel et rare exemple de ce manuel, le meilleur de lenseignement dispensé dans la première moitié du 19ème siècle aux aspirants de marine. 2 parties en 1 vol. in-8°. Half green velum. Rare study book consisting of a first printed portion from a manuscript, with some corrections in brown ink, and additions in pencil, and a second manuscript section on shipbuilding and illustrated with diagrams and figures.

TOURNEFORT (Joseph Pitton de)

Relation d'Un Voyage du Levant Fait par Ordre du Roy. Contenant L'Histoire Ancienne & Moderne de plusieurs Isles de l'Archipel, de Constantinople, des CÃ tes de la Mer Noire, de l'Armenie, de la Georgie, des Frontieres de Perse & de l'Asie Mineure.

Paris, Imprimerie Royale, 1717. 1717 2 vol. in-4° (255 x 190 mm) de: Volume 1: [10] ff. (dont titre, avertissement, éloge, sommaire et 1 f. blanc) ; 544 pp. ; 88 planches gravées (4 dépliantes dont 1 carte, 9 cartes gravées à pleine page) ; Volume 2 : [2] ff. (titre et sommaire) ; 526 pp. ; 64 planches gravées (1 dépliante et 1 carte) ; [20] ff. (table). Ex-libris manuscrits et petits cachets sur les titres. (manques angulaires comblés à quelques feuillets, rares rousseurs.) Plein veau d'époque, dos à nerfs ornés, titres et tomaisons de maroquin, encadrements de filets dorés sur les plats, filets dorés sur les coupes, tranches dorées. (dos anciennement refaits avec dos anciens conservés, coins restaurés)

Edition originale sur beau papier de cette relation du voyage de Joseph Pitton de Tournefort (1756-1708). Commandité par le comte de Pontchartrain et accompagné du botaniste allemand Gundelsheimer et de l'artiste Aubrier, Tournefort quitte Paris pour sembarquer à Marseille le 9 mars 1700. Il a passe deux ans à voyager à travers les îles de la Grèce, visite Constantinople, les bords de la mer Noire, l'Arménie et la Géorgie. Il se prépare ensuite à aller en Egypte, mais les nouvelles de la peste qui ravage le pays l'oblige à retourner à Paris. Lors de ses voyages, il aurait recueilli 1356 spécimens, mais son système de classification, basé sur la forme de la corolle, finit par tomber en disgrâce. Sa santé affaiblie par ses voyages, il meurt à Paris en décembre 1708. Louvrage est abondamment illustré de 88 planches gravées, dont 1 carte dépliante et 9 à pleine page. 2 vol. in-4°. 252 engraved plates (5 folding). Contemporary calf. Scarce first Edition on fine paper. The journey begun from Paris. Joseph Pitton de Tournefort (1756-1708) left Marseilles on March 9, 1700, under a commission from the Comte de Pontchartrain, Tournefort left by the German botanist Gundelsheimer and the artist Aubrier. He spent two years travelling through the islands of Greece and visited Constantinople, the borders of the Black Sea, Armenia and Georgia. He was preparing to go to Egypt, but news of the plague that was ravaging the country forced his early return to Paris. On his travels he is said to have collected 1356 specimens, but his system of classification, based on the form of the corolla, eventually fell out of favour. His health weakened by his travels, he died at Paris in December 1708.

TURTLE (Florence Caroline, née Wheatstone)

[Angleterre/Londres / Italie...]. Ensemble de 18 aquarelles].

Angleterre, Italie , 1891-1897. 1891 18 aquarelles sur papier de formats divers ( de 180 x 260 mm. à 530 x 560 mm.), la plupart avec signature, ou date, et parfois des indications au dos au crayon. Carton à dessin moderne.

