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LA CONDAMINE (Charles Marie de).

Journal du Voyage fait par ordre du Roi à l'Équateur, servant d'Introduction historique à la Mesure des trois premiers degrés du Méridien; II. Mesure des Trois Premiers Degrés du Méridien dans lHémisphere Austral. + Nouveau Projet dune Mesure invariable, propre à devenir universelle. Extrait dun Mémoire lû à lassemblée publique de lAcadémie des Sciences, le 24 Avril 1748. (S;L.N.D.); III. Supplément au Journal Historique du Voyage à l'Equateur, et au Livre de la Mesure des Trois Premiers degrés du Méridien : servant de réponse à quelques Objections. Par M. De La Condamine.

Paris, Imprimerie Royale, Durand, et Pissot, 1751, 1752, 1754. 1751 3 vol. in-4° (257 x 193 mm.) de : I. [1] f. (Titre), xxxvi (Préface, Sommaire des années, Errata), 280, xv (Table) pp. 1 carte dépliante (Province de Quito) 5 planches numérotées (4 dépliantes, dont la Carte des Routes), 1 f. hors-texte gravé dépliant (p. 163, "Observationibus"), 1 bandeau gravé ; II. [6] ff. (Titre, avertissement, fautes, table), 266 pp., 3 pl. dépliantes, viii pp. (table) + viii pp. (Nouveau Projet dune Mesure invariable...); [2] ff. (t., approbation), viii pp. (Avertissement), 222 pp., xxviii pp. (Piéces justificatives, table), [1] f. (errata). Plein veau d'époque, dos à cinq nerfs orné, gardes de papier marbré, tranches rouges. (Exemplaire particulièrement frais, à grandes marges).

Rare ensemble en reliure uniforme dépoque, de ces trois textes en édition originale relatifs a cet extraordinaire périple scientifique en Amérique du Sud envoyée pour résoudre la polémique sur la forme de la terre par le calcul des Méridiens. Après une brève carrière militaire, Charles-Marie de La Condamine (1701-1774) se tourna vers les sciences, étudiant les mathématiques, la physique, chimie et mécanique, etc. Il fut reçu à lAcadémie des Sciences en 1730. Lannée suivante, il sembarqua pour son premier voyage avec lescadre de Duguay-Trouin pour les Echelles du Levant (ports méditerranéens de lEmpire ottoman), et visite alors Alger, Tripoli, Tunis, Alexandrie, Jérusalem, la Terre Sainte, Chypre, Constantinople, etc. En 1735, lAcadémie des Sciences envoie deux expéditions pour déterminer par la mesure des méridiens la forme exacte de la terre. La première expédition, composée de Maupertuis, Clairaut et le Monnier se rendit à Lapland pour relever différentes mesures au niveau du cercle polaire arctique. La Condamine, grâce à lintervention de Voltaire qui le tenait en très haute estime, rejoignit la seconde, composée de Bouguer, Godin et qui devait rejoindre le Pérou et Quito pour sa position très proche de lEquateur. A leur arrivée, léquipe se sépara pour enrichir les rapports, et La Condamine prit le chemin de Quito avant de remonter lAmazone, devenant le premier scientifique à explorer cette partie de lAmérique du Sud. Lors de ce périple, La Condamine releva les données qui lui permirent détablir la carte de Quito et collecta plus de 200 objets dhistoire naturelle quil offrit à Buffon à son retour, dont le caoutchouc sur lequel il publia un mémoire faisant pour la première fois connaître ses propriétés (1751). Il rapporta également la première description du quinquina dont est extraite la quinine. Le 6 septembre 1743, lexpédition atteint le fort de Para au Brésil doù La Condamine rejoignit Cayenne où il fit quelques observations astronomiques avant de sembarquer pour la France. A son retour à Paris, il publie en 1745 une « relation abrégée » de son voyage, deux ans après la parution de celui de Bouguer. Les deux étaient contradictoires, Bouguer soutenant la thèse de Descartes et Cassinis (prolate ellipsis) tandis que La Condamine, défendait celle de Newton et Huygens (oblate ellipsoid), et la polémique fut vive. Son ouvrage et la comparaison des mesures rapportées par les différentes expéditions par les Membres de lAcadémie permirent de prouver la théorie de Newton, à savoir que la terre nest pas sphérique mais écrasée au niveau des pôles. La Condamine publiera ensuite les présents volumes, dont Le « Supplément au Journal » , sa réponse aux objections que Bouguer lui adressa à travers ses « Justifications » parues en 1752. Dans son « Nouveau Projet dune Mesure invariable, propre à devenir universelle », relié à la fin du volume II, La Condamine propose une mesure universelle de la longueur qui équivaudrait à la longueur d'un pendule battant une fois par seconde à l'équateur. Le « Journal » lui-même se conclut sur une Histoire des Pyramides de Quito. Il est illustré de la carte dépliante de la Province de Quito, ainsi que de celle des routes, de quatre planches gravées, notamment « Vue de la base mesurée dans la plaine dYarouqui », « Plan de Quito », « Profil et élévation des deux pyramides », ainsi que dun tableau et dun bandeau. Exemplaire très frais . Norman 1249 (Mesure) & 1250 (Journal); Sabin 38479 (Journal), 38483 (Mesure), & 38490 (Supplement). 3 works in 3 vol. in- 4°. Engraved title-vignette in vol. 2, large engraved folding map, 8 plates (7 folding), head- and tail-pieces, one folding table. Contemp. calf. Scarce set in uniform binding period, of these three texts, in first edition, related to an extraordinary scientific journey in South America sent to solve the controversy over the shape of the earth by the calculation of Meridians. After a short military career, Charles-Marie de La Condamine (1701-1774) turned to science, studying mathematics, physics, chemistry and mechanics, and so on. He was received at the French Academy of Sciences in 1730. In 1735, the Academy of Sciences sent two expeditions to determine by the meridian measurement the exact form of the earth. The first expedition, composed of Maupertuis, Clairaut and the Monnier went to Lapland to take different measurements at the level of the Arctic Circle.La Condamine joined the second, composed of Bouguer, Godin. This expedition join Peru and Quito for its position very close to Ecuador. On their arrival, the team split to enrich there observations. La Condamine took the road to Quito before going up the Amazon, becoming the first scientist to explore this part of South America. During this trip, La Condamine retrieved the data that enabled him to draw up the map of Quito and collected more than 200 objects of natural history which he offered to Buffon on his return, including the rubber on which he published a memoir for the first time to know its properties (1751). He also reported the first description of cinchona from which quinine is extracted. On September 6, 1743, the expedition reached Para Fort in Brazil. La Condamine then reached Cayenne where he made some astronomical observations before sailing to France. Back to Paris, he published in 1745 an "abridged relation" of his trip, two years after the publication of Bouguer's. Both were contradictory, Bouguer supporting the thesis of Descartes and Cassinis (prolate ellipsis) while La Condamine defended that of Newton and Huygens (oblate ellipsoid), and the controversy was lively. His work and the comparison of the measurements reported by the various expeditions by the Members of the Academy, allowed Newton's theory to be proved, namely that the earth is not spherical but crushed at the poles. La Condamine then published the present volumes, including The "Supplement to the Journal", his response to the objections that Bouguer addressed to him through his "Justifications" published in 1752. In his "New Project of an invariable Measure, apt to become universal" , bound at the end of Volume II, La Condamine proposes a universal measure of the length which would be equivalent to the length of a pendulum beating once a second at the equator. The "Journal" itself ends with a History of the Pyramids of Quito. It is illustrated with the folding map of the Province of Quito, as well as that of the roads, with four engraved plates. Very fresh copy.

LA CONDAMINE (Charles-Marie de).

Relation abrégée d'un voyage fait dans l'intérieur de l'Amérique Méridionale. Depuis la Côte de la Mer du Sud, jusqu'aux Côtes du Brésil & de la Guiane, en descendant La Rivière des Amazones ; lue à l'Assemblée publique de l'Académie des Sciences, le 28 avril 1745.

Paris, chez la Veuve Pissot, 1745. 1745 1 vol. in-8° (197 x 125 mm) de [2 ff.] (Titre, Extrait des Registres de lAcadémie Royale des Sciences, du 7 novembre 1745), xvi pp. (préface), 216 pp., [2 ff.] (privilège du Roi) ; une carte dépliante (Cours du Marangnon ou de la Grande rivière des Amazones). Plein veau d'époque, dos à nerf orné. (coiffes discrétement restaurées), tranches rouges, pièce de maroquin rouge.

Edition originale de cette présentation du voyage lue à l'Académie des Sciences. En 1735, Voltaire usa de toute son influence pour faire admettre Charles-Marie de La Condamine (1701-1774) dans lexpédition de Godin et Bouguer vers lEquateur. Lobjectif de lexpédition était de relever un degré de latitude dans les régions équatoriales du Pérou afin de déterminer la taille et la forme exacte de la terre. Cette mesure historique, qui a pris près dune décennie, démontra la théorie de Newton que la terre nest pas sphérique mais écrasée au niveau des pôles. Sur le chemin du retour, les chefs de lexpédition choisirent de suivre des routes séparées pour étoffer encore plus leurs rapports. La Condamine choisit la voie dangereuse de traverser le Brésil par lAmazone. La carte gravée accompagnant le texte fut dessinée par La Condamine, et cest la première où les latitudes sont observées. Il en rapporta le caoutchouc et la première description de larbre « quinquina ». La petite expédition atteignit le 6 septembre 1743 le fort brésilien de Para. De là, La Condamine rejoignit Cayenne avant de sembarquer, lannée suivante, pour la France. Il fit quelques observations astronomiques à Cayenne et regagna la France en 1744. Beau parleur et écrivain habile, La Condamine était très apprécié dans les salons. Outre ses travaux sur lexpédition, il publia une relation de son voyage sur lAmazone, des écrits sur la vaccination contre la variole (1754, 1758, 1765) et un mémoire faisant connaître pour la première fois les propriétés du caoutchouc (1751). Il entra à lAcadémie française en 1760. Sa curiosité était proverbiale : il mourut des suites dune opération audacieuse quil avait voulu faire tenter sur lui-même. Sabin 38484 ; Palau 129370 ; Borba de Moraes, p. 446. 1 vol. in-8°. Contemp. calf. 1 fold. map. La Condamine was the geographer of the French Scientific Expedition to South America, sent by the king to measure the arc of the meridian at the Equator in order to be able to determine more accurately the dimensions of the planet. Having completed their measurements, each member of the expedition went their own way. La Condamine chose to return by the way of the Amazon, and then produced the first scientific exploration of this great river. His narrative is full of interesting and curious observations. The folding map is the first detailed map of the Amazon published. Fine copy.

LACAILLE (Nicholas Louis de).

Leçons élémentaires dAstronomie Geométrique et Physique.

Paris: H. L. Guerin & L. F. Delatour, 1764. 1764 1 vol in-8° (195 x 123 mm) de: VI pp., [1] ff., 415 pp., 9 planches dépliantes in fine. Demi vélin de ré-emploi, plats recouverts de papier à la colle rouge et bleu, dos à nerfs, titre de maroquin rouge.

Nouvelle édition corrigée et augmentée (EO : 1746). La Caille est surtout connu pour son travail astronomique et sur les es étoiles, il est particulièrement célèbre pour la précision de ses calculs mathématiques. Alors qu'il était en Afrique du Sud, il a cartographié les positions de près de 10 000 étoiles, les classant en fonction de leur luminosité. Il a également ajouté de nouvelles constellations et complété un levé de terrain de l'Arc de Méridien au Cap. Les mesures précédentes de l'arc Nord-Sud de la Terre avaient été effectuées dans l'hémisphère nord mais pas dans l'hémisphère sud. L'uvre de La Caille a montré à tort que la Terre était en forme de poire au lieu de ronde. L'erreur fut corrigée plus tard par Maclear. (Voir Quérard IV, page 383). 1 vol in-8°. 9 engraved folding plates, woodcut head- and tail-pieces and initials. (Some browning and a few pale stains.) Contemporary vellum-backed boards. Provenance: P.C.A. Cuyrol, Avocat de Beziers (bookplate). New revised, corrected and enlarged edition, after the first of 1746. La Caille is best known for his astronomical work and star charts, and is especially renowned for his mathematical precision. While in South Africa he charted the positions of almost 10,000 stars, grading them according to brightness. He also added new constellations and completed a land survey of the Arc of Meridian at Cape Town. Previous measurements of the North-South arc of the Earth had been completed in the Northern Hemisphere but not in the Southern Hemisphere. La Cailles survey mistakenly showed the Earth to be pear shaped instead of round. The mistake was later corrected by Maclear. (See Quérard IV, p. 383).

LAVOISIER (Antoine-Laurent).

Traite Elementaire de chimie, presente dans un ordre nouveau et d'apres les decouvertes modernes.

Paris, Chardon for Cuchet, 1789. 1789 2 vol. in 8° reliés en 1 (205 x 125 mm) de : XLIV; 653 pp.; VIII; 2 pp.; quelques tableaux dans le texte dont 1 dépliant ; 13 planches dépliantes. Demi basane d'époque, dos lisse orné, titre de maroquin rouge, plats recouverts de papier bleuté. (Contemporary French calf-backed boards, morocco lettering-piece). (coiffes supérieur restaurée, rousseurs).

Seconde édition de ce traité d'une importance majeure par Lavoisier (1743-1794). Cette édition contient des tableaux et plusieurs extraits des registres de l'Académie des sciences et d'autres sociétés savantes, non compris dans le premiere édition, dont on ne connaît que deux exemplaires. Considéré comme laboutissement de la réalisation de Lavoisier, ce traité de chimie posa les fondements de la chimie moderne et balaya les derniers vestiges de l'alchimie, supprima la théorie phlogistique qui avait entravé les progrès de la chimie au XVIIIe siècle. Lavoisier y expose ses contributions majeures à la chimie : il établit le concept de la conservation de la matière en prouvant que les corps composés représentent le poids combiné des substances simples qui les composent. Il résume et affine le travail quil avait commencé dans sa Méthode de nomenclature chimique (1787), réformant la nomenclature chimique, introduisant la définition moderne des éléments et des composés, et réduisant sa liste antérieure de 55 éléments à 33, qui sont encore reconnus aujourd'hui. Enfin, il montre que la combustion et la rouille résultent de combinaisons chimiques avec l'oxygène, ce qui invalide la théorie du phlogistique. Son utilisation intensive de l'équilibre chimique a en outre établi la nécessité de mesures précises pour les recherches chimiques. 2 vol. in-8° bound in 1. Tables in-text + 1 fold. + 1 dépliant ; 13 plates. Contemp. calf. Second edition of this treatise of major importance by Lavoisier (1743-1794). This edition contains tables and several excerpts from the records of the Academy of Sciences, not included in the first edition, of which only two copies are known. Considered as the culmination of Lavoisier's achievement, this treatise on chemistry laid the foundations of modern chemistry and swept away the last vestiges of alchemy, suppressing the phlogistic theory that had hindered the progress of chemistry in the eighteenth century. Lavoisier exposes his major contributions to chemistry: he establishes the concept of the conservation of matter by proving that the composite bodies represent the combined weight of the simple substances that compose them. He summarizes and refines the work he had begun in his Chemical Nomenclature Method (1787), reforming chemical nomenclature, introducing the modern definition of elements and compounds, and reducing his earlier list of 55 elements to 33, which are still recognized today. Lavoisier shows also that combustion and rust result from chemical combinations with oxygen, which invalidates the theory of phlogiston. Its intensive use of chemical equilibrium has further established the need for precise measurements for chemical research. Fine copy.

LE CAILLE (Nicolas Louis de).

Journal historique du voyage fait au Cap de Bonne-Esperance.

Paris, Guillyn, 1763. 1763 1 vol in-12° (165 x 98 mm.) de: xxxvi, 380, [2] ff., 1 carte gravée dépliante. Plein veau marbré d'époque, dos à nerfs orné, titre de maroquin rouge, tranches marbrées.

Édition originale de ce voyage en Afrique du Sud entrepris par La Caille (1713-1762), ornée d'une carte dépliante du Cap de Bonne-Espérance. La Caille, célèbre astronome français et membre de lacadémie royale des sciences, parti pour 4 ans dans l'hémisphère austral de 1750 à 1754 afin deffectuer des observations astronomiques. L'ouvrage contient, entre autres, des observations astronomiques très importantes recueillies par l'auteur durant son voyage, une description très précise de Rio de Janeiro et des remarques sur les coutumes des Hottentots et des habitants du Cap. 1 vol in-12°. Engraved folding map. Contemporary mottled calf, spine gilt, edges marbled. First Edition. Le Caille traveled to South Africa to carry out astronomical observations; he spent 4 years studying the stars of the southern hemisphere from the Cape of Good Hope. Fine copy.

LE GENTIL DE LA GALAISIÈRE (Guillaume).

[RELIURE AUX ARMES DE LOUIS XVI] Voyage dans les mers de l'Inde, fait par ordre du Roi à l'occasion du passage de Vénus sur le disque du soleil le 6 juin 1761 & le 3 du même mois 1769.

A Paris, de l'Imprimerie Royale, 1779 (I.), 1781 (II.). 1779 2 vol. in-4° (262 x 195 mm.) de : I. xvi (titre, dédicace, avant-propos, table des chapitres et des articles), 707, xiii (table des matières), [3] pp (additions, fautes à corriger) pp. 13 planches gravées dépliantes (dont 4 cartes) ; II. xvi (titre, avant-propos, table), 844, xvi, [4] (fautes à corriger, avis au relieur) pp. 14 planches gravées dépliantes (dont 8 cartes). 27 planches au total. Plein veau marbré d'époque, dos à nerfs orné des armes de Louis XVI ainsi que sur les plats (Olivier 2496, fer 1), pièces de titre et tomaison de maroquin rouge, roulette dorée sur les coupes, tranches jaspées rouges, gardes de papier marbré. (coins et coiffes discrétement restaurés, traces de mouillures claires au premier cahier du T. 2 , corps d'ouvrage très frais.)

Unique édition de cette importante relation scientifique due à l'astronome français Guillaume Joseph Hyacinthe Jean-Baptiste Le Gentil de la Galaisière (1725-1792). Ce dernier s'embarqua sur ordre de l'Académie des Sciences pour l'Inde afin dobserver le passage de Vénus sur le disque du Soleil. Il partit de Brest le 26 mars 1760 à bord du Berryer, un vaisseau de cinquante canons de la Compagnie des Indes, et arriva le 10 juillet à l'Ile-de-France (île Maurice), espérant y trouver un autre navire qui appareillerait pour l'Inde. Dans limpossibilité datteindre Pondichéry en raison du conflit contre les Anglais, il fera quelques observations à l'Ile Maurice et décidera d'attendre le passage suivant de Vénus huit ans plus tard. Ainsi son voyage scientifique durera au final onze ans et demi. Il met alors à profit son long séjour et parcourt l'Inde et l'Océan Indien depuis Madagascar jusqu'à Manille, recueillant des spécimens de sciences naturelles, relevant des positions géographiques ou des témoignages ethnologiques pour étudier les marées, les moussons, l'histoire naturelle, l'astronomie et la religion des Indiens. Son ouvrage comporte de nombreuses et précieuses informations sur Madagascar, l'Ile Maurice, la Réunion ainsi que sur les Philippines, détails sur les murs des Indiens de la côte de Coromandel, sur l'astronomie des Brahmes, observations astronomiques faites à Pondichéry, remarques sur la navigation à travers le détroit de Malacca Il parvint à rejoindre à Pondichéry où le gouverneur lui fit construire un observatoire auquel Le Gentil se consacrera plus d'une année. La riche iconographie de l'ouvrage est constituée de 27 planches et cartes consacrées aux informations collectées et à ses observations astronomiques. Exceptionnel exemplaire aux armes de Louis XVI, commanditaire de l'expédition de l'auteur. Brunet III:940; Palau 134364. 2 vols. 4to. Full calf, coat-of arms of Louis XVI. 27 engraved folding plates (including 12 maps). Contemporary calf. First and only edition of this important scientific work due to the French astronomer Guillaume Joseph Hyacinthe Jean-Baptiste The Gentil de la Galaisière (1725-1792). Le Gentil embarked on the order of the Academy of Sciences for India to observe the passage of Venus on the disk of the Sun. He left Brest March 26 and arrived on 10 July in the Ile de France (Mauritius), hoping to find another ship appareillerait for India. Unable to reach Pondicherry because of the conflict with the English, he made some observations in Mauritius and decided to wait for the next passage of Venus eight years later. Thus his scientific journey will last in the end eleven and a half years. He then makes the most of his long stay and travels through India and the Indian Ocean from Madagascar to Manila, collecting specimens of natural sciences, geographical positions or ethnological evidence to study the tides, monsoons, natural history, astronomy and Indian religion. His book contains many valuable information about Madagascar, Mauritius, Reunion and the Philippines, details on the customs of the Indians of the Coromandel coast, on astronomy of the Brahmins, astronomical observations in Pondicherry, remarks on the navigation through the Straits of Malacca ... He managed to reach Pondicherry where the governor had him build an observatory to which Le Gentil will devote himself more than a year.The rich iconography of the book consists of 27 plates and maps dedicated to the collected information and its astronomical observations. Exceptional copy to the arms of Louis XVI, sponsor of the expedition of the author.

LE GUAT (François).

Voyage et Avantures ... en deux isles desertes des Indes Orientales...

London, David Mortier, 1708. 1708 2 vols. in 12° reliés en 1vol (164 x 96 mm) de : [7] ff. (front., titre, épitre), XXX pp. (préface), 164 pp.; [2] ff. (front., titre), 180 pp., [17] ff. (table) (Titres en rouge et noir) et 25 Planches gravées (dont 8 dépliantes), 5 cartes dépliantes et 1 grande affiche dépliante (vol 1 p. 144). Pleine bas. d'époque, dos à nerfs orné, titre de maroquin rouge. (vol 1: salissure p. 54-55, ensemble très frais).

Edition originale de ce voyage aux iles des indes orientales de François Le Guat (1637-1735) lui-même. Ce dernier, protestant calviniste (huguenot), fut, de par la révocation de l'Edit de Nantes, forcé à l'exil en Hollande en 1689. Il se trouvait que les hollandais avaient permis à ceux qui suivaient la religion réformée, de s'établir sur tous leurs comptoirs ainsi qu'en toute île administrée par eux, telle Rodrigues, encore inhabitée. Henri Du Quesne (1642-1722) avait projeté de créer une colonie de réfugiés français à l'île de Mascareignes (aujourd'hui île de la Réunion). L'auteur et dix volontaires s'embarquèrent alors en avant-garde pour l'île à bord d'une petite frégate lHirondelle. Le voyage tourna court et le 30 avril 1691, huit huguenots, dont François Leguat, quittèrent le navire Hirondelle pour descendre à terre et fouler le sol de Rodrigues, découvrant une île quasi paradisiaque et encore inhabitée. Ils y construisirent des huttes et attendirent la venue d'autres navigateurs. Seulement, comme personne ne vint, les colons se résolurent à quitter lîle à bord d'un rafiot de fortune arrangé par eux-mêmes et gagnèrent Maurice où le Commandant Deodati les fit séquestrer injustement trois ans sur l'îlot Vacoas. Puis, embarqués sur un navire hollandais, ils furent conduits à Batavia et jugés pour des crimes imaginaires. Ils furent enfin acquittés et libérés : des huit aventuriers de Rodrigues, trois seulement (Leguat, La Case et Bennelle) rentrèrent en Europe. Plus tard, Leguat finit par s'établir à Londres et relater son histoire. Un récit aussi incroyable quimprobable enrichi de nombreuses illustrations despèces animales et végétales rencontrées et de cartes des lieux. Bel exemplaire. Cox I, P. 284; Quérard V, p. 115. 2 vols. in 12°. 1 frontisp., 25 plates (8 fold.), 5 fold. maps., 1 fold. Poster. Contemp. sheep. First edition of this journey to the oriental islands by François Le Guat. This Huguenot, was, by the revocation of the Edict of Nantes, forced to exile in Holland in 1689. He turned out that the Dutch had allowed those who followed the reformed religion, to establish on all their counters as well as on any island administered by them, such Rodrigues Island, still uninhabited. Henri Du Quesne (1642-1722) had planned to create a colony of French refugees on the island of Mascarene (nowadays Reunion Island). The author and ten volunteers embarked then for the island aboard a small frigate l'Hirondelle. The trip was short and on April 30, 1691, eight Huguenots, including Francois Leguat, left the ship Hirondelle to go down and walk on the ground of Rodrigues, discovering an almost paradise island and still uninhabited. They built huts there and waited for other sailors to come. But then nobody came and the colonists resolved to leave the island aboard a raft of by themselves and sailed to Mauritius where Commander Deodati had them sequestrated unjustly three years on the islet Vacoas. Then, embarked on a Dutch ship, they were taken to Batavia and tried for imaginary crimes. They were finally acquitted and released: of the eight adventurers of Rodrigues, only three (Leguat, La Case and Bennelle) returned to Europe. Later, Leguat finally settled in London and told his story. A story as incredible as improbable enriched with many illustrations of animal and plant species encountered and maps of places. Nice copy.

LE ROUGE [FALLE (Philip)]

Histoire détaillée des isles de Jersey et Guernesey.

Paris, Delaguette, Duchesne, 1757. 1757 1 vol. in- in 12° (165 x 100 mm) de : [1] f.; IV; [1] f.; 2 cartes dépliantes; 184 pp.; 1 schéma dans le texte. (trace de colle en bordure de la grande carte). Plein veau marbré, dos à nerfs orné, armes au centre des plats, roulette dorée sur les coupes, tranches jaspées rouge. (Provenance: armes de Charles-Philippe d'Albert, duc de Luynes et de Chevreuse (1695-1758). Ex Libris de la bibliothèque du Château de Dampierre).

Première édition française, complète de ses 2 cartes dépliantes par Le Rouge (1712-1790), traduite par ce dernier de lédition originale anglaise : « An Account of the Isle of Jersey » (FALLE, Philip, London, 1694). Cartographe, graveur, architecte et ingénieur géographe, Georges-Louis Le Rouge est lauteur d'atlas, de cartes, de plans de bataille et de relevance de place fortes. Dans sa traduction, Le Rouge reste fidèle à tout ce que lauteur dit du Gouvernement Militaire, de la Juridiction Civile, de lAssemblée des Etats ainsi que des Droits et Privilèges. Il précise également que la carte de Lîle par Dumaresq : « paroit sans contredit la meilleure jusquà présent » tant dans celle-ci : « les falaises ou roches à pic y sont distinctement marquées ». Superbe exemplaire, trés frais, conservé dans sa reliure armoriée d'origine. 1 vol. in- in 12°. Contemp. Calf (armorial binding). First French edition, with 2 folding maps by Le Rouge (1712-1790), translated from the original English edition: "An Account of the Isle of Jersey" (Falle, London, 1694). Cartographer, engraver, architect and geographer engineer, Georges-Louis Le Rouge is the author of atlases, maps, battle plans and the relevance of strongholds. In his translation, Le Rouge remains faithful to all that the author says of the Military Government, the Civil Jurisdiction, the Assembly of States as well as Rights and Privileges. He also mentions that the map of the island by Dumaresq: "seems unquestionably the best so far" so much in this one: "the cliffs or steep rocks are distinctly marked". Superb copy preserved in its original armored binding . (Provenance: arms of Charles-Philippe Albert, Duke of Luynes and Chevreuse (1695-1758); Ex Libris from the library of Château de Dampierre).

LEMASSON (H.)

Les établissements français de l'Océanie.

Papeete, 1899. 1899 1 vol in-12° (191 x 121 mm) de: [3] ff. (fx-titre, titre, préface), 142 pp. (dont bibliographie) Brochage éditeur. (couverture restaurée et doublée).

Rare édition de ces notices sur la Polynésie française d'Henry Lemasson(1870-1956) publiées à l'occasion de l'exposition coloniale de 1900. Considérant que les lointaines possessions de la Polynésie sont encore trop méconnues des visiteurs, l'auteur en fait l'instruction détaillée en abordant les aspects géographiques, historiques et économiques. Il y est question notamment de l'archipel des Marquises, de l'archipel Tuamotu ou encore de l'achipel Gambier. A travers ces notices, Lemasson fait la lumière sur la beauté de ses sites et ses incomparables ressources naturelles pour en promouvoir l'essor et le développement auprès de la Métropole. 1 vol in-12°. Publisher rappers. Rare edition of these notes on French Polynesia by Henry Lemasson (1870-1956) published on the occasion of the colonial exhibition of 1900. Considering that the distant possessions of Polynesia are still too unknown to visitors, the author provides detailed instruction in geographic, historical and economic aspects. These include the Marquesas archipelago, the Tuamotu archipelago and the Gambier achipel. Through these notices, Lemasson sheds light on the beauty of its sites and its incomparable natural resources to promote its growth and development with the metropolis.

LEMAU DE LA JAISSE (Pierre).

Plans des principales places de guerre et villes maritimes frontières du royaume de France, distinguez par départemens, Gouvernemens Generaux & Particuliers des Provinces, avec les Officiers generaux et principaux qui y commandent en chef pour le Roy, & dans la Nouvelle France ou Amerique, ensemble les Officiers des Etats Majors de ces Places & des autres Villes interieures du Royaume, au premier Juillet 1736. Gravez dans la Carte Générale de la Monarchie & du Militaire de France, de tous les tems. Presentez au Roy, par Lemau de la Jaisse, de l'Ord. de S. Lazare.

A Paris, Didot, Quillau, Nully, 1736. 1736 1 vol. in-12° (172 x 109 mm.) de : [1] f. (Titre avec vignette aux armes du Roi), 268 pp. 112 plans et médaillons héraldiques gravés sur cuivre, chacun d'entre eux est imprimé sur une pièce de papier circulaire rapportée dans un cadre gravé sur bois. Plein veau glacé d'époque aux grandes armes de France, dos à cinq nerfs orné avec fleurs de lys répétées, pièces de titre de maroquin rouge, double filet doré d'encadrement des plats, armoiries au centre et fleurs de lys estampées dorées aux angles, roulette dorée sur les coupes, tranches jaspées rouges. (Coiffes discrètement restaurées. Provenance: Firmin Lazare (à l'encre sur le titre) et discret petit cachet).

Edition originale de ce rare ouvrage de Pierre Lemau de La Jaisse qui fait suite à la publication en 1733 de sa « Carte générale de la Monarchie et du Militaire de France ». Ce manuel portatif à usage militaire, composé de 112 gravures sur cuivre, énumère les villes françaises fortifiées des côtes d'Atlantique, de Méditerranée et des frontières de l'arrière-pays comme Amiens, Dunkerque, Strasbourg, Perpignan, Monaco, etc. Les planches sont subdivisées par département, chacune avec plan de la ville et son blason en médaillon, dans un cadre circulaire de bois gravé. Explications et noms des dignitaires en vis-à-vis de chaque planche. Le dernier plan représente lHôtel royal des Invalides. Louvrage se termine par la liste des officiers généraux et principaux en poste dans les régions. En France, seules la BnF et la Bibliothèque de lArsenal disposent dun exemplaire. Provenance : Firmin Lazare (ex-libris manuscrit à l'encre brune sur la page de titre). Bel exemplaire. Conlon, "Le Siècle Des Lumières", 36:523. Leclerc, "Americana", n°747. 1 vol. 8vo. Contemp calf, gilted arms of France on covers. 112 copper engraved plans. First edition of this unusual work by Pierre Lemau de La Jaisse. The book is composed of 112 small circular plans mounted within woodcut frames, accompanied by their matching coats of arms, also mounted in smaller circular frames below. Opposite each is a brief description of the town with its position, and a list of the staff officers and the governor. Fine copy.

LEON PINELO (Antonio de).

Epitome de la Biblioteca Oriental i Occidental, Nautica i Geografica.

Madrid, Juan Gonzalez, 1629. 1629 1 vol. petit in-4° (230 x 167 mm.) de: [1] f. (Titre gravé), [43] ff., 186pp, xii., [1] f. Plein vélin ancien de ré-emploi, dos lisse titré à l'encre (comblements de galleries de vers dans les marges).

Edition originale de cette très rare bibliographie : la première à faire état douvrages sur lAmérique. Son auteur, Antonio Leon Pinelo (1589-1660), probablement né à Valladolid, immigra avec ses parents aux Indes Occidentales en 1604. Il vécut en Argentine et au Pérou, où il suivit lenseignement des Jésuites à Lima et fut diplômé de droit. Cette formation de juriste lui permit doccuper de nombreux postes officiels en Amérique du Sud, et notamment celle de maire dOruro. Quand il revint en Espagne en 1612, il devint rapidement membre du Conseil des Indes, en tant que juriste et chroniqueur. Il est dailleurs considéré comme lun des chroniqueurs les plus importants du Conseil. Cette institution fut en charge dadministrer les colonies de la Couronne : les Indes Orientales (Philippines) et Occidentales (Amérique), du 16ème au 17ème siècle. Fondé officiellement en 1524 par Charles Quint, le Conseil statue sur les questions judiciaires, gouvernementales, militaires et religieuses. Dun point de vue légal, le conseil émet des avis (Consultas) qui, avalisés par le Roi, deviennent des édits. Vers 1615, Leon de Pinelo commença à cataloguer ces décrets et ordonnances émis soit par le Gouvernement en Espagne ou par les Vice-rois des possessions américaines, et proposa dès 1623 une première publication référençant les différents articles de lois touchant à ladministration des colonies. Cest la première dune liste duvres importantes consacrées à lAmérique, que lauteur considérait comme le Paradis biblique (cf. « El Paraiso en el Nuevo Mundo », 1656) ; comprenant « Tratado de confirmaciones reales, que se requieren para las Indias Occidentales » (1630), un très sérieux : « Cuestion moral si el chocolate quebronta el ayuno ecclesiastica » (1636), « Aparato politico de las Indias Occidentales » (1653), « Acuerdos del Concejo de Indias » (1658), etc. La présente : « Epitome de la Biblioteca oriental y occidental, nautica y geografica » (Madrid, 1629), reste son uvre majeure, et une référence incontournable, la première bibliographie à mentionner des relations de voyages et autres ouvrages touchant à lAmérique. Pinelo y référence les titres de deux bibliothèques, de 1.200 et 2.250, réunies avec un soin tout particulier (« con particular afecto y devocion »), ainsi que les 300 volumes qui composaient sa bibliothèque personnelle et qu'il léguat au Conseil des Indes. Il enrichit ce catalogue des références douvrages majeurs et de manuscrits quil ne put consulter que dans les grandes bibliothèques de son temps (Duc de Sessa, Ramirez de Prado, Valenzula Velasquez, Nieremberg, Saldierna, Connétable de Castille, Comte Duc dOlivares, palais de lEscurial, Archives de Simancas, Chroniqueur des Indes). Suivant une tradition des débuts de la bibliographie espagnole, les titres des ouvrages étrangers sont traduits en espagnol, mais Pinelo sinspira de modèles comme la Libreria de Doni (1550), et des traditions de catalogage françaises et anglaises, pour arranger sa matière. La première partie (pp. 1 à 60) est consacrée aux uvres relatives à lAsie (spécialement lInde) et lEthiopie, la seconde, (pp. 61 à 136) aux ouvrages qui traitent de lAmérique centrale ou méridionale, ainsi que des îles du Pacifique. Les deux dernières parties (pp. 137 à 186) référencent de nombreux ouvrages généraux de navigation ou de géographie, ainsi que des cartes. Chaque section est classée chronologiquement. A la fin des pièces liminaires, lauteur recense quarante-trois langages indo-américains, alors pratiqués dans les colonies dAmérique du Sud. Une seconde édition parut dans la première moitié du 18ème siècle, largement augmentée par Bracia. Sabin en dit : « The following enlarged edition by Bracia is so clumsily thrown together, that it is quite a relief to refer from it to this neat and well-arranged manual » (40.052). Sur le titre, gravé par J. de Courbes, figurent des allégories des Indes, de lEspagne (Iberica) de la Géographie et de la Navigation. Rare ouvrage de référence pour les voyages dans le Nouveau Monde. Sabin, 40052 ; JCB III (1) 568 (2nd edition) ; Palau 135737 ; MILARES CARLO (Augustin), "El Epitome de Pinelo, Primera bibliografia del Nuevo Mundo", Washington, 1958. 1 vol. small 4to. Engraved title. Ancient vellum. First edition of this very rare bibliography : the first to mention books on America. Its author, Antonio Leon Pinelo (1589-1660), probably born in Valladolid, immigrated with his parents to the West Indies in 1604. He lived in Argentina and Peru, where he followed the teaching of Jesuits in Lima and graduated from law. This allowed him to occupy many official posts in South America, and in particular that of mayor of Oruro. When he returned to Spain in 1612, he soon became a member of the Indian Council as a lawyer and columnist. He is considered one of the Council's most important chroniclers. This institution was in charge of administering the colonies of the Crown : the East Indies (Philippines) and Western (America), from the 16th to the 17th century. Officially founded in 1524 by Charles V, the Council decides on judicial, governmental, military and religious issues. Around 1615, Pinelo began to catalog these decrees and orders issued by either the Government in Spain or by the Viceroys of the American possessions, and proposed in 1623 a first publication referencing the different articles of laws relating to the administration of the colonies. This is the first of a list of important American works considered by the author as Biblical Paradise (see El Paraiso en el Nuevo Mundo, 1656); including "Tratado de confirmaciones reales, que requieren para las las Indias Occidentales" (1630), a very serious one: "moral questioning if the chocolate quebronta el ayuno ecclesiastica" (1636), "Aparato politico de las Indias Occidentales" (1653), "Acuerdos del Concejo de Indias" (1658), etc. The present work : "Epitome of the Eastern and Western Biblioteca, nautica y geografica" (Madrid, 1629), remains its major work, and an unavoidable reference, the first bibliography to mention travel relations and other works relating to America. Pinelo refers to the titles of two libraries, of 1,200 and 2,250, brought together with particular care ("con particular afecto y devocion"), as well as the 300 volumes which made up his personal library and which he left to the Council of the Indies. He enriched this catalog with references to major works and manuscripts which he could only consult in the great libraries of his time (Duke of Sessa, Ramirez de Prado, Valenzula Velasquez, Nieremberg, Saldierna, Constable of Castile, Count Duke of Olivares, Palace of the Escorial, Archives of Simancas, Chronicler of the Indies). Following a tradition from the beginnings of the Spanish bibliography, the titles of foreign works are translated into Spanish, but Pinelo was inspired by models such as the Libreria de Doni (1550), and French and English cataloging traditions, to arrange his material. The first part (pp. 1 to 60) is devoted to works relating to Asia (especially India) and Ethiopia, the second (pp. 61 to 136) to works dealing with Central America or Southern, as well as Pacific Islands. The last two parts (pp. 137 to 186) refer to many general navigation or geography books, as well as maps. Each section is chronologically classified. At the end of the introductory pieces, the author lists forty-three Indo-American languages, then practiced in the colonies of South America. A second edition appeared in the first half of the 18th century (see n° 18 in this list). On the title, engraved by J. de Courbes, are allegories of India, Spain (Iberica) of Geography and Navigation. Rare reference book for travel in the New World.

LEON PINELO (Antonio de).

Epitome de la bibliotheca oriental, y occidental, nautica, y geografca de Don Antonio de Leon Pinelo ... aEadido, y enmendado nuevamente, en que se contienen los escritores de las Indias orientales, y occidentales, y reinos convecinos, China, Tartaria, Japon, Persia, Armenia, Etiopia, y otras partes.

Madrid, Francisco Martinez Abad, 1737-1738. 1629 3 vol. In-folio (304 x 206 mm) de: [144] pp., 200, [1], 201-202, [2], 203-204, [1], 205-536 columns, 537-538 pp., 539-560 [i.e. 561], [2] ff., ; [4] pp., 561-912 columns, 913-920 ff., Divxxi- Divxxvii [i.e., Divxxxii] ff., 921-1174 columns, 1174-1191 columns, 1192-1199 ff., Mcc- Mccxxxviii ff.; [4] pp., 1200-1527 columns, 1526-1729 columns, 132, [2] pp. (déchirure restaurée à l'avant dernier feuillet, dernier feuillet doublé et restauré, avec petit manque de texte habilement recomposé). Contemporary mottled calf, spine gilt (minor wear to extremities). Pleine basane 18ème, dos à nerf orné, titre de maroquin rouge, roulette dorée sur les coupes, tranches marbrées. (accidents aux coiffes, coins émoussés).

Seconde édition de cette très rare bibliographie : la première à faire état douvrages sur lAmérique. Son auteur, Antonio Leon Pinelo (1589-1660), probablement né à Valladolid, immigra avec ses parents aux Indes Occidentales en 1604. Il vécut en Argentine et au Pérou, où il suivit lenseignement des Jésuites à Lima et fut diplômé de droit. Cette formation de juriste lui permit doccuper de nombreux postes officiels en Amérique du Sud, et notamment celle de maire dOruro. Quand il revint en Espagne en 1612, il devint rapidement membre du Conseil des Indes, en tant que juriste et chroniqueur. Il est dailleurs considéré comme lun des chroniqueurs les plus importants du Conseil. Cette institution fut en charge dadministrer les colonies de la Couronne : les Indes Orientales (Philippines) et Occidentales (Amérique), du 16ème au 17ème siècle. Fondé officiellement en 1524 par Charles Quint, le Conseil statue sur les questions judiciaires, gouvernementales, militaires et religieuses. Dun point de vue légal, le conseil émet des avis (Consultas) qui, avalisés par le Roi, deviennent des édits. Vers 1615, Leon de Pinelo commença à cataloguer ces décrets et ordonnances émis soit par le Gouvernement en Espagne ou par les Vice-rois des possessions américaines, et proposa dès 1623 une première publication référençant les différents articles de lois touchant à ladministration des colonies. Cest la première dune liste duvres importantes consacrées à lAmérique, que lauteur considérait comme le Paradis biblique (cf. « El Paraiso en el Nuevo Mundo », 1656) ; comprenant « Tratado de confirmaciones reales, que se requieren para las Indias Occidentales » (1630), un très sérieux : « Cuestion moral si el chocolate quebronta el ayuno ecclesiastica » (1636), « Aparato politico de las Indias Occidentales » (1653), « Acuerdos del Concejo de Indias » (1658), etc. La présente : « Epitome de la Biblioteca oriental y occidental, nautica y geografica » (Madrid, 1629), reste son uvre majeure, et une référence incontournable, la première bibliographie à mentionner des relations de voyages et autres ouvrages touchant à lAmérique. Pinelo y référence les titres de deux bibliothèques, de 1.200 et 2.250, réunies avec un soin tout particulier (« con particular afecto y devocion »), ainsi que les 300 volumes qui composaient sa bibliothèque personnelle et qu'il léguat au Conseil des Indes. Il enrichit ce catalogue des références douvrages majeurs et de manuscrits quil ne put consulter que dans les grandes bibliothèques de son temps (Duc de Sessa, Ramirez de Prado, Valenzula Velasquez, Nieremberg, Saldierna, Connétable de Castille, Comte Duc dOlivares, palais de lEscurial, Archives de Simancas, Chroniqueur des Indes). Suivant une tradition des débuts de la bibliographie espagnole, les titres des ouvrages étrangers sont traduits en espagnol, mais Pinelo sinspira de modèles comme la Libreria de Doni (1550), et des traditions de catalogage françaises et anglaises, pour arranger sa matière. La première partie (pp. 1 à 60) est consacrée aux uvres relatives à lAsie (spécialement lInde) et lEthiopie, la seconde, (pp. 61 à 136) aux ouvrages qui traitent de lAmérique centrale ou méridionale, ainsi que des îles du Pacifique. Les deux dernières parties (pp. 137 à 186) référencent de nombreux ouvrages généraux de navigation ou de géographie, ainsi que des cartes. Chaque section est classée chronologiquement. A la fin des pièces liminaires, lauteur recense quarante-trois langages indo-américains, alors pratiqués dans les colonies dAmérique du Sud. Une seconde édition parut dans la première moitié du 18ème siècle, largement augmentée par Bracia. Sabin en dit : « The following enlarged edition by Bracia is so clumsily thrown together, that it is quite a relief to refer from it to this neat and well-arranged manual » (40.052). Sur le titre, gravé par J. de Courbes, figurent des allégories des Indes, de lEspagne (Iberica) de la Géographie et de la Navigation. Rare ouvrage de référence pour les voyages dans le Nouveau Monde. Sabin, 40052 ; JCB III (1) 568 (2nd edition) ; Palau 135737 ; MILARES CARLO (Augustin), "El Epitome de Pinelo, Primera bibliografia del Nuevo Mundo", Washington, 1958. 3 vol. In-folio. Contemporary calf. . Rare second edition of this scarce bibliography: the first that catalogs account of travels in America. It is a cornerstone book, especially for the list it gives of manuscripts kept in Spain. Leon Pinelo (1589-1660) was born in South America. When he arrived in Spain in 1612, he started working on establishing bibliographies of travel and law books. This second edition of this "Epitome de la Biblioteca Oriental i Occidental" Fine copy of this reference work for the travel in New World.

LESSEPS (Jean Baptiste Barthelemy, Baron de)

Journal historique du voyage de M. De Lesseps, consul de France, employé dans l'expedition de M. le comte de la Pérouse, en qualité d'interprète du Roi; depuis l'instant où il a quitté les frégates Françoises au port Saint-Pierre & Saint-Paul du Kamtschatka, jusqu' à son arrivée en France, le 17 octobre 1788

Paris, Imprimerie Royale, 1790. 1790 2 vol. in-8° (200 x 127 mm.) de : vol. 1 ; [3] ff. (faux titre, titre, privilège) ; VIII (avertissement, fautes à corriger) ; 280 pp. (dont table) ; 1 carte dépliante ; 1 planche dépliante ; vol. 2 ; [2] ff. (faux titre, titre) ; 380 pp. ; VI (table) ; [1] p. (fautes à corriger) ; 1 carte dépliante. Pleine basane fauve d'époque, dos lisse ornés, titres de maroquin brun.

Edition originale de cette célèbre relation du périple à travers le Kamchatka et la Russie de Jean Baptiste de Lesseps (1766-1834) , messager et seul survivant de l'expédition « La Pérouse » envoyée autour du monde par Louis XVI. Lincroyable récit du voyage de Lesseps contient de nombreuses informations sur les Koriaks, les Lamuts et les Tungus, ainsi que de pitoresques descriptions de la vie et du paysage russe du XVIIIe siècle. A mi-chemin de son voyage, La Pérouse envoya le baron de Lesseps par voie terrestre de Petropavlovsk en Europe, avec des lettres et des journaux de l'expédition. Son voyage était très difficile, car il était confronté à des routes primitives, à une distance énorme. Un pays dangereux, et les périls d'un empire à demi civilisé et mal surveillé ; mais il réussit et nous lui devons la survie de nombreux documents parmi les plus importants de l'expédition. Le père de Lesseps était ambassadeur de France à Hambourg et à Saint-Pétersbourg. Sa maîtrise du russe le voit nommé traducteur pour l'expédition de La Pérouse dans le Pacifique. À l'arrivée de l'expédition à Petropavlosk (Kamtchatka) en septembre 1787, Lesseps est envoyé par voie terrestre à travers la Russie avec les comptes rendus et les cartes de l'expédition jusqu'à cette date. Il se rend ensuite à Bolsheretsk, Okhotsk et Yakoutsk, avant de suivre la riviere Lena Kirensk, son bateau ayant fait naufrage sur la rivière, il est contraint de se rendre à cheval à Irkoutsk et arrive à Saint-Pétersbourg en septembre 1788 et à Versailles en octobre. Il pense alors être le dernier à rentrer en France et apprends alors la disparition corps et bien de lexpédition. Les ultimes nouvelles et documents parviennent au roi par des lettres confiées au gouverneur Phillip à Botany Bay lors de la dernière escale de La Pérouse. Cox I p.353; Hill 1010; Howes L270. 2 vol. in-8 °. 2 fold. maps + 1 fold. Plate. Contemp. sheep. Original edition of this famous narative of the journey through Kamchatka and Russia of Jean Baptiste de Lesseps (1766-1834), messenger and sole survivor of the expedition "La Perouse" sent around the world by Louis XVI. The incredible account of Lesseps' trip contains a wealth of information about the Koriaks, Lamuts and Tungus, as well as some peculiar descriptions of life and Russian landscape. Halfway through his journey, La Perouse sent Baron Lesseps by land from Petropavlovsk to Europe, with letters and newspapers from the expedition. His journey was very difficult because he was faced with primitive roads and huge distances. A dangerous country, and the perils of an empire half civilized and badly watched; but he succeeds and we owe him the survival of many of the most important documents of the expedition. Lesseps' mastery of Russian saw him named translator for the expedition of La Perouse in the Pacific. On the arrival of the expedition to Petropavlosk (Kamchatka) in September 1787, Lesseps was sent by land through Russia with the reports and maps of the expedition until that date. He then goes to Bolsheretsk, Okhotsk and Yakutsk, before following the river Lena Kirensk, his ship sinking on the river, he is forced to go horseback to Irkutsk and arrives in St. Petersburg in September 1788 and Versailles in October. He thinks then to be the last one to return to France and learn then the disappearance body and well of the expedition. The latest news and documents reach the king by letters entrusted to Governor Phillip at Botany Bay during La Perouse's final stopover.