Bel ensemble de 18 aquarelles représentant des vues dAngleterre pour la plupart, dItalie et dAsie. Elles ont été peintes entre 1891 et 1897 par langlaise Florence Caroline Turtle, née Wheatstone (1850-1926), fille de Sir Charles Wheatstone 1802-1875), brillant physicien et inventeur anglais qui fut le premier à rendre possible l'envoi de messages par le télégraphe électrique, pionnier de la télégraphie sous-marine. Il a en outre mis au point la dynamo moderne ainsi que le « stéréoscope » en 1832, appareil par lequel une impression de relief est obtenue grâce à la combinaison de deux images dans une perspective légèrement dissemblable. Nous avons trouvé en ligne une image d'un daguerréotype stéréoscopique montrant Wheatstone avec sa famille regroupée autour d'une table sur laquelle est lappareil de vague (c.1840), avec lequel il a démontré les propriétés ondulatoires de la lumière. Sa fille Caroline, visible enfant sur cette photo, épousa William Greer Turtle en 1889. La qualité de ces 18 aquarelles montre les talents dartiste de la fille de l'inventeur. Les sujets représentés, sont variés et très réalistes : 9 aquarelles sont des vues de la magnifique Abbaye de Wenminster de Londres depuis les jardins alentours et sous différentes perspectives et dautres de lintérieur, elles représentent aussi des habitants devant plusieurs très jolis cottages anglais où parfois elle séjourna, des paysages de la campagne anglaise et habitants (berger et son troupeau, maisonnette). Trois ne sont pas de lAngleterre mais réalisé lors de ses voyages avec son époux. Deux sont dItalie, un jolie romaine et une uvre sur double face de Pompéi, ainsi quune représentation dun joli jardin asiatique avec son lecteur dans le patio. Emouvant travail aux coloris demeurés très frais. 18 watercolors on paper of various sizes (180 x 260 mm. à 530 x 560 mm.), most with signature, or date, and sometimes indications on the back. Fine set depicting views and inhabitants of England and Italy, painted between 1891 and 1897. They are the work of the English Florence Caroline Turtle, born Wheatstone (1850-1926), daughter of Sir Charles Wheatstone (1802-1875), brilliant English physicist and inventor who was the first to make possible the sending of messages by the electric telegraph, pioneer of underwater telegraphy. He also developed the modern dynamo as well as the "stereoscope" (1832), an apparatus by which a relief impression is obtained by the combination of two images taken in a slightly dissimilar perspective. We found an image of a stereoscopic daguerreotype showing Wheatstone with his family grouped around a table on which is the wave apparatus (c.1840), with which he demonstrated the wave properties of light. His daughter Caroline, child on this picture, married William Greer Turtle in 1889. The quality of these 18 watercolors shows the artistic talents of the inventor's daughter. The subjects represented are varied and very realistic: 9 watercolors are views of the magnificent Wenminster Abbey from the surrounding gardens and from different perspectives and others from the inside, they also represent people in front of several pretty cottages where sometimes she stayed, landscapes of the English countryside and inhabitants (shepherd and his flock, house). Three are from Italy, a pretty Roman and a double-sided work of Pompeii, as well as a representation of a pretty Asian garden with its reader in the patio. Fine set with the colors remained very fresh.

VEYSSIÈRE DE LA CROZE (Mathurin).

Histoire du Christianisme des Indes.

La Haye, La Compagnie, 1758. 1758 2 vol. in-12 ( 168 x 93 mm.) de: [12] ff. (f.t., t, dédic., préface), 423 pp.; [ 2] ff. (f.t., t.), 498 pp, et 3 planches gravées à pleine page et 1 carte dépliante. Plein veau d'époque, dos à nerfs orné, titres de maroquin rouge, tranches marbrées.

Seconde édition, révisée (1ere éd. : 1724), de cette histoire des missions chrétiennes en Inde, première étude sérieuse produite sur le sujet. Son auteur, le père Mathurin Veyssière de La Croze (Nantes 1661, Berlin 1739) est un orientaliste polyglotte français. Fils de commerçant, il reçoit sa première éducation des leçons privées de son père et de sa bibliothèque. Embarqué pour la Guadeloupe à lâge de quatorze ans, il apprend langlais, lespagnol et le portugais au contact des étrangers quil y rencontre. De retour en France, il renonce au commerce pour étudier la médecine, puis étudie la religion. En 1682, il prend lhabit de Saint-Benoit dans la congrégation de Saint-Maur. Esprit indépendant et critique, il rentre en conflit avec son ordre et doit fuir la France pour Bâle en 1696, puis Berlin, où ses amis laident à obtenir le poste de bibliothécaire du prince-électeur de Brandebourg. Il enseigne également la philosophie au collège français de Berlin. Connu pour son importante correspondance avec les érudits orientaux de son temps, il est lauteur de dictionnaires des langues copte, arménienne, slave et syriaque. Son présent ouvrage est rédigé à partir de létude des uvres des jésuites, de Goueva, Geddes, Bernier, Tavernier, Ziegenbalg et des nombreux ouvrages et manuscrits dont il disposait en tant que bibliothécaire. Son ouvrage constitue une importante source dinformations sur larrivée et le développement du christianisme dans le sous-continent ainsi que des religions qui sy pratiquent : une large part de son ouvrage est consacrée aux divinités Indiennes et aux pratiques religieuses locales. Aussi il se montre particulièrement critique dune autorité portugaise corrompue sur les Indiens. Il juge ainsi que la religion n'est qu'un prétexte à la domination européenne : « il serait plus approprié que les sujets indiens donnent une instruction religieuse à leurs dirigeants européens". Remarquable table des matières de 60 pages in fine. Frontispice gravé, 2 planches représentant des divinités et carte dépliante de lInde. Bel exemplaire, frais. 2 vol. in-12°. 3 engr. plates, 1 fold. map. Contemp calf. Second edition revised (1st ed.: 1724), of this history of Christian missions in India, first serious study produced on the subject. Its author, Father Mathurin Veyssière of La Croze (Nantes 1661, Berlin 1739) is a French polyglot orientalist. The son of a merchant, he received his first education from the private lessons of his father and his library. Embarked for Guadeloupe at the age of fourteen, he learns English, Spanish and Portuguese in contact with foreigners he meets there. Back in France, he gave up being a trader to study medicine, then studied religion. In 1682, he took the habit of Saint-Benoit in the congregation of Saint-Maur. Independent and critical, he came into conflict with his order and had to emigrate to Basel in 1696, then Berlin, where his friends helped him to become the librarian of the Prince-Elector of Brandenburg. He also teaches philosophy at the French College of Berlin. Known for his important correspondence with Eastern scholars of his time, he is the author of dictionaries of the Coptic, Armenian, Slavic and Syriac languages. His present work is based on a study of the works of the Jesuits, Gueva, Geddes, Bernier, Tavernier, Ziegenbalg ... and the many books and manuscripts he had access as a librarian. His book is an important source of information on the arrival and development of Christianity in the subcontinent religions: a large part of his work is devoted to Indian deities and local religious practices. He is therefore particularly critical of a corrupt Portuguese authority over the Indians. He thus judges that religion is only a pretext for European domination: "It would be more appropriate for Indian subjects to give religious instruction to their European leaders." Remarkable table of contents of 60 pages in fine. Engraved frontispiece, 2 plates depicting divinities and folding map of India Fine copy, fresh.

WELLS (Herbert George).

La Guerre des Mondes.

Bruxelles, Jette (Impr. Vandamme), 1906. 1906 1 vol. grand in 4° (328 x 255) de : 237 pp. (dont faux titre, titre gravé en couleur, numéro dexemplaire) ; [5] ff. (table des matières, note imprimeur)(7 ff.) ; 102 illustrations dans le texte dont 1 à pleine page et 32 compositions hors texte sur papier fort comprises dans la pagination. (Rousseurs dans le texte). Brochage éditeur, couverture gauffrée et imprimée.