MAFFEI (Giovanni Pietro).

Rerum a Societate Jesu in Oriente gestarum volumen, continens Historiam iucundam lectu omnibus Christianis, praesertimÿs, quibus vera Religio est cordi. In qua videre possunt, quomodo nunquam Deus Ecclesiam suam deferat, & in locum deficientium a vera fide, innumeros alios in abditissimius etiam regionibus substituat.

Cologne, G. Calenius, 1574. 1574 1 vol. in-8° (164 x 111 mm.) de : [16] ff. (Titre, Epîtres, Index), 472 pp. Titre illustrée d'une vignette de bois gravé, nombreuses lettrines historiées de bois gravé, 5 pl. de caractères japonais de bois gravé. Plein vélin d'époque, dos titré à l'encre brune. (Restauration de papier à l'angle inférieur de la page de titre avec très léger manque de texte).

Quatrième édition augmentée de cet ouvrage, la première tentative pour établir lhistoire des Missions Jésuites dOrient, et tout particulièrement du Japon. Louvrage sappuie sur la correspondance des missionnaires rassemblée par Manuel da Costa et traduite par Giovanni Pietro Maffei, lun des principaux historiens de lAsie au 16ème siècle. Dès la seconde moitié du 16ème siècle, des membres influents de la Société de Jésus font pression pour que cette histoire soit écrite, avant que quelquun dextérieur ne le fasse. Louvrage, publié pour la première fois à Dillingen en 1571, connait de nombreuses traductions et rééditions, et participe donc à la formation de limage de lOrient dans les esprits occidentaux. Il sagit de l'une des plus importantes compilations de lettres lors des premières missions jésuites en Extrême Orient, entre 1548 et 1571. Luvre comprend 43 lettres concernant le Japon rédigées par Saint Francis Xavier (deux, l'une d'entre elles datée de Novembre 1549 de Kagoshima), de Frois, Almeida, Vilela et d'autres qui apportent des informations inestimables et des détails sur la culture et les coutumes japonaises. Le « Specimen quoddam litterarum vocumque Japonicarum » est illustré de bois gravés représentant des caractères de calligraphie japonaise. La première partie est tirée dun manuscrit : « Historia dos missiones do Oriente até o anno de 1568 » dû à Manuel da Costa. Ce dernier, un jésuite portugais, missionnaire et bibliographe, enseigna à Coimbra, où se trouvait une grande partie de la correspondance jésuite non censurée. Le manuscrit est envoyé à Rome, pour être traduit en latin et préparé pour la publication par Giovanni Pietro Maffei (1538-1603). Maffei ajouta au manuscrit un grand nombre de textes dans une partie quil intitula « De Japonicus rebus epistolarum ». Il commence à travailler sur les textes de Da Costa en 1565, alors quil entame son noviciat à la Société de Jésus de Rome. A lépoque de la parution de louvrage, il est ordonné prêtre et Mercurian, Supérieur Général de lordre, le charge de rédiger une vie de Saint Ignace de Loyola (1585). Mercurian lenvoie par la suite au Portugal pour rédiger, à partir des archives du royaume, une histoire générale des Missions portugaises aux Indes orientales. Louvrage, « Historiarum Indicarum Libri XVI » qui paraît en 1588, est luvre maîtresse de Maffei, et est particulièrement prisée pour son apport sur le Japon. Bel exemplaire dans sa reliure d'époque de ce rare ouvrage, lune des premières sources sur le Japon. 1 vol. 8vo. Woodcut vignette on title, several large historiated woodcut initials, 5-pages of woodcut Japanese characters. Contemporary limp vellum. Fourth expanded edition. One of the most important compilations of letters relating to the early Jesuit mission in the Far East between 1548 and 1571, including 43 relating to Japan written by St. Francis Xavier (two, one of which dated November 1549 from Kagoshima on his arrival in Japan), Frois, Almeida, Vilela and others which provide invaluable details on Japanese culture and customs. The Specimen quoddam litterarum vocumque Japonicarum is illustrated with woodcut Japanese calligraphy. [Cordier, Japonica 60].

MANUSCRIT) RAMEZAY (Jean Baptiste Nicolas Roch de) / VAUDREUIL (Pierre de Rigaud de Cavagnal, marquis de)

Etat des services de Ramezay - /cy devant Lieutenant de Roy de Quebec () à Paris ce sixieme jour de may mil sept cent soixante un [accompagné de] Mémoire du Sieur Ramezay, commandant à Québec, au sujet de la reddition de cette ville, le 18 septembre 1759, d'aprés un manuscrit aux archives du bureau de la marine à Paris.

A Paris le 6 mai 1760 / Québec, presses de John Lovell, 1861. 1760 5 pp. à la plume sur 2 doubles ff. in-folio .(380 x 238 mm), le 4e blanc qui porte le magnifique filigrane entier de Van der Ley, ruban en soie bleue dorigine (traces des plis denvoi, quelques taches et salissures d'usage, bel état de conservation) / 1 vol in 8° de [2] ff., 84, 38 pp. (dédicace à l'encre sur le titre à W Lighthall, maire de Montréal, mar P.S. Murphy, président de la société littéraire et historique de Québec). Chemise, étui modernes (atelier Devauchelle, Paris). / Reliure plein chagrin brun souple, dos lisse titré à l'or en long.

Manuscrit original du mémoire relatant les brillants états de service de J. B de Ramesey, dernier commandant militaire de la ville de Québec avant sa chute le 18 septembre 1759, document principal produit pour sa défense lors de son procès. Le document porte la signature de Pierre de Rigaud de Cargnial, marquis de Vaudreuil (Québec, 1698 Paris, 1778), qui fit une carrière dofficier dans les troupes de la Marine. Il fût gouverneur de la Louisiane de (1743-1752) puis, reprenant un poste jadis occupé par son père, il devint gouverneur général de la Nouvelle-France en 1755, ce qui en fit un des principaux acteurs de la guerre contre les anglais qui sacheva, en 1760, par la perte de ce territoire. Jean Baptiste Nicolas Roch de Ramezay (Montréal 1708 Blaye, 1777), fils cadet de Claude de Ramezay (1659-1724, gouverneur de Trois-Rivières de 1690 à 1699 et de Montréal de 1704 à 1724 et gouverneur par intérim de la Nouvelle-France de 1714 à 1716, et qui érigea le « Château de Ramezay », célèbre monument historique de Montréal devenu musée) fut le signataire de la capitulation de Québec en septembre 1759. Lofficier de Marine et lieutenant du Roi avait alors suivi un ultime ordre du marquis de Montcalm, blessé à mort au cours dun combat dans les plaines dAbraham, lui demandant « de tenir aussi longtemps quil pourrait », mais lautorisant à « rendre la ville plutôt que de soutenir une attaque qui eût amené les ennemis, selon les lois de la guerre, à ne point faire quartier à ses habitants ». Cependant, Vaudreuil lui fit le reproche de ne pas avoir tenu compte de son ordre, annulant le précédent, « de tenir et de ne pas capituler », et linformant « que des approvisionnements et des renforts lui parviendraient dans les quelques heures suivantes ». Ainsi, Ramesay rendit Québec aux Anglais et Vaudreuil lui envoya une note brève et acerbe, linformant quil aurait à rendre compte au Roi personnellement de son geste : il estimait que sans cette capitulation, larmée britannique eût dû lever le siège dans les jours suivants et partir avec la flotte, qui naurait osé courir le risque dêtre bloquée sur le fleuve par larrivée soudaine de lhiver. La question de savoir si Ramesay avait eu raison de suivre la dernière volonté de Montcalm reste un débat dhistoriens, mais le présent document, véritable plaidoyer signé du même Vaudreuil pour permettre à Ramsey, alors rentré en France en ayant perdu la plupart de ses biens, dobtenir une bonne rente du Roi pour ses services rendus, est dun intérêt historique majeur. Il démontre que, passé le fracas des événements, Vaudreuil (qui de plus sétait trouvé dans une situation analogue en ordonnant la capitulation de Montréal en octobre 1760, ce qui lui valut une longue procédure daccusation qui fût finalement favorable) reconnu la bravoure de Ramsay, victime dun concours de circonstances et qui avait fait preuve au cours de sa longue carrière de tant de dévouement et de bravoure au service de la Nouvelle France. Le présent document présentant sa vie et ses états de service constitue la pièce centrale parmi les dix que Ramesay prépara et produisit pour sa défense lors de son procès. En le signant, Vaudreuil, à lorigine son principal accusateur, le réhabilite ainsi totalement. Lexemplaire joint de la rare publication de laffaire par la société littéraire et historique de Québec parue en 1861 permet de mieux comprendre le contexte et limportance du présent document. Sa lecture attentive nous donne aussi quelques clés : le texte identique reproduit comme pièce n° 1 (p 16 à 19, seconde pagination) sintitule « copie du mémoire », de même pour les documents. Or, notre document manuscrit porte bien « N°1 » mais aucune mention de copie : il sagit donc de loriginal conservé par Ramesay, qui avait certainement gardé les autres pieces originales. Dans lintroduction, il est révélé que Ramesey avait demandé quil lui fut permis de faire publier ce mémoire à 150 exemplaires, ce qui lui fut refusé. "Ramsesay est innevitablement devenu une victime qu'il fallait sacrifier" en conclu l'auteur. Aussi : quelques mots de la copie semblent avoir été mal recopiés ou réinterprétés. (voir en annexes). Transcription partielle du texte : "permettés à de Ramezay de remettre sous les yeux de votre grandeur que son père s'est distingué dix ans dans le gouvernement des trois rivières et vingt ans dans celui de Montréal où il est décédé. Que ses trois frères sont morts au service; L'ainé dans la marine tué à la bataille de Liogenere, le deuxieme lieutenant aussi tué par les Charaquis dans l'invitation des nations sauvages à la destruction des Renards et le troisième à péri capitaine dans le vaisseau du Roy Le Chameau. Que lui fait enseigne en 1720 à sevi dans la garnison de Montréal jusqu'en 1726, ou il fait Lieutenant, il fut du nombre des officiers envoyés à Niagaras pour prendre ce poste et établir une maison d'opposition aux anglois qui venaient en nombre à Chouaguin faire la traite avec les sauvages. Qu'en 1728, il fit la campagne des Renards sous les ordres de M. de Lignerie. Qu'en 1731 envoyé à la pointe de Chagouamigou pour y maintenir sous l'obéissance du Roy les sauvages conjurés, il leur retira et remis à M. le marquis de Beauharnois son général, un colier que les anglois leur avaient donné pour qu'ils se joignissent à toutes les autres nations et egorgeassent tous les françois des postes des païs dont nous étions en possession. Qu'en 1742 il fut envoyé au poste de Nepigon voisin du Fort Rhupert à la Baye Dudeson possédé par les anglois pour y commander et contenir les sauvages. Qu'en 1747 envoyé à La Cadie commandant un détachement de 1800 canadiens et sauvages pour y attendre M. le Duc Danville, il prit par le travers de Gaspée que les anglois s'etoient emparé du port Lajoye en L'isle St. jean où ils les guettoient au passage avec une frégatte de 36 à 40 pièces de canons et deux autres vaisseaux de moindre force, il entra dans la Baye de Gaspée, envoya une chaloupe bien armée à la Baye verte chercher des pilotes acadiens qui cabotoient par une route inconnue aux nôtres, fit sonder et examiner ce nouveau passage (par la devenu utile pour aller à la Baye verte) pour assurer ses 6 ou 7 batiments dont le plus fort étoit de 300 tonneaux, ordonna le départ, se rendit le lendemain a la Baye verte, lieu de sa destination, fit un détachement de canadiens et sauvages des plus ingambes qu'il envoya avec quelques officiers et cadets et M. de Montesson à la tête contre les anglois ambusqués dont la garde qui étoit à terre fut prise et le reste tué. De là se rendit aux mines pour être à portée de deux Vaisseaux du Roy arrivés au Port de Chiboutouk et commandés par M. Duvigneau qui n'ayant aucune nouvelle de l'Escadre, le chargea de plus de soixante prisonniers et revint en France » Le texte se poursuit, tout aussi passionnant, puis sachève ainsi : . « En 1758 fait Lieutenant de Roy de Quebec, il y soutenu en 1759 un siège de 66 jours, une ville ecrasée par les bombes et canons de l'ennemi jusqu'a la capitulation; forcée par le défaut de subsistance et d'hommes, le peu qui lui restoit etant entièrement découragés et de mauvaise volonté, Epouvantés par les menaces de l'assaut, jointe a ce que la place étoit ouverte de toutes parts et susceptible d'insulte au premier coup de main, qui avec les raisons dont il a rendu compte à la Cour, donnant occasion à un Conseil de Guerre pour déliberer sur un parti convenable aux circonstances, dont le résultat fut d'avoir la meilleure Capitulation possible. d'après ce compte exact et fidel, De Ramzay non compris dans la capitulation de la rèduction du Canada, libre, et en etat de continuer ses services, et en france avant la fixation a moitié des appointemens des officiers forcés à ne plus servir pendant la guerre; Espère que la Cour lui accordera la continuation de ses premiers appointements où au moins n'en fera par la réduction antérieure a celle des autres officiers, se flattant de ne pas meriter un plus mauvais traitement qu'eux. Nous Grand Croix de l'ordre Royal et Militaire de St. Louis Certifions, que le Sr de Ramezay, cy devant Lieutenant de Roy de Quebec est dans ses memoire conforme à la vérité; qu'il a donné en tout tems et lieux, des preuves évidentes de sa valeur, sagacité, prudence, soins, exactitudes, vigilance et capacité. En foi de quoi lui avons donné le présent pour lui servir et valoir ce que de Raison. A Paris ce sixième jour de May 1761" signé "Vaudreuil". Exceptionnel document impliquant deux membres de familles célèbres dans lhistoire de la Nouvelle France, qui furent les acteurs principaux du conflit anglo-français qui sacheva par la perte de la Nouvelle France au profit des britanniques. Annexes : Surtitre dans lédition : Copie du Mémoire des services du Sr de Ramezay, signé par M. le Mquis de Vaudreuil, - cotté dans le mémoire cy-devant sous le N°. 1. Notre texte est édité pp. 16-19 (voir biblio pour la double pagination dans lédition de 1861). - Le Numéro 1 figure bien sur notre ms coin sup. g. de notre manuscrit - Contrairement au Mémoire qui serait loriginal au Ministère de la Marine (voir biblio), les 10 pièces jointes par Ramezay au dossier, dont la nôtre est la première, sont dans lédition signalées en copies, lesquelles furent seules déposées, Ramezay ayant gardé les originaux lors du procès en légitimation. Chacune porte en dessous la mention : Pour copie collationnée, conforme à loriginal et la signature de Ramezay. Cette mention est naturellement absente de notre manuscrit original qui porte la seule signature essentielle de Vaudreuil son supérieur, annulant ainsi le différent qui a pu naître dans linterprétation de ses ordres donnés entre le 13/14 (départ dans la nuit de larmée défaite) et 18 sept. 1759. - Note philologique inédite : lors de la transcription levée après 1852 pour la future édition de 1861, notre texte fut relu à laune de ce quétait devenu le Canada anglais après le Traité de Paris du 10/2/1763 et non plus à loccasion des seules capitulations des deux villes dont celle de Montréal le 8/9/1760, soit qqs mois avant la date de notre ms. Daprès ce compte exact et fidel, De Ramezay non compris dans la capitulation de la réduction du Canada >> dans lédition p. 19 :Daprès ce compte exacte [sic] et fidèle, de Ramezay, non compris dans la capitulation de la reddition du Canada. Réduction, vieux mot quon utilise encore pour les réductions des jésuites du Paraguay signifie soumission ou, selon Littré : «réduction sest dit de laction de ramener sous lautorité ce qui sy était soustrait. La réduction des rebelles () la réduction de lIrlande (Racine) » JEAN-BAPTISTE de RAMEZAY, fils de Claude de Ramezay, officier et gouverneur de Montréal jusquà sa mort en 1724 qui fit bâtir ce qui constitue actuellement le château Ramezay. Aucun ms Ramezay nest conservé au dit Musée. Ce ms contient sur sa famille et les faits darmes de ses frères décédés et lui-même des détails biographiques inédits de première main. Célèbre pour avoir signé la capitulation de la ville de Québec le 18 sept. 1759 comme lieutenant du roi nommé par le Marquis de Vaudreuil gouverneur de la Nouvelle-France, suite à la défaite des troupes françaises sur les plaines dAbraham, larmée ayant quitté Québec pour se ravitailler et laissant désormais seule la petite garnison de la ville à la merci des anglais. Biblio : Première publication : Mémoire du Sieur de Ramesay, commandant à Québec, au sujet de la reddition de cette ville, le 18 septembre 1759, daprès un manuscrit aux Archives du bureau de la Marine, à Paris. Publié sous la direction de la Société littéraire et Historique de Québec. Québec, Des presses de John Lovell, 1861 (exemplaire dédicacé joint). Attention à la double pagination : Le Mémoire de Ramezay ne commence quaprès la page 84 et est paginée séparément (de 1 à 16). Ce ms semble être loriginal daprès une note aut. relatée dans lintroduction lors de sa découverte en 1852.- Viennent ensuite les 10 pièces numérotées ajoutées par Ramezay pour étayer son dossier judiciaire . Elles sont en copies au Ministère (mention dûment signalée à chaque fois, Ramezay ayant gardé les originaux). Notre texte original correspond au numéro 1 (pp. 16-19). Voir aussi: Roy, La famille de Ramezay, Lévis, 1910. Texte de Wikipédia Plaines dAbraham Abandon de Québec La conséquence la plus immédiate de la bataille de l'avant-midi du 13 septembre est la décision par l'armée française de quitter le camp de Beauport. Cette décision signifie que la ville de Québec est abandonnée à la seule protection de sa garnison de quelque 2054 hommes. Le conseil de guerre que tient Vaudreuil dans l'après-midi oppose Vaudreuil et Bigot, qui veulent rassembler l'armée entière et attaquer au point du jour le lendemain, et les officiers qui ont assisté à l'ensemble de la bataille, qui croient que c'est un mauvais plan. Les officiers proposent d'abandonner le camp de Beauport complètement pour se replier sur la rivière Jacques-Cartier, qui se trouve à 40 km à l'ouest de Québec. Vaudreuil se résigne au jugement de ses officiers, car il croit que s'il donne l'ordre d'attaquer contre leur opinion unanime, il s'expose «à perdre la bataille et la colonie.» À 21 h, les troupes quittent Beauport par la route de Charlesbourg, laissant derrière eux leurs bivouacs et ne transportant qu'un minimum de rations et de munitions. Ce qui reste de l'armée française construira le fort Jacques-Cartier, sur la rive ouest de la rivière Jacques-Cartier; plusieurs soldats et miliciens y passeront l'hiver pour bloquer toute tentative de passage par l'armée Anglaise. Début du siège terrestre À la mort de Wolfe, le commandement revient naturellement au brigadier-général Robert Monkton, l'officier en second. Cependant, celui-ci est gravement blessé et on le transporte hors du champ de bataille. En conséquence, les soldats britanniques sont désormais sous les ordres du brigadier-général George Townshend, qui commence les préparatifs du siège terrestre de Québec, sous la supervision de Monckton et avec le concours de la Marine royale de Saunders. Townshend fortifie sa position de diverses façons et vers 22 h envoie un détachement de 200 soldats prendre l'Hôpital Général pour y installer son commandement. Le matin du 14 septembre 1759, la marine britannique travaille à transporter de nombreuses pièces d'artillerie sur les Buttes-à-Neveu. Trois jours plus tard, elle y a amené 60 canons, 58 mortiers et obusiers Howitzer. Jean-Baptiste-Nicolas-Roch de Ramezay, qui sort tout juste de l'hôpital pour reprendre ses fonctions, apprend à 18 h que l'armée quitte les lieux. Vaudreuil lui donne des instructions dans le cas où sa garnison se verrait forcée de capituler par manque de vivres. En plus de l'abandon de l'armée, de Ramezay est confronté à un problème auquel il n'est pas préparé : les résidents de Québec qui se sont réfugiés dans les faubourgs pour se mettre à l'abri des bombes lancées de la Pointe-Lévy depuis juillet, sont revenus en masse depuis la bataille de l'avant-midi du 13 septembre sur les plaines. De Ramezay se retrouve subitement responsable de nourrir 2700 bouches de plus. Dans la position critique où il se trouve, il prend la décision de ne pas informer ses hommes du départ de l'armée et le fait qu'elle a décampé en laissant les bivouacs derrière elle réussit à les tromper jusqu'au lendemain67. Le capitaine Louis-Thomas Jacau de Fiedmont, commandant de l'artillerie, dirige trois canons et deux mortiers en direction des plaines d'Abraham, au-delà des Buttes-à-Neveu. Même s'il n'est pas en mesure de savoir exactement où les bombes tombent une fois passées les Buttes, son artillerie soutient un feu constant durant la nuit du 14 au 15 septembre. Lorsque l'absence totale de mouvement au camp de Beauport durant toute la journée du 14 septembre fait comprendre la situation aux soldats, l'effet sur le moral est dévastateur. La garnison que commande de Ramezay consiste en 345 soldats des troupes de terre, 130 soldats des troupes de la marine, 19 artilleurs, 820 miliciens et 740 matelots. De Ramezay lui-même et la plupart des hommes en service croient impossible de défendre la ville avec succès sans l'appui de l'armée. Au peu d'espoir dans le succès du siège s'ajoute également la crainte des conséquences que pourraient avoir un assaut de l'armée britannique sur la population réfugiée dans la ville, c'est-à-dire, dans bien des cas, les femmes, enfants et parents des hommes en service. Capitulation Le 15 septembre, une assemblée de 24 notables de Québec (dont des commerçants, des officiers de milice et des fonctionnaires) se tient dans la résidence (en partie détruite) de François Daine, lieutenant général de la Prévôté de Québec. Les membres de l'assemblée signent une requête demandant à de Ramezay de négocier la reddition de Québec. Daine remet la requête à de Ramezay en main propre le jour même. De Ramezay réagit à la requête en tenant un conseil de guerre dans lequel il demande aux 14 officiers présents de coucher leur opinion par écrit, après leur avoir communiqué les ordres de Vaudreuil et fait savoir, par la bouche de Cadet, que la ville dispose de quatre jours de pleines rations, ou huit jours de demi-rations. Mis à part Fiedmont qui conseille de réduire les rations au minimum pour «pousser la défense de la place jusqu'à la dernière extrémité.», tous conseillent la capitulation dans les termes les plus honorables. De Ramezay se range avec la majorité et décide qu'il est temps de négocier. Le 16 septembre, de Vaudreuil dépêche Thisbé de Belcourt à la tête d'un détachement de 30 cavaliers pour informer de Ramezay que l'armée s'apprête à revenir, dès que de Lévis sera sur place. Un cavalier revient le jour même pour transmettre la réponse du capitaine Armand de Joannès, l'adjudant de Ramezay, que ce dernier a envoyé avec Magnan pour constater la situation de l'armée et en faire rapport. Le message que Vaudreuil reçoit de Joannès l'informe que Québec s'apprête à capituler. De Lévis, qui reçoit l'ordonnance de Vaudreuil le matin du 15 septembre, alors qu'il est à Montréal, arrive au camp à l'embouchure de la rivière Jacques-Cartier à 10 h le matin du 17 septembre. Il prend immédiatement le commandement des troupes de terre. Il croit, comme Vaudreuil, qu'il faut attaquer sans plus tarder pour reprendre la ville coûte que coûte ou alors, si c'est impossible, la détruire en entier pour que l'ennemi ne puisse y passer l'hiver. L'armée se met en route le jour même. À peu près au même moment, de Ramezay se prépare à ouvrir la négociation, mais Joannès s'objecte. Joannès, qui a appuyé la capitulation avec les 12 autres officiers le 15 septembre, a maintenant changé d'avis. De Ramezay accepte de repousser l'échéance. Belcourt arrive avec ses cavaliers au cours de la journée et informe la garnison que l'armée est déjà en route et que des vivres arriveront sous peu. À 15 h, de Ramezay hisse le drapeau blanc et envoie Joannès au camp britannique pour proposer la capitulation. La capitulation est acceptée en entier sauf pour un article permettant à la garnison de réintégrer l'armée française. Les Britanniques veulent plutôt transporter la garnison dans un port français situé hors du pays. Joannès retourne ensuite à Québec avec une copie de la capitulation modifiée afin de la faire approuver par de Ramezay, qui renvoie Joannès au camp britannique à 22 h 30. Juste comme Joannès sort de la ville par la porte St-Louis, le capitaine de Rochebeaucourt entre par la porte du Palais avec 100 cavaliers transportant des poches de biscuits mouillées par la pluie. De Ramezay informe le capitaine qu'il est déjà trop tard. Le matin du 18 septembre, de Ramezay et Townshend signent la capitulation de Québec dans le camp britannique. Le soir, l'armée britannique prend possession de la forteresse de Québec 5 manuscript pp. on 2 doubles ff. / 1 vol in 8 ° of [2] ff., 84, 38 pp. (Dedication in ink on the title to W Lighthall, mayor of Montreal, mar P.S. Murphy, president of the literary and historical society of Quebec). Original manuscript of the memorandum recounting the brilliant carrier of J. B de Ramezay, the last military commander of the city of Quebec before his fall on September 18, 1759.