Première traduction française et première édition compléte illustrée de ce chef-duvre de science-fiction, où HG Wells, l'un des pionniers en ce domaine décrit la conquête, à l'aide d'un rayon mortel, de la planète Terre par les Martiens. Exemplaire nominatif, n° 5 comportant les célèbres illustrations et la signature de lartiste brésilien Alvim Corrêa, iconographie approuvée par H.G. Wells et source dinspiration pour le cinéma et la littérature. Émule anglais de Jules Verne, Herbert George Wells (1866-1846) devait annoncer, entre autres, la radio, les dirigeables, les tanks, les voyages interplanétaires et la bombe atomique, tout en mettant en question les valeurs de la société anglaise dont ses débuts difficiles lui avaient fait connaître la dureté. Thuriféraire du progrès technique, Wells, qui avait pu suivre à vingt ans l'enseignement de T.S. Huxley, fondait ses espoirs d'amélioration de la société non sur la lutte des classes mais sur le pouvoir absolu de l'homme sur la nature et sur lui-même. Son uvre de romancier visionnaire présente les problèmes les plus graves de la civilisation contemporaine avec une profonde lucidité. « La guerre des mondes » reste le chef duvre de Wells et son influence sur la science-fiction du vingtième siècle est considérable. Mars, dieu de la guerre des romains, occupe une place à part dans le panthéon des planètes. Quand Wells rédige sont roman, à la fin du XIXe siècle, la croyance en lexistence de canaux martiens et de planètes habitées marque limagination populaire. Laméricain Percival Lowell (1855 1916) décide de se consacrer exclusivement à l'étude de la planète rouge et fonde en 1894 un observatoire dans l'Arizona avec sa fortune personnelle. Lowell est persuadé que Mars abrite une civilisation avancée luttant contre une importante sécheresse. H. G. Wells s'établit en 1895 dans le Surrey avec sa femme. Il passe une grande partie de ses journées à écrire et à se promener dans la campagne. Au cours de l'une de ces promenades, Wells et son frère discutent de la possibilité de l'arrivée d'être venus d'une autre planète. La discussion fait germer dans la tête de l'écrivain une idée, bientôt nourrie par des articles sur les fameux canaux de Mars. En 1896, Wells, qui suivait de très près les avancées scientifiques de son époque, publie « Intelligence on Mars », où il couche sur papier ce qui va devenir La Guerre des mondes. L'auteur suggère que les Martiens sont attirés par la Terre car leur propre monde, très ancien, est asséché et mourant. Dans La Guerre des mondes, une forme de vie extraterrestre venant de Mars attaque Londres. Nous sommes à la fin du XIXe siècle et l'Empire britannique s'étend sur une grande partie du globe et ne connaît pas d'adversaire. Wells bouleverse cette conviction en réduisant cet empire en ruines, anéanti par une plus grande puissance. Les Martiens s'imposent comme une « race supérieure ». « La guerre des mondes » parait sous forme de feuilleton dans les journaux « Pearson's » et « Cosmopolitan » de janvier à décembre 1897, avec des dessins de lillustrateur de livres denfants Warwick Goble (18621943) . La première édition complète du livre (Londres, 1898) ne comporte pas dillustrations. En 1903, Le jeune artiste brésilien Alvim Correa (1876 1910), passionné par le Roman de Wells, exécute une série de 132 illustrations remarquables destinées à son illustration. En 1905, après deux années de travail, il présente ses dessins à Wells. Lauteur est séduit par son travail quil juge supérieur aux dessins de Goble. Le texte de Wells est traduit par Henry D. Davray et la présente édition de luxe, tirage unique à 500 exemplaires, parait à Bruxelles en 1906. Fidèle, moderne et spectaculaire, le travail de Correa na pas pris une ride. Ses dessins ont inspiré les réalisateurs et la science-fiction du vingtième siècle. Mais le jeune artiste meurt de la tuberculose en 1910 et ses dessins de la « guerre des mondes » sont considérés par les historiens comme perdus. Ils sont finalement en partie retrouvés dans les archives familiales au Brésil dans les années 80 et 31 dessins originaux sont vendus par « Heritage Auctions" en mai 2015 à Beverly Hills, Californie. Lintérêt du public est énorme. Les enchères pour un seul dessin atteignent 32 500 $ ! Le journal Fine Books collections relate « The archives fantastical and steampunk depictions of aliens and wide-scale destruction were from the imagination of Brazilian artist Henrique Alvim Corrêa and are credited with influencing humanity's perception of aliens, their technology, and weapons in popular culture for the next 100+ years. Alvim Corrêas trove is a pop culture milestone and Im pleased to see so many bidders embraced that, said Ed Jaster, Senior Vice President at Heritage Auctions. Not only is his artwork an important contribution to 20th century literature, its powerful to realize that facets and elements of his imagination prevail to this day. Seulement quelques exemplaires de la présente édition de 1906 sont passés en vente publique ces 40 dernières années. Notre exemplaire, nominatif, porte le n° 5 et la signature de Corréa est bien présente. 1 vol. large 4 °. Publishers cover. Engraved title in color, 102 illustrations in the text including 1 full page and 32 off-text compositions on special paper. N° 5/500 with owners name and signature of the artist. First French translation and first complete illustrated edition of this masterpiece of science fiction, where HG Wells, one of the pioneers in this field, describes the conquest, using a deadly ray, of the planet Earth by the Martians. Nominative copy, No. 5 featuring the famous illustrations and the signature of the Brazilian artist Alvim Corrêa, an iconography approved by H.G. Wells and a source of inspiration for cinema and literature. Jules Verne's English emulator, Herbert George Wells (1866-1846), announced, among other things, radio, airships, tanks, interplanetary travel and the atomic bomb, while questioning the values of English society. Thousands of technical progresses, Wells, who had been the student of TS Huxley at the age of twenty, based his hopes of improving society not on the class struggle but on the absolute power of man over nature and himself. His work as a visionary novelist presents the most serious problems of contemporary civilization with profound lucidity. "War of the Worlds" remains Wells' masterpiece and its influence on twentieth-century science fiction is considerable. Mars, god of the war of the Romans, occupies a place apart in the pantheon of the planets. When Wells wrote his novel at the end of the nineteenth century, the belief in the existence of Martian canals and inhabited planets marked the popular imagination. The American Percival Lowell (1855 - 1916) decides to focus exclusively on the study of the red planet and founded in 1894 an observatory in Arizona with his personal fortune. Lowell is convinced that Mars has an advanced civilization battling a major drought. H. G. Wells settled in Surrey in 1895 with his wife. He spends much of his days writing and walking in the countryside. During one of these walks, Wells and his brother discuss the possibility of arriving from another planet. The discussion made an idea in the head of the writer, soon nourished by articles on the famous channels of Mars. In 1896, Wells, who closely followed the scientific advances of his time, published "Intelligence on Mars", where he layered on paper what will become The War of the Worlds. The author suggests that Martians are attracted to the Earth because their own world, very old, is dry and dying. In War of the Worlds, a form of extraterrestrial life from Mars attacks London. We are at the end of the nineteenth century and the British Empire extends over a large part of the globe and knows no adversary. Wells upsets that conviction by reducing that empire to ruins, wiped out by greater power. The Martians are imposing themselves as a "superior race". "War of the Worlds" appeared as a soap opera in the newspapers "Pearson's" and "Cosmopolitan" from January to December 1897, with drawings by children's book illustrator Warwick Goble (1862-1943). The first complete edition of the book (London, 1898) does not include illustrations. In 1903, the young Brazilian artist Alvim Correa (1876 - 1910), passionate about Wells novel, executed a series of 132 remarkable illustrations for its illustration. In 1905, after two years of work, he presented his drawings to Wells. The author is seduced by his work that he considers superior to the Gobles drawings. The novel is then translated by Henry D. Davray and this luxury edition, single print 500 copies, appeared in Brussels in 1906. Faithful, modern and spectacular, the work of Correa has not aged at all. His drawings inspired directors and twentieth-century science fiction. But the young artist died of tuberculosis in 1910 and his drawings of the "war of the worlds" were considered by historians as lost. They were eventually found in family archives in Brazil in the 80s and 31 original designs are sold by "Heritage Auctions" in May 2015 in Beverly Hills, California. The interest of the public is huge. Bids for a single drawing reach $ 32,500! "Fine Books Collections" reports: "The archive's fantastical and" steampunk "depictions of aliens and wide-scale destruction were from the imagination of Brazilian artist Henrique Alvim Corrèa and are credited with influencing humanity's perception of aliens, their technology, and weapons in popular culture for the next 100+ years Alvim Corrêa's trove is a pop culture milestone and I'm pleased to see so many bidders embraced that, "said Ed Jaster, Senior Vice President at Heritage Auctions. is his artwork an important contribution to 20th century literature, it's powerful to realize that facets and elements of his imagination prevail to the day. " Only a few copies of the present edition of 1906 have gone on sale in the last 40 years. Our copy, nominative, number 5 and with Corréa's signature.