MARTIN (John). Auguste Jean Baptiste DEFAUCONPRET, translator.

Histoire des naturels des îles Tonga ou des Amis, situées dans locéan Pacifque, depuis leur découverte par le capitaine Cook; redigee par John Martin, sur les details fournis par William Mariner.

Paris, Gide Fils and Nicolle, November 1817. 1817 2 vol. in-8° (250 x 125 mm.) de : 398 pp. ( dont les xxii pp. du début), [1] ff.; 398 pp. Demi-veau d'époque, dos lisse orné, plats recouverts de papier à la colle bleu, tranches jaspées. (reliure et corps d'ouvrage très frais).

Première édition française du récit de John Martin sur les quatre années de William Mariner aux iles Tonga entre 1806 et 1810, premier récit détaillé de la vie dans ces îles, bien qu'elles aient été découvertes par Schouten en 1616, avec un premier contact avec les Européens lors des voyages de Cook en 1773 et 1777. Cette version française, parue la même année que lédition en anglais, est rare et absente de la plupart des collections (pas dans « Hill » ni « Kroepelien »). Mariner était un jeune marin britannique sur le baleinier « port au prince ». Armé à la course en 1806, il captura deux navires espagnols : le brick « Santa Isidora » et la « Santa Maria », qui furent ensuite envoyés à Port Jackson pour être vendus. Le « Port-au-Prince » visita Hawaii à la fin de 1806, puis navigua avec un équipage en partie hawaïen. A Tonga, l'équipage se mutina, et la plupart des marins furent massacrés par les indigènes. Mariner en réchappât grâce à la protection du roi des Tonga et y vécut comme son fils adoptif pendant quatre ans. L'histoire de Mariner a été citée par Byron comme l'une des inspirations de son poème « The Island, or Christian and his Comrades (1823), un récit romantique sur la mutinerie Bounty. Louvrage comporte une grammaire et un dictionnaire tongan-anglais, avec un autre appendice important "sur les compétences chirurgicales du peuple Tonga", avec des références à des pratiques similaires à celles dHawaii. C'est l'un des premiers récits sur les pratiques médicales indigènes dans le Pacifique. John Martin, était médecin et météorologue. La traduction française est due à Auguste-Jean-Baptiste Defauconpret, également à lorigine de la première édition française du premier voyage de Sir John Franklin (même éditeur, 1824). Superbe exemplaire, très frais. Martin, "Catalogue d'ouvrages relatifs aux Iles Hawaii", p. 18; Judd, "Voyages to Hawaii before 1860", 117. Forbes, "Hawaiian National Bibliography", 468. 2 vol. 8°. Contemp. half calf. First French edition of Martin's account of William Mariner's four years in Tonga between 1806 and 1810, which provided the first account of life in the islands , visited by Cook in 1773 and 1777. Published same year as the English, this version is rare ( not in Hill and Kroepelien). Mariner was a young British sailor on board the Port au Prince, a whaler that visited Hawaii in 1806, and then sailed with a number of Hawaiian crew. At Tonga the crew mutinied, and most were massacred by the natives, but Mariner came under the protection of the King and lived there for four years. Mariner's story inspired Byron for his poem The Island, or Christian and his Comrades, a romantic narrative of the Bounty mutiny. The work includes a grammar and a Tongan-English dictionary, with a further important appendix "on the surgical skills of the Tonga people", with references to similar practices in Hawaii. This is one of the earliest accounts of indigenous medical practices in the Pacific. John Martin, Mariner's ghost-writer, was a physician and meteorologist of some note. This French translation was by Auguste-Jean-Baptiste Defauconpret, who also prepared the first French edition of the first voyage of Sir John Franklin (same publisher, 1824). Fine fresh copy.

MEDINA (Pedro de).

Larte del navegar. In laqual si contengono le regole, dechiarationi, secreti, & avisi, alla bona navegation necessarii...

Venice: Gianbattista Pedrezano, 1554. 1554 8 parties en 1 vol. in-4° (205 x 150 mm) de : [12] ff. (titre gravé, privilège, préambule, table et 1 f. blanc) ; CXXXVII (erreurs de pagination entre les ff. XXX et XXXII, XLVIII et LVII, LXIX et LXXIII, CXXXIIII et CXXXVI) ; 8 titres gravés (correspondant aux 8 parties) ; très nombreuses lettrines gravées, 1 carte gravée à pleine page ; très nombreux schémas et tableaux dans le texte, le tout compris dans la pagination. (corps d'ouvrage particulièrement frais). Plein vélin d'époque, dos lisse avec traces de titrage à l'encre, tranchefils traversant les coiffes, traces de lacets. (accidents aux coiffes).

Rare première édition italienne de ce célèbre traité de navigation, premier ouvrage scientifique consacré au sujet. L'historien et hydrographe, Pierre de Médine naquit en 1493, sans doute à Séville, et mourut probablement en 1567. Humaniste et savant, il publia cinq livres, dont trois au moins en Andalousie : Libro de grandezas y cosas memorables de España, Libro de la Verdad (Séville, 1549), Arte de navegar (Valladolid, 1545), Cronica breve de España (Séville, 1548), Tabula hispaniae geographica (Séville, 1560), Cronica de los duques de Medina (1561). LArt de naviguer connut un immense succès en Europe, comme en témoignent ses nombreuses traductions. La présente est due à Vincenzo Paletino da Corzula, traduite de loriginal espagnole. Dès les premiers mots du « proème », Pierre de Médine, en 1545, et son traducteur, en 1554, répètent une leçon quUlysse, et Gilgamesh avant lui, enseignaient déjà aux enfants du Croissant fertile et quaucune École Navale ne manque, aujourdhui, denseigner à ses novices dès leur prime amarinage : « il faut tout savoir avant dappareiller ». Oui, tout, du monde et des hommes, des pratiques et théories. Lencyclopédie est le commencement de la philosophie, la moindre de ses politesses, comme le début de la navigation. Du dynamisme de ses erres, celle-ci relie les pays du monde comme les régions de la connaissance. Habiter, construire, naviguer, penser supposent la même communication. LArt de naviguer doit donc se lire, dabord, comme le modèle réduit du savoir contemporain, comme une traduction, en langage de mer, dune sorte dInstauratio magna, dans le style de Francis Bacon, dont le frontispice se souvenait encore, en 1628, de la caravelle cinglant vers le Nouveau Monde. L'ouvrage est illustré 82 diagrammes et figures sur bois précisant le type de navigation recommandé, en fonction des vents, du Soleil, de l'étoile du Nord ou de la Lune. ), y compris la grande gravure sur bois des navires sur le titre et au début du livre 2, et d'une carte pleine page de l'Europe, de l'Afrique et du Nouveau Monde 1 vol. in-4°. 82 woodcuts in text, full-page woodcut map. Contemp. vellum. Rare first Italian edition of this famous navigation treatise, first scientific work devoted to the subject. The historian and hydrograph, Peter of Medina was born in 1493, probably in Seville, and probably died in 1567. Humanist and scholar, he published five books, including at least three in Andalusia: Libro de grandezas y cosas memorable de España, Libro of Verdad (Seville, 1549), Arte de navegar (Valladolid, 1545), Cronica breve de España (Seville, 1548), Tabula hispaniae geographica (Seville, 1560), Cronica de los Medina (1561). The Art of Navigation had a huge success in Europe, as evidenced by its many translations. The Art of use must be read first, as the model of contemporary knowledge, such as translation, in maritime language, a sort of Instauratio magna, in the style of Francis Bacon, whose frontispiece still remembered in 1628, the caravel sailing towards the New World. The present edition is due to Vincenzo Paletino da Corzula, translated from the Spanish original. The book is illustrated 82 diagrams and wood-cut figures specifying the type of navigation recommended, according to the winds, the Sun, the North Star or the Moon. ), including the great woodcut of the ships on the title and early book 2, and a full-page map of Europe, Africa and the New World. Fine copy.

MELA (Pomponius)

Cosmographia, sive de situ orbis.

Venice, Erhard Ratdolt, 18 Juillet 1482. 1482 1 vol in-8° ( 218 x 158 ) de : [1] f. (dont carte du monde gravée et rehaussée en frontispice), [46] ff. (Titre en rouge, grandes et petites lettrines gravées sur bois) Nombreuses annotations manuscrites d'époque à l'encre brune dans les marges. Plein vélin ancien, tranche-fils traversant les coiffes, traces de lacets et de titrage à l'encre brune. (salissures et défauts d'usage).

Première édition illustrée du tout premier ouvrage latin consacré à la géographie, seule édition incunable à contenir les deux traités du célèbre géographe romain. Pomponius Mela, qui écrivait aux alentours de 43, est le plus ancien géographe romain connu. Il donna une description qui couvre le monde connu des Gréco-Romains. On ne sait rien de lui, sinon son nom et son lieu de naissance qu'il indique lui-même, la petite ville de Tingentera ou Cigentera dans la province de Bétique, dans la baie d'Algésiras. On date sa vie de la période de l'empereur Claude par déduction des indications géographiques qu'il donne dans ses ouvrages : la désignation de la ville d'Afrique romaine sous le nom de Césarée, nom que lui donna Juba II sous Auguste. la référence qu'il fait à Cornélius Népos, écrivain décédé sous le règne d'Auguste. Le triomphe qui fait suite à la conquête de la Bretagne, qui ne peut être que celui de Claude vu la remarque précédente et qui date de 424. Pomponius Mela est lauteur qui présente le tableau le plus complet de létat de la géographie vers le milieu du Ier siècle de lère chrétienne. Son présent ouvrage est écrit dans un style typiquement latin et agrémenté çà et là de métaphores. En dehors des chapitres géographiques de l'Histoire naturelle de Pline l'Ancien (où Mela est cité comme une référence importante), le De situ orbis est le seul traité sur le sujet en latin classique. La carte du monde reliée en frontispice, gravée sur bois, d'inspiration Ptolémaïque, fut la seconde carte à être imprimée en Italie (Campbell p.119). Elle montre l'Europe, l'Asie et la partie nord de l'Afrique, avec le Nil représenté avec comme sources dans deux lacs, l'un directement sur l'équateur, et l'autre juste au sud de celui-ci. Ces lacs se sont recoupés avec ceux que l'on appelle maintenant le lac Albert et le Victoria Nyanza, montrant que leur emplacement était supposé, sinon connu des géographes, au moins quatre siècles avant leur découverte tardive. Au sud, des rivières qui montent des montagnes et s'écoulent dans ces lacs, le Niger en Afrique de l'Ouest est également représenté. Cette carte est aussi la première à représenter la connaissance portugaise de lépoque de la côte ouest de l'Afrique qui conduit six ans plus tard au franchissement du Cap de Bonne-Espérance. Campbell suggère que l'imprimeur de l'édition, Erhard Ratdolt, pourrait avoir été le cartographe, puisque ceci et sa carte T-O de 1480 sont les deux premières cartes de gravure sur bois imprimées en Italie. Cette carte sera été copiée pour une édition de Salamanque ainsi que pour la Chronique de Nuremberg de Schedel. Première édition de la traduction en vers de Priscianus du De situ orbis de Dionysius; l édition de Ratdolt est la seule édition incunable à contenir les deux traités géographiques. Lexemplaire présente de nombreuses annotations manuscrites contemporaines dans ses larges marges. Bel exemplaire de cet ouvrage de toute rareté. 1 vol in-8°. 1 map, [46] ff. Vellum binding.First illustrated edition of the very first Latin work devoted to geography, the only incunable edition to contain the two treatises of the famous Roman geographer. Pomponius Mela, who wrote around 43, is the oldest known Roman geographer. He gave a description that covers the known world of the Greco-Romans. Nothing is known of him, except his name and place of birth which he indicates himself, the small town of Tingentera or Cigentera in the province of Betic, in the bay of Algeciras. His life is dated from the period of the Emperor Claudius by deduction of the geographical indications he gives in his works: the designation of the city of Roman Africa under the name of Caesarea, name given by Juba II under Augustus. the reference he makes to Cornelius Nepos, a writer who died in the reign of Augustus. The triumph that follows the conquest of Brittany, which can only be that of Claude seen the previous remark and dates from 424. Mela is the author who presents the most complete picture of the state of geography in the middle of the first century of the Christian era. His present work is written in a typical Latin style and embellished with metaphors. Apart from the geographical chapters of the Natural History of Pline the Elder (where Mela is cited as an important reference), De situ orbis is the only treatise on the subject in classical Latin. The modified Ptolemaic map of the World was the second map to be printed in Italy (Campbell p.119). It shows Europe, Asia and the northern part of Africa, with the Nile represented with taking sources in two lakes, one directly on the equator, and the other just south of it. These lakes intersected with those now known as Lake Albert and Victoria Nyanza, showing that their location was supposed, if not known to geographers, at least four centuries before their belated discovery. To the south, rivers that rise mountains and flow into these lakes, Niger in West Africa is also represented. It is also the first map to represent the Portuguese knowledge of the time of the west coast of Africa which leads six years later to cross the Cape of Good Hope. Campbell suggests that the publisher, Erhard Ratdolt, might have been the cartographer. This map will be copied for an edition of Salamanca as well as for Schedel's Nuremberg Chronicle. First edition of Priscianus' translation of Dionysius's De situ orbis; the Ratdolt edition is the only incunable edition to contain the two geographical treatises. The copy has many contemporary handwritten annotations in its large margins. Fine copy of this book of any rarity.

MERCATOR (Gerhard)

Galliae tabule geographicae Per Gerardum Mercatorem Illustrissimi Ducis Julie Clivie Montis &c. cosmographum./Belgii Inferioris Geographicae tabule. Per Gerardum Mercatorem Illustris. Ducis Julie Clivie &c. cosmographum./Germaniae tabule geographicae. Per Gerardum Mercatorem Illustris. Ducis Julie Clivie Montis &c. Cosmographum.

Duysburgi edite, [s.n., 1585]. Cum privelegio. 1585 1 vol. in-fol. (410 x 295 mm.) de: [8] ff. (dont 1 titre gravé, 5 feuillets préliminaires et 2 feuillets dindex) ; 15 cartes sur double page et 1 carte à pleine page avec leur texte explicatif au dos ; [6] ff. (dont 1 titre gravé, 2 ff. préliminaires, 1 f. blanc et 2 ff. dindex) ; 9 cartes sur double page avec leur texte explicatif au dos ; [4] ff. (dont 1 titre gravé, 2 ff. de table et 1 f. blanc) ; 26 cartes sur double page avec leur texte explicatif au dos ; [4] ff. dindex. Titre gravé et cartes en coloris dépoque. Soit un total de 3 titres gravés et 51 cartes en coloris d'époque. (brunissures au dos des cartes dues aux pigments, tâches brunes en marges inférieures, comblements de papier aux coins inférieurs, comblement plus important au dernier f. avec perte de quelques caractères. Coloris particulièrement vifs et frais). Plein veau d'époque, dos à nerfs orné muet, encadrement de filets dorés sur les plats avec ornements angulaires et large motif central, tranches dorées. (dos et coins discrètement restaurés, gardes renouvelées (papier ancien)).

Edition originale de la Première partie de l'Atlas de cartes modernes en trois parties de Gerhard Mercator (1512-1594) à être parue (Il a publié les cartes de Ptolémée en 1578). Les autres parties, Italia et Pars altera, paraîtront respectivement en 1589 et 1595. Superbe exemplaire finement coloré à la main à l'époque en très bel état. Nordenskiold 138. 1 vol in folio. 51 col. maps. Contemp. calf. First edition of the first part of Atlas of modern maps in three parts of Gerhard Mercator (1512-1594) to be published (He published the maps of Ptolemy in 1578). The other parts, Italia and Pars altera, will appear respectively in 1589 and 1595. Superb copy finely colored by hand at the time.

MERIAN (Matthaeus), ZEILLER (Martin)

Topographia Galliae dat ist Een Algemeene en naeukeurige Lant en Plaets-beschrijvinghe van het Machtige Koninckrijk Vranckryck.

Amsterdam, Joost Broersz and Caspar Merian, 1660-1663. 1660 4 vol. in-folio (325 x 215 mm.) de: I. [4] ff. (t.gr., t., intro.), 374 pp., [4] ff. (table); II.[2] ff. (t. gr., t.), 184 pp., [2] ff. (table); III. , [2] ff. (t. gr., t.), 420 pp., [3] ff. (table); IV. .[2] ff. (t. gr., t.), 473 pp., [7] pp. (table) et 325 planches gravées de vues et plans de villes et cartes, dont 20 cartes ( 2 dépliantes et 18 sur double-page), 260 vues et plans de villes (14 dépliantes et 210 sur double-page). Plein vélin d'époque, titrages calligraphiés à l'encre brune sur les dos. Ensemble trés frais.

Première édition en néerlandais du citybook le plus complet du XVIIe siècle sur la France, édité en allemand, en latin et en néerlandais. Apparemment plus rare que l'édition allemande de 1655-1661, et moins sujet au brunissement fréquent du papier de cette édition. Lensemble des 4 volumes comporte 325 planches gravées de vues et plans de villes et cartes, dont 20 cartes, ainsi que 260 vues et plans de villes. Bel exemplaire de cette édition néerlandaise qui ne possède pas de bibliographie certifiée pour cette édition néerlandaise. 4 vol. in-folio. Engraved additional titles, 325 engraved views, town plans and maps, comprising: 20 maps (2 folding, 18 double-page), 260 town views and plans (14 folding, 210 double-page). Contemp. vellum. First Dutch edition of the most comprehensive citybook of the seventeenth century on France, edited in German, Latin and Dutch. Apparently rarer than the German edition of 1655-1661, and less subject to the frequent browning of this edition's paper. All 4 volumes include 325 engraved boards of views and maps of cities and maps, including 20 maps, as well as 260 views and city maps. Fine copy.

MICHAUX (François-André).

Voyage à l'Ouest des Monts Alléghanys, dans les Etats de l'Ohio, du Kentucky et du Tennessée, et retour à Charleston par les Hautes-Carolines ; contenant des détails sur l'état actuel de l'agriculture et les productions naturelles de ces contrées, ainsi que des renseignements sur les rapports commerciaux qui existent entre ces Etats et ceux situés à l'Est des montagnes et la Basse-Louisiane ; Entrepris pendant l'an X-1802, sous les Auspices de M. Chaptal, Ministre de l'Intérieur.

Paris, Levrault, 1804. 1804 1 vol. in-8° (206 x 127 mm.) de [2] ff. (Faux-titre, Titre), VI pp. (Avertissement, Remarque), 312 pp. et 1 Carte dépliante in-fine. Pleine basanne racinée d'époque, dos lisse orné, titre de maroquin vert, tranches marbrées. (défauts d'usage).

Edition originale ( second état, de ce grand classique de la littérature de voyage, relation du périple de François-André Michaux (1770-1855) à louest des Monts Alleghany. Fils dAndré Michaux (1746-1802), botaniste et explorateur, il accompagna son père, en 1785, pour explorer les ressources botaniques des Etats-Unis. Après avoir créé des pépinières dans le New-Jersey et en Caroline du Sud, ils explorèrent ces régions ainsi que le Nord de la Floride. Il repartit pour la France en 1790, étudier la médecine avec Corvisart et Desault, et il prit part à la Révolution. En 1801, le gouvernement français lenvoya vendre les plantations que son père avaient établies dans le New-Jersey. A son retour, en 1803, il publie le présent ouvrage, compte-rendu de son voyage, qui fut traduit en anglais et en allemand. Michaux est essentiellement connu pour son uvre en tant que botaniste et notamment son traité sur les forêts américaines : « North American Sylva ». « Michaux cherchait une opportunité pour continuer luvre de son père en Amérique du Nord. Avec le soutien de Jean Chaptal, Ministre de lIntérieur, il sembarqua pour les Etats-Unis et arriva à Charleston, en Caroline du Sud, le 9 octobre 1801. Il avait été chargé, pour des raisons économiques, de fermer la pépinière de Charleston fondée par son père, et il renvoya en France les semis et les plants quil jugeait intéressant de cultiver. Au printemps 1802, Michaux voyagea dans les forêts du New Jersey avec David Hosack et visita également le Elgin Botanical Garden que ce dernier venait de fonder à New York. De là, il se rendit à Philadelphie où il rencontra William Bartram et put admirer la collection de William Hamilton à Woodlands. Par la suite, il parcourut la Pennsylvanie, le Kentucky et le Tennessee avant de revenir en Caroline, et il fit la connaissance danciennes relations de son père. Il revint en France en 1803 pour organiser le transport des plantes et des semences quil avait sélectionnées et rédiger des rapports sur son travail. Il était clair quà ce moment, il avait déjà le dessein de rédiger une uvre importante sur les bois dAmérique du Nord. » (Ian MacPhail, ADNB). Par la suite, il fait paraître dautres textes, au sujet de lacclimatation des espèces américaines en Europe. Il fut administrateur de la Société centrale dagriculture (aujourd'hui Académie d'agriculture) de 1820 jusquen 1855, correspondant de lAcadémie des Sciences et il fut décoré de lordre de la légion dHonneur. In-fine, le livre est illustré dune : "Carte des Etats du Centre de l'Ouest et du Sud des Etats-Unis, Dessinée par Dupuis fils. An XII- 1804." Bel exemplaire. 1 vol. 8vo. Contemporary tree sheep. 1 folding map. First edition, second issue. Rare travel account by the botanist François-André Michaux (1770-1855) of a journey he made in 1801. He first traveled in the United States in 1785, with his father, André Michaux (1746-1802) who was an explorer and a botanist, to study the botanical ressources of the country. They settled plant nurseries in New Jersey and South Carolina. He came back in France in 1790, and in 1801, the French Government send him in New Jersey to sell these plantations. The present work is the account of this 1801 journey. Fine copy. Howes M579; Sabin 48703.