WILSON (Henry), traduit de l'anglais de KEATE.

Relation des Îles Pelew, situées dans la partie occidentale de l'Océan Pacifique ; composée sur les journaux et les communications du Capitaine Henri Wilson, et de quelques-uns de ses officiers, qui en Août Mil Sept Cent Quatre-Vingt-Trois, y ont fait naufrage sur l'Antelope, Paquebot de la Compagnie des Indes Orientales.

Paris, Maradan, 1793. 1788 2 vol. in-8° (195 x 131 mm.) de I. [2] ff., 280 pp., [1] f.bl. ; II. [2] ff., 272 pp., [2] ff bl.; 1 Portrait frontispice, 1 carte dépliante, 16 planches gravées. Plein maroquin rouge d'époque, dos lisse orné, pièces de titre et de tomaison de maroquin fauve, filet et frises encadrant des plats, roulette dorée sur les coupes, tranches dorées.

Seconde édition française, parue la même année que l'originale anglaise. (EO: 1788). En 1783, le capitaine de vaisseau Henry Wilson (décédé en 1810) qui était au service de la compagnie des Indes fait naufrage près de la petite île, appelée Ouroulong, près des Pelew. Ce récit est la relation du séjour prolongé de ce groupe dAnglais sur les îles Pelew de Mindanao. Ce contact avec les insulaires donne lieu à des descriptions de leur comportement, de leurs murs, de leur mode de vie qui sont du plus haut intérêt. Aba-Thoulé, chef du pays, reçut Wilson avec beaucoup d'humanité, lui donna un petit bâtiment pour rentrer dans sa patrie et lui confia même son fils, Li-Bon pour l'éduquer et introduire dans les moeurs et les arts de l'Europe. Le jeune homme mourut de la petite vérole à la fin de 1784. Un vocabulaire de la langue Pelew occupe les pages 251 à 267. Boucher de la Richarderie est assez sceptique quant au portrait idyllique de ces iles brossé alors par lauteur : "L'existence de ces îles, où Wilson et son équipage ont trouvé un peuple dont les nations les plus civilisées de l'Europe pourraient envier les vertus morales, a paru douteuse à quelques personnes et surtout en France, malgré tous les droits que le rédacteur paraît avoir à la confiance à ses lecteurs. Mais ce doute pourrait bien ne tenir qu'à l'espèce de fatalité qui, depuis la publication en Angleterre du Voyage original, jusqu'à sa traduction en français, semble avoir toujours dérobé l'approche et la connaissance de ces îles aux navigateurs." L'ouvrage est illustré de dix-sept planches : frontispice représentant le capitaine Wilson d'après Russel et gravé par Mme Massard, des cartes, portraits, vues... Bel exemplaire. Cox III, 302-303 - Chadenat 3258: "Relation très recherchée" - Boucher de la Richarderie VI, 552. 2 vols. 8vo. 1 frontipiece portrait, 16 engraved plates. First French edition, published the same year than the London OE, of this classical relation of the shipwreck of Henri Wilson and his crew on Ouroulong, little island nearby the Pelew Islands. They stayed a long time there, long enough to bring back very precious ethnographical informations, and a description of an "idyllic" society, a people "from whom the most civilized European nations should envy their virtue." (Boucher de la Richarderie). Fine copy.