MONTEIL (François-Aymar, chevalier de).

[Archive constituée de 7 documents manuscrits]

Brest, St Domingue, et à bord de la "Renomée", 1776-1777. 7 manuscrits rédigés à lencre brune de: I. [2] pp. in-folio ; II. [8] pp. in-4° ; III. [1] p. in-4° ; IV. [2] pp. in-folio; V. [2] pp. in-4° ; VI. + VII. [3] pp. in-4°. Conservés dans une chemise cartonnée d'époque.

Ensemble de 7 documents manuscrits provenant des archives personnelles de François-Aymar, chevalier de Monteil (1725-1787), lun des plus brillant officier de marine française de la guerre dindépendance des États-Unis, membre fondateur de la société des Cincinnati. François de Monteil entre dans les Gardes de la Marine à Toulon le 15 août 1741. Il sillustre dés le début de sa carrière notamment lors de combats contre les anglais. En 1746, il est nommé Enseigne de Vaisseau et Lieutenant de Vaisseau en 1756. Il se distingue au cour de la guerre de 7 ans, notamment aux combats de Gondelour (29 avril 1758), de Négapatam (30 août 1758) et de Pondichery (10 septembre 1759). 30 mars 1759 : il est fait Chevalier de lOrdre Royal de St Louis. En 1766, il participe au raid mené contre les établissements anglais de Terre Neuve. Il occupe ensuite différents postes de commandement à terre (Inspecteur des forêts et des ateliers de mature, Commandant des Gardes de la Marine, Major dinfanterie au régiment de Rochefort, Brigadier des Armées navales), et à a mer: il commande la frégate la Zéphyr pour une mission au Levant . Le 17 février 1776, le roi Louis XVI lui écrit de Versailles " Monsieur le Chevalier de Monteil, vous ayant choisi pour commander ma frégate La Renommée que je fais armer au Port de Brest, je vous fait cette lettre pour vous dire que mon intention est que vous suiviez cette destination. Sur ce, Je prie Dieu qu'il vous ait Monsieur le Chevalier de Monteil, en sa sainte garde ». Le 20 avril, alors quil commande cette frégate, il heurte un récif à la sortie de Brest et subit de graves avaries. Il est acquitté par le Conseil de Guerre le 28 mai. Le 1er Juillet 1777 : il est nommé commandant de la compagnie des Gardes de la Marine à Brest. Du 1er avril 1778 au 31 décembre 1779, il assure le commandement du Conquérant dans la flotte de dOrvilliers. Il participe à la bataille dOuessant en juillet 1778, au cours de laquelle il est blessé, et à la campagne de la Manche de larmée navale franco-espagnole de mai à octobre 1779. Il est fait Chevalier de lOrdre de St Lazare et du Mont Carmel. Le 4 mai 1779, il est promu Chef descadre. Du 1er janvier 1780 au 21 juillet 1781, il commande le vaisseau de 74 le Palmier dans lescadre de Guichen et prend part aux trois combats de la Dominique les 17 avril, 15 et 19 mai 1780. Le 9 mai 1781, avec cinq vaisseaux et deux frégates il attaque à la demande des Espagnols, létablissement de Pensacola (Floride) tenu par les Anglais quil contraint à capituler. Le roi a approuvé quil accepte le portrait enrichi de diamants que lui a fait adresser le Roi dEspagne pour le remercier. Du 21 juillet au 14 décembre 1781, il commande à bord du vaisseau de 80 le Languedoc, larrière garde de la flotte de de Grasse à la victoire de la Chesapeake (5 septembre 1781). Le 1er septembre 1781 : il est fait Commandeur de lOrdre Royal de St Louis. Le 8 février 1783, il est promu Lieutenant Général des Armées Navales et sera membre fondateur de la Société des Cincinnati de France le 7 janvier 1784. Les présentes archives provenant de ce célèbre marin sont constituées de: I. Lettre autographe du chevalier de Monteil, à bord de la Renommée le 14 avril [1776] (2 pp. in-fol.), relatant une sortie effectuée au large de Brest avec la "Perle" et le "Moucheron", et évoquant les qualités de la "Renommée" comparable à lancienne "Sylphide", aussi bien pour gouverner que pour porter la voile. Le chevalier est préoccupé par lamélioration des navires français alors que sannonce la guerre contre les Anglais : « Je ne manquerais pas au retour de dresser un devis relatif aux perfections quon pourrait ajouter aux frégates de cette espèce dont lusage est cher à la paix mais qui peuvent être dune très grande utilité à la guerre » II. Lettre autographe, Brest 23 juin 1776, adressée à son frère Charles François Just, marquis de Monteil (8 pp. in-4°). Lettre écrite avant son départ pour Saint-Domingue. Monteil annonce à son frère son prochain départ pour Saint-Domingue. Il regrette que le secret de cette mission ait été mal gardé et sétonne davoir été désigné pour commander une frégate, alors que des officiers plus jeunes que lui dirigent des vaisseaux de 74 canons. Son frère, qui doit rencontrer le ministre, pourrait intervenir en sa faveur : « Je mabstiendrai de rien dire à M. de Sartine, dont il put inférer que je pars mécontent; de votre côté, faites-lui envisager la manière dont il me traite, et que du moins, il doit en toute justice, envoyer le plus tôt possible une des 10 ou 12 frégates quon dispose ici, me relever, pour quen cas darmement je prenne ma place, et quil doit honnêtement me laisser le moins longtemps possible aux ordres, ou de M. Dennery, ou à ceux de M. de Traversais mon cadet, surtout nayant point de division à mon commandement, et me trouvant très déplacé sur la plus belle frégate mais la moins logeable et la plus incommode que corsaire ait jamais monté »... Il ajoute : « Javoue quen ce quil mest permis de voir ici de mes paquets, il est apparent que je ne prendrai point de vivres à St Domingue, quainsi jen repartirai le plus tôt quil se pourra. On me recommande de tenir la mer, de relâcher dans les ports le moins possible. Jamais recommandation ne fut plus superflue, lorsquon doit supposer que je sais que les ports jusque vers la fin de septembre en ces climats, sont les plus malsains quon puisse limaginer, et quand heureusement la mer, en ce temps, est toujours assez saine » ... Il annonce quil va demeurer à bord de son bâtiment, et quil quittera Brest pour Cadix avec trois autres frégates dès que les vents seront favorables. « Vous sentez [...] combien il mimporte dêtre instruit de ce que vous aurait pu dire au ministre quand vous pourrez le voir et lui demander que vu lapparence dun grand armement, il ne me laisse pas en une colonie aux ordres de tout le monde, avec ma frégate où je suis dépourvu de toutes commodité. Que ce serait me faire payer trop cher un malheur, où le conseil de guerre ma jugé innocent : que sans ce malheur, armant de grands navires, il neut pu avoir lidée de men priver, pour me restreindre à une seule frégate désormais le lot de nos lieutenants » ... III. Pièce manuscrite signée « Michel » : description du gréement de la "Renommée", Brest 7 mai 1777 (1 p. in-4°), avec les dimensions, en pieds, des différentes voiles de la frégate (envergure, chute et bordure). IV. « Devis de la frégate du Roy la Renommée au retour de la campagne de 12 mois 25 jours, finie le 29 avril [1777], que cette frégate vient de faire sous le commandement de Mr le Cher de Monteil, faisant partie de lescadre commandée par Mr le Cte Duchaffaut, et ensuite aux côtes de St Domingue » (2 pp. in-folio.) : caractéristiques techniques du bâtiment, embarquement du lest et des munitions au départ de Brest en juin 1776 V. Lettre écrite en son nom, Môle Saint-Nicolas [Saint-Domingue] 7 janvier 1777 (2 pp. in-4°). Il est question de la maladie de Monteil, atteint dune « fièvre continue », de la protection du cabotage libre le long des côtes de Saint-Domingue, et de la guerre dIndépendance américaine : « Les bâtiments américains anglais paraîtront peu à lavenir dans ces parages, si toutefois ce que nous apprîmes hier par un capitaine de bateau français venant de New York est vrai. Il assure que les troupes royalistes nétaient à son départ quà cinq milles de Philadelphie, que le Congrès en était délogé, que chacun fuyait et abandonnait cette ville. Les Hessois et les Ecossais au dire de ce capitaine ont le plus contribué au succès du général Howe ». VI et VII. 2 Lettres autographes signées par F. Hofer, augustin, aumônier du bagne, Brest 24 et 26 mai 1777 (3 pp. in-4°), sur ses dépenses lors de ses campagnes avec le chevalier de Monteil. Ensemble de documents levant le voile sur période cruciale de la vie de ce marin, quand un échouage faillit briser sa carrière ; documents permettant une approche intime des préoccupations et des actions de ce célèbre marin, qui fut, par les postes quil occupa à terre et à la mer, à la fois artisan de la modernisation de la flotte française et homme daction au cur de combats majeurs de la guerre dindépendance américaine. Provenance : archives personnelles du chevalier. 7 manuscripts kept in a contemporary cardboard cover. Set of 7 handwritten documents from the personal archives of François-Aymar, knight of Monteil (1725-1787), one of the most brilliant French naval officer of the American Revolutionary War, and a founding member of the society of the Cincinnati. François de Monteil entered the Navy Guards at Toulon on August 15, 1741. He was famous at the beginning of his career, especially during battles against the English. In 1746, he was appointed ship's officer and ship's lieutenant in 1756. He distinguished himself during the 7 years war, particularly at the battles of Gondelour (April 29, 1758), Negapatam (August 30, 1758) and Pondicherry ( September 10, 1759). March 30, 1759: he is made Knight of the Royal Order of St. Louis. In 1766, he participated in the raid against the English settlements of Newfoundland. He then occupied various command posts on the ground (Inspector of Forests and Mature Workshops, Commander of the Marine Guards, Major of Infantry in the Rochefort Regiment, Brigadier of the Naval Armies), and at sea: he commanded the frigate the Zephyr for a mission to the Levant. On February 17, 1776, King Louis XVI wrote to him from Versailles "Monsieur le Chevalier de Monteil, I have chosen you to order my frigate « La Renommée » that I am arming at the Port of Brest, I give you this letter to tell you that my intention is that you follow this destination, and I pray to God that he will give you the Chevalier de Monteil in his holy guard. "On the 20th of April, while commanding this frigate, he struck a reef at the exit of Brest. He was acquitted by the Council of War on May 28. On July 1, 1777 he was appointed commander of the company of the Guards of the Navy in Brest, from April 1, 1778 to December 31, 1779, he was appointed Command of « le Conquérant » in the fleet of Orvilliers He participated in the battle of Ushant in July 1778, during which he was wounded, and in the campaign of the Channel of the French-Spanish naval army from May to October 1779. He is made Knight of the Order of St Lazare and Mount Carmel On May 4, 1779, he was promoted to Wing Commander. From January 1, 1780 to July 21, 1781, he commanded the vessel of 74 « le Palmier » in the Guichen squadron and took part in the three battles of Dominica on April 17, May 15 and 19, 1780. May 9, 1781, with five ships and two frigates attack at the request of the Spanish, the establishment of Pensacola (Florida) held by the English that forced to surrender. The king approved that he accepts the portrait enriched of diamonds that made him send the King of Spain to thanks him. From July 21 to December 14, 1781, he commanded the ship of 80 Languedoc, the rear guard of the fleet of Grasse to the victory of the Chesapeake (September 5, 1781). September 1, 1781: he is made Commander of the Royal Order of St Louis. On February 8, 1783, he was promoted to Lieutenant General of the Navy and became a founding member of the Cincinnati Society of France on January 7, 1784. The present archives from this famous sailor includes: I. Autograph letter of the Chevalier de Monteil, aboard the « Renommée » on April 14 [1776] (2 pp. In-fol.), Relating a training made off Brest with the « Perle » and the « Moucheron », and evoking the qualities of the « Renommée » comparable to the ancient « Sylphid », both for governing and for wearing sail. The Chevalier is preoccupied by the improvement of the French ships as the war against the English is announced: "I would not fail to make an estimate of the perfections that could be added to the frigates of this species whose use is dear to peace but which can be of great use in war ... "II. Letter autograph, Brest June 23, 1776, addressed to his brother Charles François Just, Marquis de Monteil (8 pp. In-4 °). Letter written before his departure for Santo Domingo. Monteil announces to his brother his next departure for Santo Domingo. He regrets that the secret of this mission has been poorly guarded and is surprised to have been appointed to command a frigate, while officers younger than him are leading vessels of 74 guns. His brother, who must meet the minister, might intervene in his favor: "I will abstain from saying anything to M. de Sartine, from whom he could infer that I am displeased; for your part, let him see how he treats me, and at least he must, in all fairness, send as soon as possible one of the 10 or 12 frigates that are available here, get up, so that armament case I take my place, and that he must honestly leave me as little as possible for orders, or M. Dennery, or those of M. de Traversais my junior, especially having no division in my command, and finding myself very out of place on the most beautiful frigate but the least habitable and the most inconvenient that corsair ever had » . He adds: "I confess that in that I am allowed to see here my packages, it is apparent that I will not take food in Santo Domingo, so I'll leave as soon as possible. It is recommended to me to keep the sea, to relax in the ports as little as possible. Never was recommendation more superfluous, when it must be supposed that I know that the ports until the end of September in these climates, are the most unhealthy that can be imagined, and when fortunately the sea, at this time, is still healthy enough "... He announces that he will remain aboard his ship, and that he will leave Brest for Cadiz with three other frigates as soon as the winds are favorable. "You feel [...] how important it is to me to be informed of what you could have said to the minister when you can see him and ask him that in view of the appearance of a great armament, he will not let me in a colony at the orders of everybody, with my frigate, where I am deprived of all convenience. That it would make me pay too much for a misfortune, where the council of war judged me innocent : that without this misfortune, arming large ships, he could not have the idea of depriving me of it, to restrict me to a single frigate now the lot of our lieutenants "... III. Manuscrit signed "Michel": description of the rigging of the « Renommée », Brest May 7, 1777 (1 p.in-4 °), with the dimensions, in feet, of the various sails of the frigate (span, fall and border). IV. "Quote of the frigate of Roy the « Renommée » at the return of the campaign of 12 months 25 days, finished April 29 [1777], that this frigate has just done under the command of Mr le chevalier de Monteil, part of the squadron commissioned by Mr Cte Duchaffaut, and then to the coasts of Santo Domingo "(2 pp. in-folio.): technical characteristics of the building, embarkation of ballast and ammunition from Brest in June 1776 ... V. Letter written in his name, Mole Saint-Nicolas [Santo Domingo] January 7, 1777 (2 pp. in-4 °). There is talk of Monteil disease, with "continuous fever," the protection of free cabotage along the coast of Santo Domingo, and the American War of Independence : "The English American ships will appear little in the future in these parts, though what we learned yesterday from a French boat captain from New York is true. He assures that the Royalist troops were at his departure only five miles from Philadelphia, that the Congress was dislodged, that each fled and abandoned this city. The Hessians and Scots, according to this captain, have contributed the most to the success of General Howe ». VI and VII. 2 Autographed letters signed by F. Augustin Hofer, chaplain of the galleys, Brest 24 and 26 May 1777 (3 pp. In-4 °), asking for help about his expenses after a beaching during his campaign with the Chevalier de Monteil. Set of documents lifting the veil on crucial period of the life of this sailor, when a beaching nearly broke his career; documents allowing an intimate approach to the concerns and actions of this famous sailor who was, by the posts he occupied on land and at sea, both craftsman of the modernization of the French fleet and man of action in the heart of major fights of the American war of independence.

MOUNT (William); PAGE (Thomas).

The English Pilot. The Fourth Book. Describing the West-India Navigation, from Hudsons-Bay to the River Amazones.

London, Printed for J. Mount and T. Page, 1765. 1765 1 vol in-plano (478 x 312 mm) de: 1 carte dépliante en frontispice ; 68 pp. (marquées 66, dont titre et descriptions accompagnées de schémas de côtes gravés sur bois) ; 4 cartes comprises dans la pagination, 1 carte à pleine page, 10 cartes dépliantes et 10 cartes sur double page pour un total de 26 cartes comprenant celle en frontispice. (quelques traces de mouillures, carte « West Indies » rognée court avec petite atteinte au cadre). Pleine basane d'époque, dos à nerfs, titre de maroquin rouge, encadrement de filets à froid sur les plats, lacets de toile, tranches mouchetées: "reliure de bord", exemplaire destiné à l'usage à bord d'un navire portant les stigmates de son utilisation. (Défauts dusage, manques de cuir aux coins et aux coupes, dos discrètement restauré).

Bel exemplaire de la première collection significative de cartes exclusivement consacrée aux côtes américaines publiées en Angleterre. La série du « pilote anglais » a été commencée en 1671 par John Seller, dont les profils sont dérivés des ouvrages de pilote néerlandais de Pieter Goos. Le "English Pilot" a initié la production indépendante de livres de pilote en Angleterre qui a finalement mis un terme à la prédominance néerlandaise. Pour le commerce britannique en Amérique du Nord et pour les colons, la publication du "English Pilot", livre 4 fut une aubaine. Pour la première fois, un atlas maritime anglais a présenté des cartes de toute la côte est de l'Amérique du Nord. Pour des yeux modernes, les cartes sont brutes et éparses de détail; mais pour le navigateur des eaux américaines à cette époque, c'était sa Bible. Quelles que soient ses imperfections, il n'y avait vraiment pas déquivalent, pas de véritable concurrent, depuis plus de soixante ans. La demande était si importante que 37 éditions furent publiées de 1689 à 1794, plus trois éditions « pirates ». Au cours de l'histoire de la publication, ses cartes connurent de nombreux changements, et leur nombre passera de 18, pour la première édition, à 26 au final (cette édition en compte 25). Presque toutes les cartes du quatrième livre ont été retravaillés et des cartes ont été ajoutés et remplacés par des cartes plus précises. Verner note que 64 titres de cartes différents ont été enregistrés dans les éditions qu'il a examinées. En raison de sa nature pratique et de son usage, les exemplaires de toutes les éditions sont assez rares. Fine copy of the first significant collection of charts exclusively devoted to the American coasts published in England. The series of English Pilot books was started in 1671 by John Seller, whose charts derived from the Dutch pilot books of Pieter Goos. The English Pilot initiated the independent production of pilot books in England which ultimately overcame Dutch predominance. For British trading in North America and for the colonists there, the publication of The English Pilot: The Fourth Book must have been a godsend. For the first time an English sea atlas presented charts of the whole eastern seacoast of North America. To modern eyes the charts are crude and sparse of detail; but to the navigator of American waters in that period, it was his Bible. Whatever its shortcomings, there was really no substitute, no real competitor, for over sixty years. This work was in such high demand that 37 editions were published from 1689 to 1794, plus three pirated editions. During the history of publication, the charts went through numerous changes, starting with the addition to the 18 charts in the first edition to an eventual 26 in the final (this edition has 25). Nearly every chart in the Fourth Book was reworked and charts were added and replaced by more accurate charts with subsequent editions. Verner notes that 64 different chart titles have been recorded from the editions he examined. Due to its practical nature and use, copies of all editions are quite rare. List of the charts: 1. A New and Correct Chart of the Western and Southern Oceans 2. A New and Correct Chart of the North Part of America from New Found Land to Hudson's Bay 3. A New Generall Chart for the West Indies of E. Wright's Projection 4. A General Chart of the Western Ocean 5. A Chart of the Sea Coast of New Foundland New Scotland New England New York New Jersey with Virginia and Maryland 6. The Harbour of Casco Bay 7. A New and Correct Chart of the Coast of New Foundland 8. A Chart Shewing Part of the Sea Coast of New Foundland... drawn by John Gaudy Island of St. Peters [in text] 9. A New and Correct Chart of the Sea Coast of New England, from Cape Codd to Casco Bay 10. A Draught of New York from the Hook to New York Town 11. Virginia, Maryland, Pennsilvania, East & West New Jarsey 12. A Draught of Virginia by Mark Tiddeman Barbados [in text] 13. A New Mapp of the Island of St. Christophers; Guardalupa; Martineca Antegua [in text] 14. A Large Draft of South Carolina 15. A Correct Chart of the Caribbee Islands 16. A Correct Chart of Hispaniola 17. A Draught of the West End of the Island of Porto Rico; the Island of Beata; the Island of Zachee; of Sam Bay; the Island of Heneago and Platform Bay. 18. Chart of Cuba 19. A New and Correct Draught of the Bay of Matanzas 20. The Island of Jamaica Bermudas [in text] 21. A Chart of the Coast of Guayana; The River Orinoco; The River of Surinam 22. A New and Correct Chart of the Trading Part of the West Indies. Phillips,Atlases 1157; Sabin 22616; Verner Bibliography of the Fourth Book of the English Pilot 12 1 vol in-plano (478 x 312 mm) de: 26 engraved maps (21 double-page or folding, one single page), four engraved maps in text. Contemporary sheep. Fine copy of the first significant collection of charts exclusively devoted to the American coasts published in England. The series of English Pilot books was started in 1671 by John Seller, whose charts derived from the Dutch pilot books of Pieter Goos. The English Pilot initiated the independent production of pilot books in England which ultimately overcame Dutch predominance. For British trading in North America and for the colonists there, the publication of The English Pilot: The Fourth Book must have been a godsend. For the first time an English sea atlas presented charts of the whole eastern seacoast of North America. To modern eyes the charts are crude and sparse of detail; but to the navigator of American waters in that period, it was his Bible. Whatever its shortcomings, there was really no substitute, no real competitor, for over sixty years. This work was in such high demand that 37 editions were published from 1689 to 1794, plus three pirated editions. During the history of publication, the charts went through numerous changes, starting with the addition to the 18 charts in the first edition to an eventual 26 in the final (this edition has 25). Nearly every chart in the Fourth Book was reworked and charts were added and replaced by more accurate charts with subsequent editions.

NOLLET (Jean-Antoine, abbé).

Leçons de physique expérimentale.

Paris, Durand, 1771-77. 1771 6 vol. in-8° ( 167 x 100 mm.), 1 portrait frontispice et 116 pl. dépl. h.t. gravées sur cuivre représentant les instruments et appareils de physique utilisés par l'abbé Nollet lors de ses leçons publiques. Plein veau d'époque, dos à nerfs ornés, titres de maroquin rouge. (défauts d'usage et petits manques de cuir, intérieur trés frais.)

Bel exemplaire, en reliure d'époque, du plus célèbre des ouvrages de vulgarisation scientifique du XVIIIème siècle (1ere édition : 1743). D'humble origine, Jean Antoine Nollet (1700-1770) choisit la carrière ecclésiastique, inévitable pour un enfant sans fortune, doué et avide de connaissances. Après des études philosophiques et théologiques à Paris, il devient précepteur dans la famille Taitbout où il rencontre les beaux esprits et personnages influents de l'époque. Ses dons manuels exceptionnels vont lui ouvrir une carrière d'un autre ordre : Il confectionne en 1728 un globe terrestre qu'il assemble lui-même et qu'il dédie à la duchesse du Maine. Cette uvre lui ouvre les portes de la Société des arts, parrainée par le duc de Clermont, et dont étaient membres les fameux artisans de l'époque. Érudit et artisan de talent, Nollet travaille avec du Fay et Réaumur comme constructeur d'instruments. C'est également un excellent orateur et vulgarisateur. Ces dons, joints aux instruments scientifiques qu'il a à sa disposition, l'encouragent à se lancer dans la carrière de conférencier. Il donne la première de ses "causeries expérimentales" en 1735. Le succès est immense et la popularité de Nollet va grandissant. Il est sollicité à Turin, Bordeaux, Reims ; les commandes d'instruments sont de plus en plus nombreuses ; Voltaire lui demande en 1738 un cabinet d'instruments d'une valeur de 10 000 livres. Sa position sociale et financière est assurée ; son prestige se trouve renforcé par son élection à l'Académie des sciences en 1739. Nollet est dabord un vulgarisateur qui a brillamment illustré une approche de la communication scientifique où l'expérimentation et la démonstration jouent un rôle essentiel. En tant que fabricant d'instruments scientifiques, il a introduit un nouveau style dont on peut admirer la qualité et l'élégance au Musée des arts et métiers à Paris et au Musée Stewart de Montréal ainsi que dans les planches de ses présentes « Leçons de physique expérimentale », son uvre incomparable. Bel exemplaire, très frais. Rogg, 241. 6 vols. 8vo. 1 frontispiece portrait, 116 engraved folding plates depicting Nollet's instruments. Contemporary full calf. The most famous scientific work for the general public of 18th century. Nollet (1700-1770) was a popularizer who brightly illustrated a new approach of scientific comunication based on experiment and demonstration. In the present work, the illustration shows his style as an scientific instrument maker. Fine copy.

NORBERT DE BAR-LE-DUC (R. P. Capucin).

Mémoires utiles et nécessaires, tristes et consolans, sur les missions des Indes Orientales, etc. Dressés selon l'Ordre des Supérieurs, et sur l'instance des Capucins missionnaires aux Indes. Memoriali utili e necessarii aflittivi e consolanti, rispetto alle Missioni delle Indie Orientale. Suivi de: Oraison funèbre de Monseigneur de Visdelou Jésuîte, évêque de Claudiopolis, vicaire apostolique en Chine, &c., décédé à Pondicheri, le 11 novembre 1737, & inhumé dans l'église des RR.PP. Capucins, missionnaires apostoliques & curés. Prononcée le onze décembre suivant : avec des notes, instructions & relations curieuses (...). Imprimée par les soins d'un seigneur, parent du même évêque.

Luques, Antoine Rossi, 1742 et Cadix, chez Antoine Pereira, 1742 1742 1 vol in-8° (177 x 110 mm.) de: [1] ff., XXXIV, 377, [1] pp.; [6] ff. (titre, avis au lecteur, dédicace à Benoît XIV), 202, XVI pp. Note manuscrite ancienne sur la dernière garde. Demi basanne fauve postérieure, dos à nerfs orné, titre de maroquin rouge.

I- Edition originale. Récit de la querelle des Capucins contre les Jésuites qui veulent les remplacer à Pondichery. Les Capucinsy sont installés depuis 1671 et les Jésuites ne respectent pas les décrets de la Sainte Congrégation. Pondichéry est une étape indispensable pour les Capucins qui se rendent au Tibet et par ailleurs, ceux-ci projettent d'établir une mission aux Iles Nicobar. Le père Norbert s'est rendu célèbre par ses démêlés avec les Jésuites. Son ouvrage est une défense de son ordre quant à la pratique des rites païens sur la côte de Malabar. Les Jésuites toléraient ces concessions à l'idolâtrie qu'ils regardaient comme nécessaires, alors que le père Norbert était partisan de l'interdiction proférée par le cardinal Maillard de Tournon, envoyé comme visiteur apostolique en Inde au début du XVIIIème siècle. De nombreux décrets et correspondances sont reproduits. Texte en français et en italien en regard. II-Unique édition de ce texte, qui s'insère dans la longue histoire de la "Querelle des rites" chinois : le Jésuite Claude de Visdelou (1656-1737) fut envoyé en 1685 en Chine avec le P. Tachard. Il fut choisi en 1708 par le Cardinal de Tournon pour l'aider dans sa tâche d'inspection et nommé à ce titre vicaire apostolique. C'est alors qu'il se désolidarisa de la position de ses confrères sur la controverse des rites chinois, allant jusqu'à fournir au cardinal la traduction des textes officiels chinois allant à l'opposé de la doctrine de la Compagnie (les "rites" envers Confucius et les défunts sont des cérémonies civiles sans caractère religieux, et restent donc compatibles avec la pratique du christianisme). Il accompagna le cardinal de Tournon à Macao lors de son exil décidé par l'Empereur, et pu partir pour l'Inde après sa mort (1710). (Quérard, VI, 446) 1 vol in-8°. Later half sheep; Original edition of those 2 works (only ed; for the second). Pierre PARISOT (born in Bar-le-Duc in 1697, dead close to Commercy in 1769), in religion the NORBERT father, was named Attorney General of the Foreign missions, and made a stay with Pondichery. The first text is a rare first edition of this scathing polemic against the Jesuits in India by the cantankerous Père Norbert, erstwhile Capuchin in missionary at Pondicherry. The work explains the priority of the Capuchin mission in the area, the subsequent arrival of the Jesuits and gives an unending litany of complaints against the invaders. These include charges that the Society of Jesus was illegal, that the Jesuits infringed on Capuchin territory and jurisdiction, and that they lied about the number of their converts. Many letters and legal documents relevant to both the missions hi story are transcribed. The work appeared two years prior to the authors better known Mémoires historiques sur les missions des Indes. His books enjoyed a success of scandal throughout Europe, particularly among anticlerical Enlightenment readers, who naturally relished the unseemly divisiveness between the two great religious orders.

ORTELIUS (Abraham)

Theatro del Mondo. Nel quale distintamente si dimostrano, in Tauole, tutte le Prouincie, Regni & Paesi del Mondo...

Venice, Turrini, 1655. 1655 1 vol in-8° (144 x 98 mm) de : [4] ff. (ft., t., dédicace, préface, 1 carte du monde gravée), 231 pp. (dont 108 cartes à pleine page), [8] ff., 12 pp. Plein vélin, tranche-fils traversant les coiffes, dos à nerfs muets. (exemplaire très frais).

Seconde édition italienne de cette version de poche du « Théâtre du Monde » du célèbre Abraham Ortélius (1527-1598) qui fut surnommé le « Ptolémée de son temps ». Ortelius avait commencé sa carrière comme graveur et coloriste de cartes chez léditeur Plantin, puis il commença à signer sa propre production de nouveaux atlas sous, encouragé et soutenu par le grand Gerardus Mercator. Lédition originale de son atlas en 1570 comportait 53 cartes, inspirées largement de diverses sources mais marquées dun style très personnel et enrichies dun texte descriptif qui donnaient à son travail une uniformité sans précèdent. En 1575, Ortélius fût nommé, en reconnaissance de son talent, géographe de Philippe II dEspagne, ce qui lui donna accès à une immense source dinformations inédites. Ainsi, latlas fût continuellement corrigé et augmenté dans les quarante années qui suivirent, même après sa disparition. La présente édition de la traduction de Marchetti fut d'abord publié à Brescia, 1598, imitation de l'édition originale avec des plaques gravées en Italie. Sa popularité parmi les lecteurs italiens est clairement démontrée par le fait que les éditions ont été imprimées jusqua 1724. Il existe 2 tirages de cette édition, l'une datée du 15 juillet 1655, l'autre datée du 20 septembre. Notre exemplaire porte la seconde date. Il comporte un bois gravé sur le titre, de nombreuses lettrines et 109 cartes finement gravées sur cuivre. Exemplaire très frais. 1 vol in-8°. 109 engr. maps. Vellum binding. Second Italian edition of this pocket version of the "Theater of the World" of the famous Abraham Ortelius (1527-1598) who was named the "Ptolemy of his time". Ortelius began his career as an engraver and map colorist at the publisher Plantin, and then began signing his own production of new atlases, supported by the great Gerardus Mercator. The original edition of his atlas in 1570 included 53 maps, largely inspired by various sources but marked by a very personal style and enriched with a descriptive text that gave to his work an unprecedented uniformity. In 1575, Ortélius was named, in recognition of his talent, geographer of Philip II of Spain, who gave him access to an immense source of unpublished information. Thus, the atlas was continually corrected and increased in the forty years that followed, even after its disappearance. This edition of Marchetti's translation was first published in Brescia, 1598, an imitation of the original edition with plates engraved in Italy. Its popularity among Italian readers is clearly demonstrated by the fact that the editions were printed until 1724. There are 2 prints of this edition, one dated July 15, 1655, the other dated September 20. Our copy bears the second date. Wood cut on the title, many engraved initials, and 109 cards finely engraved on copper. Very fresh copy.

PASCAL (Blaise).

Traitez de l'Equilibre des liqueurs, et de la pesanteur de la masse de l'air. contenant l'explication des causes de divers effets de la nature qui n'avaient point ésté bien connus jusques ici & particulièrement de ceux que l'on avait attribuez à l'homme du Vuide.

Paris, Guillaume Desprez, 1663. 1663 1 vol in-12° (147 x 82 mm) de: [28] ff. (titre, préface, avertissement, privilège, fautes à corriger) ; 232 pp. (dont 1 schéma et des tableaux) ; [4] ff. (table) ; 2 planches gravées dépliantes. 2 ex-libris gravés armoriés sur les gardes. (déchirures discrétement restaurées aux planches). Plein veau d'époque, dos à nerfs orné et titré à l'or, encadrement de filets dorés sur les plats, roulette dorée sur les coupes, tranches jaspées rouges. (coins restaurés, un mors partiellement fendu. Provenance: 2 ex-libris armoriés gravés)

Edition originale du premier ouvrage affirmant que la pression dans un liquide est transmise non diminuée dans toutes les directions. La publication de cette uvre posthume du mathématicien, physicien, inventeur, philosophe Blaise Pascal (1623-1662) est due à son neveu Etienne Périer et au physicien Rohault. Louvrage, divisé en deux parties, est consacré aux lois de l'hydrostatique et à la démonstration et à la description des divers effets du poids de l'air. Poursuivant les recherches de Stevin, Galilée, Torricelli et Mersenne, Pascal donne dans son traité un compte rendu du concept fondamental de la pression. Utilisant le baromètre torricellien récemment inventé, il fit escalader le Puy-de-Dôme par son beau-frère en 1648 et regarda le niveau du baromètre baisser avec l'ascension, démontrant ainsi que l'air avait du poids . La relation du changement barométrique et du changement dans le temps à également été décrite dans cet ouvrage. Bel exemplaire dans sa reliure dorigine. 1 vol in-12°. 2 folded plates, one woodcut diagram in text. Comtemp calf. First edition of the first account of Pascals aw, stating that pressure in a liquid is transmitted undiminished in all directions. Divided into two closely related parts, this posthumous work is devoted to the laws of hydrostatics and to the demonstration and description of the various effects of the weight of air. Continuing the investigations of Stevin, Galileo, Torricelli, and Mersenne, he provided in the Traitez a lucid account of the fundamental concept of pressure. Using the recently invented Torricellian barometer, Pascal had his brother-in-law climb the Puy-de-Dome in 1648 and watch the barometer level fall with the ascent, thereby demonstrating that air had weight... The relationship of barometric change and change in the weather was first outlined here.

PAVIE (Auguste).

Contes du Cambodge. Les douze jeunes filles d'Angkor, Rothisen, Néang Roum Say Sack, Néang Kakey, Méa Yeung, Sanselkey, Vorvong et Sauvivong.

Paris, Leroux, 1921. 1921 1 vol in-4° (235 x 186 mm.) de: [2] ff. (f.t, t.), 263 pp., 29 planches en couleurs hors texte et 101 figures en noir et blanc dans le texte. Brochage éditeur sur papier gauffré, image en couleur contre-collée sur le premier plat.

Superbe ouvrage sur les contes cambodgiens par l'illustre explorateur Auguste Pavie (1847-1925), maître d'uvre de la Mission éponyme en Indochine à la fin du 19e siècle. Auguste Pavie, à l'origine agent des télégraphes en Cochinchine, devint explorateur, ethnologue mais aussi photographe des rives du fleuve Mékong ("mission Pavie" 1889-1890). Il fut le premier vice-consul de France au Laos (1887), consul-général de France à Bangkok en 1892, puis commissaire général au Laos en 1893. Cest à lissue de son activité dans ces régions quil publie ces contes du Cambodge, un beau recueil illustré (parfois en couleur) de ces incroyables histoires au cur de la mythologie locale. 1 vol. in-4° (235 x 186 mm.) 29 color plates out of text and 101 figures in the text. Publisher cover. Superb work on Cambodian tales by the famous explorer Auguste Pavie (1847-1925), master of the eponymous Mission in Indochina at the end of the 19th century. Auguste Pavie, originally a telegraph agent in Cochin China, became an explorer, ethnologist and also a photographer on the banks of the Mekong River ("Mission Pavia" 1889-1890). He was the first vice-consul of France in Laos (1887), consul-general of France in Bangkok in 1892, then general commissioner in Laos in 1893. It is at the end of his activity in these regions that he publishes these tales of Cambodia, a beautiful illustrated collection (sometimes in color) of these incredible stories in the heart of local mythology.

PITOT (Henri).

La Theorie de la manoeuvre des vaisseaux, reduite en pratique. Ou les principes et les regles pour Naviguer le plus avantageusement qu'il est possible.

Paris, Chez Claude Jombert, 1731. 1731 1 vol in-4° (255x185 mm.) de: 1 frontispice gravé, [10] ff. ( titre imprimé en rouge et noir, dédicace, préface, privilège), 119 pp., [17] pp. (table), [2] ff. (privilège et errata), [12] ff. donnant xxii tableaux ( I et II dépliants, le reste à pleine page) et 8 planches dépliantes. Plein maroquin rouge d'époque, triple filet doré encadrant les plats, fleuron aux angles, armoiries au centre, dos à nerfs orné, tranches dorées.

Rare exemplaire de cette unique édition de ce chef-d'uvre théorique de la manuvre navale militaire et de la navigation sur les océans. Exemplaire relié en maroquin dépoque aux armes du marquis de Chauvelin. Le mathématicien et astronome français Henri Pitot (1695-1771), originaire dAramon, avait prédit une éclipse solaire si précisément dans "Le Mercure" que ses calculs suscitaient une admiration générale et il fut admis à lAcadémie de Paris en 1724. En 1731, il publia son livre sur la manuvrabilité des navires, fondé sur les principes de Bernoulli, qui fut immédiatement recommandé par le gouvernement français comme élément de base de la marine (voir Grandjean de Fouchy dans son Eloge dans les procès-verbaux de l'Académie des sciences de 1771, p. 143 ff.). Louvrage est illustré d'un frontispice, de 8 planches gravées dépliantes, et de 12 feuillets de tableaux dont 2 dépliants. Les planchent montrent des de positions de manuvre des vaisseaux avec la direction des vents et des schémas géométriques. Provenance : François-Claude-Bernard-Louis de Chauvelin (1716 -1771), marquis de Chauvelin, diplomate, militaire et écrivain français qui servit en Italie et en Flandre et devint ambassadeur à Gênes et à Turin. De 1749 à 1753, il fut lieutenant-général du roi de France à Gênes. Il fut commandant-en-chef des troupes du roi en Corse de mai 1768 à juillet 1769. Il fut correspondant de Voltaire. Il passa ses derniers jours à la cour, dans l'intimité de Louis XV et mourut d'apoplexie à la table de jeu du roi. Des bibliothèques Juan Manuel Acevedo et Roffroy (ex-libris gravés).. Superbe exemplaire, somptueusement relié. Polak, 7612. 1 vol in-4°. Engr; frontisp., 22 tables, 8 plates. Contemp. Red morocco binding with gilted arms. Rare copy, original and unique edition, of this theoretical masterpiece of military naval maneuver and navigation on the oceans. Copy bound in period morocco with the arms of the Marquis de Chauvelin. The mathematician and French astronomer Henri Pitot (1695-1771), originally from Aramon, had predicted a solar eclipse so precisely in "Le Mercure" that his calculations aroused a general admiration and he was admitted to the Academy of Paris in 1724. In 1731, he published his book on the maneuverability of ships, based on the principles of Bernoulli, which was immediately recommended by the French government as a basic element of the navy (see Grandjean de Fouchy in his Eloge in the minutes of the Academy of Sciences, 1771, 143 ff.). The book is illustrated with a frontispiece, 8 folded plates and 12 sheets of pictures including 2 leaflets. The planchers show positions of vessel maneuvering with wind direction and geometric patterns. Provenance: François-Claude-Bernard-Louis de Chauvelin (1716 -1771), Marquis de Chauvelin, diplomat, soldier and French writer who served in Italy and Flanders and became ambassador to Genoa and Turin. From 1749 to 1753 he was lieutenant-general of the King of France at Genoa. He was commander-in-chief of the king's troops in Corsica from May 1768 to July 1769. He was Voltaire's correspondent. He spent his last days in the court, in the intimacy of Louis XV, and died of apoplexy at the king's table. From the Libraries of Juan Manuel Acevedo and Roffroy (Engraved ex-libris) .. Beautiful copy, sumptuously bound.

PLUCHE (Abbé).

La Mécanique des Langues et lArt de les enseigner. Supplément à la mécanique des langues.

Paris, Estienne, 1751-1753. 1751 1 vol in-12° (170 x 100 mm.) de : [2] ff. (faux titre, titre) ; XXIV (préface) ; 340 pp. ; [2] ff. (approbation, privilège) ; 47 pp (supplément). Pleine basane d'époque, dos lisse orné, titre de maroquin brun, tranches marbrées. (coins et coiffes accidentés).

Edition originale de cet ouvrage précurseur sur la didactique des langues par lAbbé Pluche (1688-1761), publiée en 1751 et accompagnée de son « Supplément » ajouté en 1753. Au XVIIème et au XVIIIème siècle, aux côtés dauteurs tels que Du Marsais, Beauzée, Diderot ou encore d'Alembert, est développée la « mécanique des langues » qui vise améliorer leur enseignement dans les collèges. Partant du postulat providentiel, dans cet ouvrage lauteur sintéresse notamment à lorigine du langage et à la construction des langues. Un travail au service dune nouvelle méthode dapprentissage appelée autrefois méthode « mécanique » ou « naturelle », qui privilégie la découverte progressive par la mise en situation au travers de textes de grands auteurs, de leur explication et traduction. Un enseignement quon qualifierait de nos jours de méthode « pratique », dapprentissage par lexemple. Cette approche novatrice lui vaudra cependant de vives critiques auxquelles il répondra dans un « Supplément » ajouté plus tard. Dans celui-ci, il défend sa position sur lenseignement des langues et les avantages de sa méthode. Son travail comprend également une partie sur la théorie du Beau et lenseignement des beaux-arts. Bel exemplaire. 1 vol. in-12°. Contemp. sheeFirst edition of this pioneering work on the didactics of languages by Abbot Pluche (1688-1761), published in 1751 and accompanied by his "Supplement" added in 1753. In the 17th and 18th centuries, authors such as du Marsais, Beauzée, Diderot or d'Alembert, developed the "mechanics of languages" which aims to improve their teaching in colleges. Starting from the providential postulate, in this book the author is particularly interested in the origin of language and the construction of languages. A work at the service of a new method of learning called formerly "mechanical" or "natural" method, which favors the progressive discovery by the setting in situation through texts of great authors, their explanation and translation. A teaching that we would describe today as a "practical" method, learning by example. This innovative approach, however, will earn him strong criticism that he will answer in a "supplement" added later. In it, he defends his position on the teaching of languages and the advantages of his method. His work also includes a part on the theory of Beau and the teaching of fine arts.

PTOLEMAEUS (Claudius) /MERCATOR (Gerard)

I. Geographiae libri octo, recognitiam diligenter... [II. Galliae Tabule Geographicae. Belgii Inferiores Geographicae Tabule].

Cologne, Gottfried von Kempen, 1584 / Duisburg, [1585-1602]. 1584 3 parties en 1 vol in-folio (410 x 280 mm) de: [2] ff. (titre gravé et enluminé et feuillet préliminaire) ; 106 pp. (nombreux schémas dans le texte) ; [16] ff. (index, 1 tableau sur pleine page) ; [5] ff. (f. blanc, titre, privilège et schéma gravé sur pleine page) ; 27 cartes sur double page en beaux coloris d'époque avec description de chacune au dos ; 1 carte dépliante avec description ; [15] ff. (index) ; [10] ff. (titre gravé, privilège, avis au lecteur et index) ; 23 cartes sur double page avec description de chacune au dos ; 1 carte à pleine page avec description. (rares traces de mouillures, corps d'ouvrage frais) Plein veau 17ème, dos à nerfs orné, titre de maroquin rouge, roulette dorée sur les coupes, tranches jaspées rouges. (discretes restaurations aux coiffes et aux coins)

Première édition avec la traduction de la géographie de Ptolémée par Pirckheimer, éditée par Arnold Mylius, exemplaire avec les 28 cartes en superbes coloris dépoque. Gerard Mercator (1512-1594), surnommé par Ortelius "le Ptolémée de notre temps", gravait ces plaques de cuivre dans le cadre d'une cosmographie qu'il comptait publier en cinq volumes. Le temps et l'effort mis par Mercator dans sa révision de Geographia de Ptolémée faisaient partie d'un grand projet qui occupa la plus grande partie de sa vie. Mercator avait pour projet de produire un ouvrage donnant la géographie et lhistoire des mondes antique et moderne. Sa carte générale Ptolémaïque est l'une des plus belles jamais produite. Les plaques de Mercator étaient si parfaites que 7 autres éditions en seront tirées. [relié avec Mecator Galliae Tabule Geographicae. 24 cartes gravées]. Adams P-2232; Sabin 66490; Koeman Me2; Shirley 139. 1 vol in-folio. 28 maps (+ 24 maps). 18th cent. calf. First edition, with the translation of the geography of Ptolemy by Pirckheimer, edited by Arnold Mylius, copy with the 27 maps in beautiful contemporary colors. Gerard Mercator (1512-1594), named by Ortelius "the Ptolemy of our time", engraved these copper-plates as part of a cosmography that he intended to publish in five volumes. Mercator's time and effort in revising Ptolemy's Geographia was part of a larger project that occupied most of his life. Mercator's plan was to produce a work on the geography and history of the ancient and modern worlds. His general Ptolemaic map is one of the most beautiful ever produced. The plates of Mercator were so perfect that 7 other editions were made with them. [bound with Mecator Galliae Tabule Geographicae. 24 engraved maps].

PYRARD DE LAVAL (Fr.)

Voyage de Francois Pyrard, de Laval, Contenant sa navigation aux Indes Orientales, Maldives, Moluques, & au Bresil : & les divers accidens qui luy sont arrivez en ce Voyage pendant son sejour de dix ans dans ces Pais. Avec une description exacte des Moeurs, Loix, Facons de faire, Police & Gouvernement; du Trafic & Compagnie qui s y fait; des Animaux, Arbres, Fruits, & autres singularitez qui s y rencontrent. Divise en trois parties. Nouvelle edition, reveue, corrigee & augmentee de divers Traitez & Relations curieuses. par le Sieur Du Val, Geographe ordinaire du Roy.

Paris, Billaine, 1679. 1679 3 parties en 1 vol. in-4° (243 x 195 mm.) de: [5] ff. (Titre, Au lecteur et Table des chapitres), 327, 218, 144 pp., [12] ff. (Table des Matières) et 1 carte dépliante du Voyage de Pyrard, dressée par Du-Val. Plein veau brun d'époque, dos à nerfs muet, tranches jaspées. (coiffes discrétement restaurées).

Edition la plus complète de cette célébre relation de périple d'un malouin en Asie et en Amérique. Parti le 18 mai 1601 de Saint-Malo, le marchand François Pyrard (1578-1621), de la ville de Laval, fait naufrage sur les atolls des Maldives au terme d'un terrible voyage. Il y est retenu prisonnier cinq ans, avant de regagner la côte indienne et les comptoirs portugais. Après un long séjour dans la ville de Goa, capitale de l'empire lusitanien en Orient, alors au faîte de sa puissance, il s'embarque comme soldat sur un navire de guerre : il passe ainsi par Ceylan, le Bengale et l'archipel de la Sonde. De retour à Goa, il est emmené sur une caraque portugaise pour être jugé comme espion à Lisbonne. Les fortunes de mer et les tempêtes détournent sa route sur São Salvador de Bahia, au Brésil, puis le mènent en Galice; de là il regagne sain et sauf la ville de La Rochelle où il accoste le 5 février 1611. Le Voyage de Pyrard de Laval, premier récit français sur les Indes, est un grand classique de la littérature de voyage - l'équivalent pour la France de la Pérégrination de Fernão Mendes Pinto pour le Portugal. C'est une source historique et ethnographique de toute première importance sur les Indes orientales de l'époque - l'unique pour les Maldives, ainsi qu'une mine d'informations et d'anecdotes sur l'Inde portugaise, largement exploitée par la suite, voire pillée, par nombre d'écrivains voyageurs. Pourtant, le livre, n a connu que quatre éditions successivement augmentées : 1611, 1615, 1619 et la présente édition. Provenance: Edward William Vernon Harcourt (1825-1891), naturaliste anglais et politicien (ex-libris armorié. Bel exemplaire, trés frais. Borba de Moraes II:694; Sabin 66882. 3 parts in 1 vol. 4°. 1 fold. map. By Duval. Contemp. calf. Later edition by Pierre Duval, regarded as the most complete edition (Howgego). In 1679 Pierre Duval, Geographer to the King, issued this new edition, revue, corrigée et augmentée de divers traités et relations curieuses. The vocabulary of the first edition of 1611 was suppressed and Bergerons text was enlarged and corrected. The map of the route of the voyage was drawn by Duval himself. Pyrard de Laval, a French merchant seaman, sailed to India in 1601. After his ship was wrecked in the Maldive Islands, he was captured by natives and fell in the good graces of the King of Malé, and remained in his realm for five years. He also travelled through Hindustan to Cochin.

QUADT (Matthias).

Fasciculus geographicus complectens praecipuarum totius orbis regionum tabulas circiter centum, una cum earundem enarrationibus.

Cologne, Johann Bussemecher, 1608. 1608 1 vol. In-folio (272 x 203 mm.) de : [4] ff. doubles montés sur onglets (titre, dédicace, préface, table), 85 cartes sur double page montées sur onglet avec texte au verso et 2 à pleine page, [2] ff. Doubles montés sur onglet et [1] f. (tables et index). Cartes en coloris d'époque. Folio (270 x 195 mm.), printed title within architectural engraved border, engraved arms of Herman Kran above printed dedication, 87 double-page engraved maps (including an anemographic diagram) engraved by Johann Bussemecher, Heinrich Nagel or Quadt, many incorporating portrait vignettes, Latin text on verso, the title and all maps finely coloured in a contemporary hand, the title-page and dedication leaf heightened in gold, Plein vélin estampé d'époque, double encadrement avec frise sur les plats et blason de la justice au centre, traces de titrage à l'encre au dos, traces de lacets (reliure allemande). (Restaurations anciennes aux dos, aux coins et au titre, salissures, quelques feuillets de texte legerement roussis).

Troisième et dernière version, augmentée, de l'atlas de Quadt, contenant 6 cartes relatives aux Amériques. Matthias Quadt (1557-1613) était un contemporain plus jeune de Mercator, Ortelius et Eitzing. Comme Mercator, il était l'un des rares à être capable de graver ses propres cartes. La version originale « Europae totius terrarum orbis partis praestantissimae », a été imprimée en 1596 avec 67 cartes. En 1600 Quadt a publié une version augmentée avec quinze nouvelles cartes sous le titre « Geographisch Handbuch ». Le présent ouvrage est encore augmenté de cinq nouvelles cartes: la numéro 4 (Barbaria), la 32 (Thuringe), le 34 (Lunaeburgensis Ducatus), la 64b (Neopolitanum Regnum) et la 65 (Mediolanensis Ducatus). Toues sont inspirées d' Ortelius, comme la page de titre, qui est tirée de la même planche que le titre du « Geographisch Handbuch. « Une autre école florissante de cartographie a été centrée à Cologne, les travaux de Braun et Hogenberg, Quad et Vopel ajoutant un lustre à sa renommée » (Tooley). Provenance: Lord Wardington (ex-libris au dos du premier plat). Bel exemplaire, joliment reliée et en coloris d'époque trés frais. Phillips 4253a. Tooley, p. 25-26. 1 vol. in-folio. 85 contemp. colored maps. Contemp. stamped vellum. Third and final version of Matthias Quadt's printed atlas, containing 6 maps related to the Americas. Matthias Quadt was a younger contemporary of Mercator, Ortelius, and Eitzing, and like Mercator was one of the few who was able to engrave his own maps. The original version, Europae totius terrarum orbis partis praestantissimae, was printed in 1596 with 67 maps. In 1600 Quadt issued an augmented version with fifteen new maps under the title Geographisch Handbuch. The present work is again augmented with five new maps: number 4 (Barbaria), 32 (Thuringia), 34 (Lunaeburgensis Ducatus), 64b (Neopolitanum Regnum) and 65 (Mediolanensis Ducatus). All are based on Ortelius, as is the title-page, which is from the same plate as the title in the Geographisch Handbuch. Another flourishing school of cartography was centered in Cologne, the works of Braun and Hogenberg, Quad and Vopel adding a lustre to its fame (Tooley). In 1592 the engraver Matthias Quad had his first quarto atlas, Europae Descriptio, published in Cologne by Johann Bussemacher. This atlas of Europe contained 50-54 maps, and was republished in 1594 and 1596. A few years later it was expanded to cover the whole world, and published in 1600 as Geographisch Handtbuch, with 82 maps, and in 1608 as Fasciculus Geographicus, with 86 maps. Fine copy, nicely bound and in original colors.

QUETIN (Louis).

Nouvel itinéraire portatif de la Grande-Bretagne, comprenant lAngleterre [sic], lEcosse et lIrlande...

Paris, H. Langlois, 1828. 1828 1 vol in-12° ( 145 x 93 mm.) de: [2] ff. (f.t., t.), III, [1], 419 pp., [1] ff., 1 carte dépliante de format circulaire "Panorama routier des Iles Britaniques, du littoral des côtes de France..." ( 265 x 225 mm.) et 4 plans dépliants . Engraved folding map. Brochage éditeur. (couverture doublée, exemplaire non rogné).

Edition originale de ce guide portatif des itinéraires de lAngleterre, dEcosse et dIrlande par LQuetin(1777-). Louvrage décrit en détails la géographie, les routes, les villes et curiosités ainsi que les fabriques et manufactures de ces pays. Lauteur considère son travail comme étant « jusquà ce jour le seul guide complet de la Grande-Bretagne que lon ait encore publié ». On y retrouve notamment : « Voyage autour des lacs », « Voyage aux iles de Jersey, Guernesey et Alderney » ou encore « Possessions anglaises ». Lensemble est accompagné dune carte dépliante de format circulaire "Panorama routier des Iles Britaniques, du littoral des côtes de France..." et de 4 plans dépliants. Bel exemplaire. 1 vol. in-12°. Engraved folding map. Original printed wrappers mounted on cardstock. First Edition of this French travel guide to Great Britain. Rare: according to online auction records, no copies have sold at auction in the last 35 years, OCLC only locates four copies.

RAUCH, [ François, Antoine].

Régénération de La Nature Végétale, ou recherches sur les moyens de recréer, dans tous les climats, les anciennes températures et lordre primitif des saisons, par des plantations raisonnées, appuyées de quelques vues sur le ministère que la puissance végétale semble avoir a remplir dans lharmonie des éléments.

Paris, Imprimerie de P. Didot lAiné, 1818. 1818 2 vol. in 8° de: xxxi, [3] pp. (errata), 502 pp., [1] f. (table); 398 pp. Pleine bas. d'époque, dos lisses ornés, titres de maroquin rouge et tomaisons noir, encadrement doré sur plats, roulette dorée sur les coupes, tranches vertes. (coins inférieurs du vol.1 mal coupés sur deux cahiers, exemplaire très frais).

Seconde édition considérablement augmentée de l'Harmonie hydro-végétale et météorologique (1802), de cet ouvrage fondateur de l'écologie de François Rauch(1762-1837). Ce dernier, né à Bitche en Moselle, est considéré comme le précurseur français de l'écologie. Il met en évidence ici une relation directe entre la déforestation et l'augmentation des intempéries et milite pour la reconstitution et la protection des espaces boisés. Dans la même logique, il se fait le défenseur des espaces humides et marécageux, qu'il faut assainir sans les assécher. Bel exemplaire, trés frais. 2 vol. in 8°. Contemp. sheep. Second edition considerably increased of hydro-vegetal and meteorological harmony (1802), of this founding work of the ecology of François Rauch (1762-1837). Born in Bitche in Moselle, he is considered as the French precursor of ecology. In his work, he point a direct relation between deforestation and the increase of bad weather and militates for the reconstitution and the protection of the wooded spaces. In the same logic, he is the defender of wet and marshy areas, which must be cleaned up without drying. Fine copy, very fresh.

RENNELL (James).

A Bengal atlas : containing maps of the theatre of war and commerce on that side of Hindoostan. compiled from the original surveys; and published by order of the Honourable the Court of Directors for the Affairs of the East India Company ; by James Rennell late Major of Engineers, and Surveyors General in Bengal.

[Londres], 1780. 1780 1 vol in-4° ( 235 x 290 mm.) de: [1] ff. (titre), 54 pp. (contents, advertisement, tables of routes and distances, 1 carte dépliante (face à p. 8: "map of the inland navigation"), [1] titre gravé avec carte index des divisions, 20 cartes dépliantes et 1 planche dépliante avec 2 vues avec numérotation à imprimée au dos de 1 à 21; papillon imprimé relié au début indiquant que la carte n° XXII "Plan of the battle of Buxar" n'est pas parrue). Plein veau marbré d'époque, dos à faux nerfs orné de filets dorés, titre de maroquin rouge, encadrement de filets dorés sur les plats, roulette dorée sur les coupes (rares rousseurs, coiffes discrétement restraurées).

Seconde édition, augmentée, de cet atlas publié à la suite des campagnes Britannique en Inde. Après une carrière dans l'armée de la Compagnie des Indes orientales au cours de laquelle il se distingua dans les campagnes de Clive, James Rennell fut nommé arpenteur général du Bengale en 1764. À ce titre, il dirigea une grande partie de la première cartographie de l'Inde orientale, qui aboutit à la publication de son atlas du Bengale. La première édition de 1780 est très rare car lessentiel du stock, expédié par bateau de Londres en l'Inde en juillet 1780, fut capturé en route par les Espagnols. La carte de la navigation intérieure nest pas numérotée. La page gravée des légendes reliée avant les cartes comporte une carte miniature donnant lindex des 8 divisions du Bengal et de Bahar. Suivent 20 cartes numérotées au dos de 1 à 20, puis la planche donnant les vues de Oudanulla et de Chunargur porte le numéro 21. Cet atlas constitue la première publication de cartes de détails de ces régions dAsie. Bel exemplaire conservé dans sa reliure dorigine. 1 vol. in-4 °. [1] ff. (title), 54 pp. (contents, advertisement, tables of roads and distances, 1 folding map (facing page 8: "map of the inland navigation"), [1] engraved title with division index map, 20 folding maps and 1 folding map with 2 printed with numbering printed on the back from 1 to 21; printed labef bound at the beginning indicating that map No. XXII, Plan of the Battle of Buxar" was not published. Contemp. calf. Second edition, enlarged, of this atlas published after the British campaigns in India. After a career in the East India Company's army during which he distinguished himself in Clive's campaigns, James Rennell was appointed surveyor-general of Bengal in 1764. In this capacity he supervised much of the early mapping of eastern India, which culminated in the publication of his Bengal Atlas. The first 1780 edition is very rare because the main consignment sent by ship from London to India in July 1780 was captured by the Spanish on its way. The inland navigation map is not numbered. The engraved page of the legends bound before the maps includes a miniature map giving the index of the 8 divisions of Bengal and Bahar. Then follow 20 maps (first 10 with colored lines), numbered on the back from 1 to 20, then folow a plate giving the views of Oudanulla and Chunargur is number 21. This atlas is the first publication of detailed maps of these areas of Asia. Fine copy preserved in its original binding.

RENOUARD DE SAINTE-CROIX (Félix)

VOYAGE COMMERCIAL ET POLITIQUE AUX INDES ORIENTALES, AUX ÎLES PHILIPPINES, A LA CHINE, AVEC DES NOTIONS SUR LA COCHINCHINE ET LE TONQUIN, PENDANT LES ANNEES 1803, 1804, 1805, 1806 ET 1807, CONTENANT DES OBSERVATIONS ET DES RENSEIGNEMENS, TANT SUR LES PRODUCTIONS TERRITORIALES ET INDUSTRIELLES QUE SUR LE COMMERCE DE CES PAYS; DES TABLEAUX DIMPORTATIONS ET DEXPORTATIONS DU COMMERCE DEUROPE EN CHINE, DEPUIS 1804 JUSQUEN 1807; DES REMARQUES SUR LES MURS, LES COUTUMES, LE GOUVERNEMENT, LES LOIS, LES IDIOMES, LES RELIGIONS ETC. ; UN APERÇU DES MOYENS A EMPLOYER POUR AFFRANCHIR CES CONTREES DE LA PUISSANCE ANGLAISE.

Paris, Clament, 1810. 1810 3 vol. in-8° (202 x 126 mm.) de : x, 301 pp. ; [2], 390 pp. ; 291 pp., avec 4 tableaux et 2 cartes dépliantes. Demi-basane d'époque, dos lisse ornés, plats recouverts de papier marbré. (quelques traces de mouillures dans les marges de quelques ff. du T. 1, sinon frais).

Édition originale de cette relation retraçant le périple effectué en Inde, en Indonésie, en Chine et aux Philippines par Félix Rénouard de Sainte-Croix (1767-1840). Cet officier français, missionné par lEmpire pour la défense des Philippines, fut emprisonné par les anglais dès son arrivée à Pondichéry en 1802. Libéré, il resta deux années supplémentaires en Inde où il visita les côtes de Coromandel et de Malabar, le Bengale, Madras, Tranquebar et Chalambron. Puis il se rendit aux Philippines où il visita Manille, les mines dor de Mabulao, les provinces de Tondo, Cavite, Valangas, Bulacan, Batangas, Tayabas, Pampangue, Zambales, Pangasinan, Ylocos et Cagayan. Il poursuivit son périple en passant par les îles de Babuyannes, lîle de Camarines, larchipel de Bissayes, lîle de Mindanao, les Moluques puis Macao. Dans cette colonie portugaise de Chine, il rencontre en 1807 Pierre-Jacques de La Bissachére, missionnaire français ayant séjourné plus de dix ans au Tonkin Occidental, avant de fuir les persécutions en 1798. Ce dernier lui confie ses notes sur la Chine. Après un séjour aux Etats-Unis, Rénouard regagne la France en 1809 et publie le présent ouvrage qui offre une brillante analyse du commerce local, des coutumes, lois et statistiques économiques concernant ces contrées, ainsi que des suggestions pour limiter linfluence britannique dans la région. Le volume I est essentiellement consacré à lInde alors que le volume II traite des Philippines. Quant au troisième volume, composé en partie à partir des précieuses notes de la Bissachère, il est dévolu à la Chine. 2 cartes dépliantes et 4 tableaux illustrent le propos de lauteur. Bel exemplaire, frais. Lust, 384 ; Chadenat I, 1710. 3 vol. in-8°. 4 tables, 2 fold. Maps. Contemp. half sheep. Scarce original edition of this work retracing the journey made in India, Indonesia, China and the Philippines by Felix Rénouard of Sainte-Croix (1767-1840). This French officer, commissioned by the Empire for the defense of the Philippines, was imprisoned by the English upon his arrival in Pondicherry in 1802. Ater being released, he took two years in India where he visited the coasts of Coromandel and Malabar, Bengal , Madras, Tranquebar and Chalambron. Then he went to the Philippines where he visited Manila, the gold mines of Mabulao, the provinces of Tondo, Cavite, Valangas, Bulacan, Batangas, Tayabas, Pampangue, Zambales, Pangasinan, Ylocos and Cagayan. He continued his journey through the islands of Babuyannes, the island of Camarines, the archipelago of Bissayes, the island of Mindanao, the Moluccas and Macao. In this Portuguese colony in China, he met in 1807 Pierre-Jacques La Bissachere, a French missionary who spent more than ten years in Tonkin Occidental, before fleeing persecution in 1798. The religious entrusted him with his notes on China. After a stay in the United States, Renouard returned to France in 1809 and published this book which offers a brilliant analysis of local trade, customs, laws and economic statistics concerning these countries, as well as suggestions to limit the British influence in the region. Volume I is mainly devoted to India while Volume II deals with the Philippines. As for the third volume, composed partly from the precious notes of Bissachère, it is devolved to China. 2 folding maps and 4 tables illustrate the author's intention. Fine copy.

RICHARSON (M.)

Aesop's Fables with Instructive Morals and Reflections Abstacted from All Party Considerations Adapted to All Capacities and Designed to Promote Religion, Morality and Universal Benevolence

London, J. Rivington et Longman, [1760]. 1760 1 vol. in-12° (180 x 106 mm.) de: [1] f. (t. gr.), xxxiv, [1] f. (index), 192 et 25 pl. gravées à pleine page Pleine basanne d'époque, dos lisse muet. (travaux de vers reliure et texte, coiffes et dos abîmés, coins émoussés).

Recueil des fables dEsope, publié en 1760. Ecrivain grec, Esope est crédité d'un certain nombre de fables populaires. Les orthographes plus anciennes de son nom ont inclus Esop (e) et Isope. Bien que son existence demeure incertaine et qu'aucun de ses écrits ne subsiste, de nombreux récits lui ont été attribués à travers les siècles et dans de nombreuses langues dans une tradition narrative qui perdure jusqu'à nos jours. Dans beaucoup de contes, les animaux parlent et ont des caractéristiques humaines. Une uvre littéraire ancienne appelée « The Aesop Romance » raconte une version épisodique et probablement hautement fictive de sa vie, où il est décrit comme étant un esclave étonnamment laid qui par son habileté acquiert la liberté et devient un conseiller aux rois et aux cités-États. Une tradition postérieure (datant du Moyen Age) dépeint Aesop comme éthiopien noir. Cet ouvrage recueil les fables qui lui sont attribuées et a pour vocation de « promouvoir la morale religieuse et la bienveillance universelle », lensemble étant illustré de 25 planches. Exemplaire usagé. 1 vol. in-12°. 25 engr. pl. at full p. Collection of Aesop's Fables, published in 1760. A Greek writer, Aesop is credited with a number of popular fables. His existence remains uncertain and none of his writings remains, many stories have been attributed to him throughout the centuries and in many languages in a narrative tradition that continues to this day. In many fairy tales, animals speak and have human characteristics. An ancient literary work called "The Aesop Romance" tells an episodic and probably highly fictional version of his life, where he is described as a surprisingly ugly slave who by his skill acquires freedom and becomes an advisor to kings and city-states . A later tradition (dating from the Middle Ages) portrays Aesop as black Ethiopian. This book collects the fables attributed to him and aims to "promote religious morality and universal benevolence", all illustrated by 25 plates.

ROBERT DE VAUGONDY (Gilles & Didier).

Atlas Universel.

Paris, chez l'auteur et Boudet, 1757[-58]. 1757 1 vol. in-plano de : 1 titre gravé, 108 cartes gravées (3 dépliantes, 105 sur double-page), le tout en coloris d'époque. Plein veau tacheté d'époque, dos à nerfs orné, pièce de titre de maroquin rouge, tranches marbrées. (Discrètes restaurations aux coiffes et aux coins. Intérieur assez frais en beaux coloris d'époque, rares petites taches et salissures, cassures habilement restaurées aux pliures des onglets).

Première et unique édition in-plano de cet atlas, recherché pour ses cartes sur les Antilles. Gilles (1686-1766) et son fils Didier (1723-1786) ROBERT DE VAUGONDY, géographes du Roi, descendent d'une lignée de cartographes qui a entamé sa carrière au début du 17ème siècle et sera encore active à la fin du 18ème siècle. Leur oeuvre est à la hauteur du travail de leur illustre ancêtre Nicolas Sanson d'Abville qui avait révolutionné la cartographie française dès la première moitié du 17ème siècle. Le présent atlas, composé de 108 cartes de France, d'Europe et du Monde, reste un des plus importants travaux français de cette envergure au 18ème siècle. Agréable exemplaire, très frais et en reliure d'époque. 1 vol. folio. 1 engraved title, 108 engraved maps (3 foldings, 105 on double page). All maps in contemporary colours. Contemporary full calf. First and only plano edition of this atlas prized for its maps of the Caribbean. Gilles (1686-1766) and his son Didier (1723-1786) Robert de Vaugondy, are the heirs of Sanson d'Abbeville who revolutionize the French cartography in the first part of 17th century. Their work is up to their famous ancestor, and the present atlas, with 108 maps of France, Europe and the world, is one of the most impressive of the cartographic French production in the 18th century. Fine and fresh copy in contemporary binding.

ROBERTSON (WILLIAM)

LHistoire de lAmérique.

Paris, Panckoucke, 1778. 1778 2 vol. in-4° (264 x 200 mm) de: [2] ff., XX, 540 pp. ; [2] ff. ; 553 pp. ; [2] pp. ; 4 cartes et 1 planche dépliantes. Plein veau marbé d'époque, dos à nerfs orné, titres et tomaison rouges, tranches marbrées. (mors, coiffes, coins discrétement restaurés.)

Édition originale en 2 volumes de la traduction de Suard et Jansen de cette brillante histoire de l'Amérique. Cette édition est parue un an après lédition anglaise originale de Robertson de 1777. Lensemble est illustré de 5 planches gravées repliées au début de chaque volume, dont 4 grandes cartes du Mexique et de lAmérique Méridionale ainsi quune figure de la Table chronologique des Mexicains. Cette traduction connut une autre édition assez courante en 1778 au format in-12. 2 vol. in-4°. 1 fold. Plate + 4 maps. Contemp. mottled calf, spines in 6 compartments with 5 raised bands gilt, brown morocco lettering-pieces (rebacked preserving original spines). Later quarto edition in French, translated from The History of America, published in London (1777). Includes histories of the discovery of America and the conquest of Mexico and Peru.

ROBIN (Charles-César).

NOUVEAU VOYAGE DANS L'AMERIQUE SEPTENTRIONALE, EN L'ANNEE 1781. ET CAMPAGNE DE L'ARMEE DE M. LE COMTE DE ROCHAMBEAU.

Philadelphie et Paris, Moutard, 1782. 1782 1 vol. in-12° (202 x 126 mm.) de : IX (faux titre, titre et table des matières) ; 222 pp. Ex-libris armorié au dos du premier plat "John Lord Sheffield". (marquage du cuir sur les gardes) Demi veau d'époque, dos à nerfs, titre de maroquin rouge, roulette dorée sur les coupes. (mors discrètement restaurés).

Edition originale estimée et traduite en plusieurs langues, cette relation constitue l'un des meilleurs témoignages français sur la Guerre d'Indépendance. L'abbé Robin était chapelain du corps français sous les ordres de Rochambeau. A la suite de quelques observations astronomiques, l'auteur décrit quelques nouveaux systèmes politiques mis en applications dans certains endroits des futurs Etats-Unis. Il s'intéresse aussi aux moeurs et aux modes de vie des habitants de diverses colonies. L' économie et le commerce de ces villes sont analysès selon les centres d'intèret physiocratiques de l'èpoque. On y trouve aussi des de précieuses informations sur la marche des troupes françaises pendant l' année 1781. Homme d'église, l'auteur s'est aussi intèressè à la diversitè des opinions religieuses des habitants des nouveaux états. (Leclerc n°1319: ne possède que l'éd. de 1782, beaucoup plus commune). Bel exemplaire, trés frais. Fay, 16 ; Sabin, 72032. 1 vol. in-12°. Contemp. half calf. Original Edition. Robin was, upon Franklin's recommendation, attached to the army of Rochambeau as chaplain. Bernard Fay describes his book as 'rather ridiculous and dull'. This was substantially the opinion of his contemporaries. When the book was first published Garat gave it a trenchant review in Le Mercure de France. He said that Robin was to seasick to note the crossing. He (Robin) illustrated the hospitality of the Americans by remarking that the wife of the host frequently shared her bed with gentleman quests. Vital statistics he gathered by studying tombstones. Fine copy.

ROSSEL de CERCY (Auguste-Louis de). / DEQUEVAUILLER (François Jacques).

COMBAT NAVAL Livré le 21 Juillet 1781 par Mr. de la Pérouse Capitaine de Vaisseaux. Dédié au Roi. Ce Combat fut livré, à la hauteur de Louisbourg, par deux frégates du Roi, l'Astrée, de 26. Canons, Commandée par Mr. de la Pérouse, Capitaine de Vaisseaux, et l'Hermione, de même force, par Mr. le Cte. de la Touche également Capitaine, contre six Batimens de Guerre Anglois, dont un fut pris. Le Commandant Anglois, après avoir été démâté, et avoir amené, se sauva à la faveur de la Nuit, et le Convoi Ennemi fut mis en fuite. Gravé d'après le Tableau Original de 5. pieds de long, sur 3œ de hauteur, appartenant au Roi, et faisant partie de la Collection des 18 Combats de Mer de la dernière Guerre, peint par l'ordre de Sa Majesté, par Mr. le Marquis de Rossel, ancien Capitaine de Vaisseaux, Chevalier de l'Ordre Royal et Militaire de S. Louis.

Paris, Mérigot le jeune, 1790. 1790 1 grande feuille gravée ( 730 x 545 x mm.).

Importante gravure historique représentant le combat naval du 21 juillet 1781, qui opposa les frégates françaises LHermione de Latouche Tréville et lAstrée du comte de La Pérouse à un convoi britannique protégé par 5 navires de guerre, au large de Louisbourg, durant la Guerre d'Indépendance d'Amérique. Gravure exécutée par François Jacques Dequevauviller d'après le tableau original du marquis Auguste-Louis de Rossel de Cercy (1736 1804), célèbre pour ses uvres consacrées aux affrontements navals de la guerre dindépendance. Après un service de 28 ans, cet officier de marine quitte la « Royale » en 1779 pour débuter une carrière dartiste. A lépoque, la plupart des uvres figurant des batailles navales sont fantaisistes car les peintres ne sont pas des marins. De Cercy, de par son expérience, produit en revanche des uvres dun grand réalisme. Reconnaissant son talent, le ministère de la marine le charge de peindre les affrontements de la guerre dindépendance Américaine. Sa représentation de la bataille de Louisbourg fait partie sa collection de 18 combats de mer quil réalise entre 1788 et 1789. Parmi les affrontements peints par de Clercy, on retrouve celui de la Junon et de la Gentille devant Plymouth, de la Minerve à la Dominique, l'engagement de l'escadre de La Motte-Picquet en vue de Fort-Royal de la Martinique ou encore le Combat de la "Surveillante" de M. du Couëdic. Luvre originale de la bataille de Louisbourg (huile sur toile, 113 x 136 cm) est conservée au musée du petit trianon à Versailles. En 1790, le graveur Dequevaulier réalise à leau forte et au burin la présente estampe. Elle est annoncée au "Journal général de France" le 18 juin 1790 : "Il vient de paroître deux estampes dont l'une représente le "Combat naval livré le 18 décembre 1779, par M. le comte de la Motte Piquet..." et l'autre "le Combat naval livré le 21 juillet 1781, par M. de la Pérouse..." Ces deux estampes sont dédiées au Roi, qui les a honorées de sa souscription, ainsi que la famille royale. Elles ont été gravées par M. Dequevauviller, connu par de très-bons ouvrages en ce genre et renommé sur tout par un talent supérieur pour rendre les ciels Les eaux, les vaisseaux, leur manuvre, et la fumée qu'on remarque particulièrement dans le combat de M. de la Pérouse, produisent le plus grand effet ». La bataille et ses protagonistes : Patrouillant dans les parages de lîle du Cap-Breton, sur les côtes de la Nouvelle-Angleterre, deux navires français affrontent un convoi britannique le 21 juillet 1781. La flotte française est constituée de 2 frégates : lAstrée (38 canons), commandée par Jean François de Galaup, comte de La Pérouse (1741 - disparu en 1788) et lHermione (34 canons), sous les ordres de Louis-René de La Touche, comte de Tréville dit « Latouche-Tréville » (1745- 1804). Les anglais forment un convoi de : 6 vaisseaux de guerre: le Charlestown (28 canons), lAllegiance (24 canons), le Vernon (24 canons), le Vulture (20 canons), le Jack (14 canons), le Thompson (18 canons) ; 9 navires marchands et 4 de ravitaillement. Le convoi britannique est mis en déroute par les français, et 2 navires de guerre sont capturés ainsi que 3 navires marchands. Les deux officiers français seront promus suite à leur bravoure. Latouche-Tréville deviendra amiral et La Pérouse prendra le commandement de la fameuse expédition autour du monde voulue par Louis XVI. Un navire célèbre : La présente gravure offre une des seules représentations connues de la fameuse « Hermione », frégate de 46 mètres de long a été dessinée en 1777 par larchitecte Henri Chevillard. Construite en onze mois, elle rentre en service en 1779 à larsenal du port de Rochefort. Un an après sa mise en service actif, lHermione, commandée par Latouche-Tréville, emmène Marie Joseph Gilbert Motier, Marquis de La Fayette, dans son deuxième voyage en Amérique où il annonce à Georges Washington larrivée imminente des renforts français chargés daider les insurgés américains dans leur lutte pour lindépendance. Cest ce voyage qui a valu à lHermione le nom de « Frégate de la liberté ». Le 16 mars 1781, elle participe à la bataille du cap Henry dans la baie de Chasepeake et au blocus décisif qui précipite la capitulation à Yorktown. Le 4 mai 1781, elle reçoit à son bord les membres du tout jeune congrès américain. En 2014, une réplique de lHermione a été mise à leau à Rochefort, après 17 années de construction. Lannée suivante, la nouvelle « Hermione » traverse latlantique pour de multiples escales américaines : Yorktown, Alexandria, Annapolis, Baltimore, Philadelphie, New-York, New-Port, Green-Port, Boston Cette gravure de la bataille de Louisbourg est rare sur le marché : daprès nos recherches, la dernière passée en vente aux Etats Unis remonte à plus de 100 ans (Anderson Galleries, NY, 1-2 novembre 1916). Etching on laid paper, 1 large sheet ( 545 x 729 mm.). Important historical engraving depicting the naval battle of Louisbourg on July 21, 1781, which opposed the French frigates L'Hermione (Ct Latouche Tréville) and the Astrée Ct Comte de La Perouse) to a British convoy protected by 5 warships. Engraving executed by François Jacques Dequevauviller (1745-1807) after the original painting of the Marquis Auguste-Louis of Rossel de Cercy (1736 - 1804), famous for his works devoted to the naval confrontations of the war of independence. After a service of 28 years, this naval officer left the French Navy in 1779 to begin a career as an artist. At the time, most of the works depicting naval battles are fanciful because the painters are not sailors. De Cercy, by his experience, produces on the other hand works of great realism. Recognizing his talent, the Department of the French Navy tasked him to paint the battles of the American War of Independence. His depiction of the Battle of Louisbourg is part of his collection of 18 sea fights that he made between 1788 and 1789. The original work of the Battle of Louisbourg (oil on canvas, 113 x 136 cm) is kept at the musée du petit Trianon in Versailles. On June 18th, 1790, the "Journal général de France" announce: "It has just appeared two prints of which one represents the" Naval Combat delivered December 18, 1779, by the Count de la Motte Piquet ... " and the other "Naval Combat Delivered July 21, 1781, by M. de la Pérouse ..." These two prints are dedicated to the King, who has honored them with his subscription, and the royal family. They have been engraved by M. Dequevauviller, known for very good works of this kind, and renowned for everything by a superior talent for rendering the skies. The waters, the vessels, their maneuver, and the smoke which is particularly noticeable in the battle produce the greatest effect. The battle and its protagonists: Patrolling near Cape Breton Island, on the coasts of New England, two French ships confront a British convoy on July 21, 1781. The French fleet consists of two frigates: Astrée (38 guns), commanded by Jean François de Galaup, Count of La Pérouse (1741 - disappeared in 1788) and Hermione (34 guns), under the orders of Louis- René de La Touche, Count of Tréville called "Latouche-Tréville" (1745-1804). The English form a convoy of: 6 warships: Charlestown (28 guns), Allegiance (24 guns), Vernon (24 guns), Vulture (20 guns), Jack (14 guns), Thompson (18 guns); 9 merchant ships and 4 refueling ships. The British convoy is routed by the French, and 2 warships are captured and 3 merchant ships. The two French officers will be promoted following their bravery. Latouche-Treville will become admiral and La Perouse will take command of the famous expedition around the world wanted by Louis XVI. A famous ship: The present engraving offers one of the only known representations of the famous "Hermione», a 46 meters long frigate was designed in by the architect Henri Chevillard and Built in eleven months at the arsenal of the port of Rochefort in 1779. Under the command of Latouche-Tréville, she carried the Marquis de La Fayette to America where he announces to George Washington the imminent arrival of French reinforcements to help American insurgents in their struggle for independence. It was this trip that earned Hermione the name of "Frigate of Freedom". On March 16, 1781, she participated in the Battle of Cape Henry in Chasepeake Bay and the decisive blockade that precipitated capitulation of Yorktown. On May 4, 1781, she received on board the members of the very young American congress. In 2014, a replica of the Hermione was launched in Rochefort, after 17 years of construction. The following year, the new "Hermione" crosses the Atlantic for multiple stops in the US: Yorktown, Alexandria, Annapolis, Baltimore, Philadelphia, New York, New Port, Green-Port, Boston ... This engraving of the Battle of Louisbourg is rare on the market: according to our research, the last one for sale in the United States goes back more than 100 years (Anderson Galleries, NY, November 1-2, 1916).

ROUGEMAITRE (C.J. de Dieuze).

La lune, ou le pays des coqs, histoire merveilleuse, incroyable et véridique, contenant les principaux traits de la vie de Pélican XXXI, papa des Coqs, et du Casoar, son mignon. Par un homme qui a voyagé dans la lune.

Paris, G. Mathiot, 1819. 1 vol. in 12° (183 x 114 mm) de : 238 pp. (numértees I à ix au début); [1] ff. Pour l'étiquette de titrage imprimée par l'éditeur. (rousseurs éparses, tranches non rognées). Demi-basane d'époque, papier créme sur les plats et le dos, étiquette de titrage imprimée. (reliure usée).

Rare exemplaire de ce voyage imaginaire vers la Lune parut au début du 19éme siècle. Dans les récits lunaires du XVIIe, du XVIIIe et du XIXe siècle, la Lune est linstrument dun décentrement, dun déplacement dans limaginaire qui a plusieurs motivations, permettant la critique et la caricature. Le voyage sur la Lune est souvent le moyen de décrire une société idéale. « La Lune ou le Pays des coqs » de Rougemaître de Dieuze, relève dun tout autre registre. Sous couvert de récit cocasse, cest un pamphlet ultra. Lauteur est surtout connu comme pamphlétaire anti-bonapartiste, mais louvrage porte en exergue sur le titre « Honni soit qui mal y pense », est évidemment dirigé contre Louis XVIII (Pélican XXXI) et surtout contre le duc Élie Decazes, président du Conseil et favori du Roi (le « Balayeur général Casoar »). Extrait : « Le pélican est ici le premier, je ne dirai pas des oiseaux, mais le premier des êtres lunaires Depuis un grand nombre de siècles, le bonheur des coqs est confié à la famille des pélicans, et ce bonheur a été compromis, troublé, détruit, toutes les fois que de mauvais génies ont essayé de le confier à dautres. » (P. 80-81). 1 vol in-12°. Contemp. half sheep. Rare copy of this imaginary voyage to the moon published in early 19th century. In the lunar narratives of the seventeenth, eighteenth and nineteenth centuries, the Moon is the instrument of a decentering, a displacement in the imagination that has several motivations, allowing criticism and caricature. The trip to the moon is often the way to describe an ideal society. "The moon or the country of the roosters" of Rougemaître de Dieuze, belongs to a quite different register. Under cover of comical story, it is an ultra pamphlet. The author is best known as an anti-Bonapartist pamphleteer, but the book bears on the title page "Honni soit qui mal y pense", is obviously directed against Louis XVIII (Pelican XXXI) and especially against the Duc Élie Decazes, president of the Council and favorite of the King (the "General Sweeper Casoar"): "The pelican is here first, I will not say birds, but the first of the lunar beings ... For many centuries, the happiness of the roosters is entrusted to the family of pelicans, and this happiness has been compromised, troubled, destroyed, whenever evil spirits have tried to entrust it to others. "(P. 80-81).

SADE (Donatien Alphonse François, de)

Aline et Valcour, ou le roman philosophique. Ecrit à la Bastille un an avant la Révolution de France. Orné de seize gravures.

Paris, chez la veuve Girouard, 1795. 1795 8 tomes reliés en 4 vol. in 16° (152 x 111mm) de: I: XIV, 315 pp. (erreurs de pagination), 4 gravures; II: [3] ff. (fx-titre, titre et 1 gravure), 503 pp., 4 gravures; III: 575 pp., 4 gravures; IV: [2] ff., 205 - 374 pp., 204 pp. (8è partie reliéé avant la 7ème), 2 gravures. Soit un total de 15 gravures ( comme dans la plupart des exemplaires, la planche libre du tome III n'est pas présente). Cartonnages anciens recouverts de papier à la colle, dos lisses avec etiquettes de titrage imprimées. (traces de mouillures brunes au vol.1 avec quelques restaurations de papier en marge inférieur du premier cahier, exemplaire non rogné, à toutes marges).

Edition originale de lun des ouvrage les plus célèbre du marquis de Sade (1740-1814), parut pendant la révolution. Homme de lettres, romancier, philosophe et homme politique français, longtemps voué à l'anathème en raison de la part accordée dans son uvre à l'érotisme et à la pornographie, associé à des actes de violence et de cruauté, le « divin marquis » aura légué à la postérité les mots dérivés de son nom. L'expression d'un athéisme anticlérical virulent est l'un des thèmes les plus récurrents de ses écrits et la cause de leurs mises à l'index. A son grand regret, Seules ses ouvres érotiques seront publiées et anonymement, ainsi ses autres uvres littéraires, dont des pièces de théâtre, resteront de son vivant à létat de manuscrit. Sade a écrit cette « Aline et Valcour » de 1786 à 1789, alors quil était incarcéré à la Bastille. Ce roman est le premier de ses ouvrages à avoir été publiés sous son vrai nom. Le roman paraitra finalement en 1795, au prix de la persévérance de son auteur et modifié au gré des événements qu'on pourrait définir, dans le cas de Sade, comme le désir de plaire à un public en satisfaisant par ses corrections les autorités. Exemplaire de l'émission C, avec la mention de «Seize gravures» sur le titre. Il existe théoriquement trois éditions, mais qui proviennent du même tirage, commencé en 1791, interrompu en 1794 par le meurtre légal de Girouard, repris et achevé en 1795. Ces trois éditions - ou plutôt, pseudo-éditions, pour être le mélange de feuilles imprimées au cours de quatre années - ne diffèrent entre elles que par le contenu des pages de titre et par l'indication du nombre des eaux-fortes qui, de quatorze dans les éditions A et B, passent à seize dans l'édition C». (Lély. Vie du marquis de Sade. Paris, 1989, p. 589.) E Exemplaire à toutes marges, non rogné. 1 vol in-16°. 15 engr. Contemp. cardboard bind. First edition of one of the most famous work of the Marquis de Sade (1740-1814), appeared during the revolution. Novelist, writer, philosopher and French politician, Donatien Alphonse François, marquis de Sade, has his name associate to eroticism and pornography, and acts of violence and cruelty, that have bequeathed to posterity the words derived from his name. To his great regret, only his erotic works will be published and anonymously, so his other literary works, including plays, will remain in his lifetime as a manuscripts. Sade wrote this "Aline and Valcour" from 1786 to 1789, while he was incarcerated in the Bastille. This novel is the first of his works to have been published under his real name. The novel finally appeared in 1795, after a long perseverance of its author and modified according to the events that one could define, in the case of Sade, as the desire to please an audience by satisfying by his corrections the authorities. Copy of issue C, with the mention of "Sixteen engravings" on the title, untrimmed, with 15 engravings (Missing as often the erotic plate).

SAINTE-CROIX (Melanie de)

Histoire de France depuis 420 jusqu'à nos jours...

SL, 1870. 1870 1 vol in-folio oblong de: [5] ff. (faux titre, titre, [1] f. blanc, titre de partie et 1 carte) ; 82 pp. (dont 4 pp. de titre de partie) ; [1] f. (carte entre p.14 et p.15) ; [3] ff. (2 cartes et table). Un total de 9 pages de titre et de table calligraphiées dont 7 enluminées en couleur à laquarelle et 2 à lor. De nombreux titres de sous-parties calligraphiés dans le texte et 4 cartes manuscrites légèrement colorisées avec titres calligraphiés. Encadrement du texte manuscrit à lencre noir. Demi basane d'époque, toile verte sur les plats.

Superbe album entièrement calligraphié en couleur relatant lhistoire de France entre 120 et 1870. L'auteur de ce travail nunutieux, Melanie de Sainte-Croix, retrace les différentes dynasties et rois qui se sont succédées pendant cette période : « Pharamond », « Clodion Le Chevelu », « Mérovée », « Childéric I », « Clovis », « Childebert I », « Clotaire I », « Caribert », « Chilpéric I », « Clotaire II », « Dagobert I », « Clovis II », « Clotaire III », « Childéric II », « Thierry I », « Clovis III », « Childebert II », « Dagobert II », « Chilpéric II », « Thierry II », « Childéric III », « Pépin Le Bref », « Charlemagne », « Louis Le Débonnaire », « Charles Le Chauve », « Louis Le Bègue », « Louis Le Birloman », « Charles Le Gros », « Eudes », « Charles Le Simple », « Raoul », « Louis IV dOutremer », « Lothaire », « Louis IV Le Fainéant », « Hugues Capet », « Robert Le Pieux », « Henry I », « Philippe I », « Louis VI Le Gros », « Louis VII Le Jeune », « Philippe Auguste », « Louis VIII Le Pion », « Saint Louis », « Philippe Le Hardi », « Philippe Le Bel », « Louis X Le Hutin », « Philippe Le Long », « Charles IV Le Bel », « Philippe VI De Valois », « Jean II Le Bon », « Charles V Le Sage », « Charles VI », « Charles VII Le Victorieux », « Louis XI », « Charles VIII lAffable », « Louis XII », « François I », « Henri II », « François II », « Charles IX », « Henri III », « Henri IV Le Grand », « Louis XIII Le Juste », « Louis XIV Le Grand », « Louis XV Le Bien-Aimé », « Louis XVI », « Révolution Française », « Napoléon I », « Louis XVIII », « Charles X », « Louis Philippe », « Napoléon III ». 1 vol in-folio oblong. Half sheep. Manuscript calligraphed text + 9 titles and tables including 7 illuminated in color with watercolor and 2 with gold + 4 manuscript maps. Superb album entirely calligraphed in color telling the history of France between 120 to 1870 by Melanie de Sainte-Croix.

STOFLER (Jean).

Traite de la composition et fabrique de l'Astrolabe, & de son usage: avec les preceptes des mesures Geometriques [...] Avec annotations sur l'usage de l'Astrolabe, & mesures Geometrique: faites par Jean Pierre de MESMES.

Paris, Chez Guillaume Cavellat, 6 avril 1560. 1560 1 vol. in-12° (165x110 mm.) de: [20] ff. (titre, dédicace, table, préface), 222 ff., [1] ff. (privilége et achevé d'imprimé avec date, deux tableaux dépliants (reliés avant les pp. 105 et 135). 52 figures, tableaux dans le texte et à pleine page. Plein veau glacé 18éme, dos à nerfs orné, titre de maroquin rouge, tranches rouges. (mors supérieur fendu).

Edition originale de la traduction en français du célèbre traité sur l'astrolabe du mathématicien et géographe allemand Johann Stoeffler (1452-1531), par l'astronome Jean-Pierre de Mesmes (1516-1578), avec ses ajouts sur l'usage de cet instrument imprimés en italiques. Louvrage de Johannes Stöffler (ou Stoeffler) « Elucidatio fabricae ususque Astrolabii parait en 1512-1513 chez Jacob Koebel à Oppenheim au format in-folio. Il est le premier ouvrage allemand consacré à lastrolabe. Professeur à l'Université de Tübingen, Stöffler est célèbre pour sa continuation des Ephémérides de Regiomontanus et pour sa prédiction d'un déluge universel pour 1524. Outre son traité, il fabrique lui-même des Astrolabe, contribuant à répandre en Europe lusage de cet instrument dorigine Arabe, dune importance capitale pour l'astrologie, l'arpentage et la navigation. Pour désigner les différentes parties de l'astrolabe, il utilise les mots arabes dont il donne la traduction latine. La présente traduction en Français est due à l'éditeur douvrages scientifiques Guillaume Cavellat. Actif depuis 1547, il publie en 1553 une édition latine du même texte au format in-8°, jugé plus pratique dutilisation que le format originel in-folio de Stöffler. Il fait alors appel à l'astronome et mathématicien Guillaume des Bordes pour redessiner les bois à un format plus adapté. La présente édition est illustrée de ces mêmes bois. Dans notre exemplaire la date de 1560 est absente du titre. Cependant, des exemplaires parfaitement identiques et même achevé d'imprimer « 6 avril 1560 » portent un titre daté, laissant penser à deux possibles tirages de cette édition. Dans sa dédicace, Guillaume des Bordes précise quil disposait dune traduction anonyme de la seconde partie, fournie par léditeur. Jean-Pierre de Mesmes est ainsi charge de traduire la première partie, sur la fabrication, et de réviser le manuscrit anonyme et ajoute ses propres notes. De Mesmes est l'un des premiers auteurs à écrire en français sur l'astronomie et le premier Français à commenter dans ses écrits les nouvelles théories de Copernic. Avec Guillaume des Bordes, il fait partie des scientifiques régulièrement sollicités par Guillaume Cavellat pour ses publications scientifiques. On lui doit : « Les Institutions astronomiques contenant les principaux fondements et premières causes des cours et mouvements célestes » (Paris, 1557). Également écrivain et poète, il fréquentait Ronsard, du Bellay, Baïf, Charondas, Herberay L'ouvrage est illustré de 2 tableaux dépliants : « Table des méridionales altitudes du soleil » et « Table des conversions des degrés de la longitude » et de 52 figures techniques et tableaux gravés sur bois, dans le texte et à pleine page. Dessinés par des Bordes pour l'édition latine de 1553, elles représentent l'astrolabe, sa fabrication et la façon de lutiliser. Bel exemplaire, très frais. Provenance : The Library of the Earls of Macclesfield ( ex-libris armorié gravé face au titre). 1 vol. in-12 °. 2 fold. tables, 52 figures in-text and at full page. 18th cent. calf. First edition in French of the famous treatise on the astrolabe of the German mathematician and geographer Johann Stoeffler (1452-1531), by the astronomer Jean-Pierre de Mesmes (1516-1578), with his additions on the use of this instrument printed in italics. The work of Johannes Stöffler (or Stoeffler) "Elucidatio fabricae ususque Astrolabii" was published in 1512-1513 by Jacob Koebel in Oppenheim in folio format. It is the first German book devoted to the astrolabe. Professor at the University of Tübingen, Stöffler is famous for his continuation of the Ephemerides of Regiomontanus and for his prediction of a Universal Flood for 1524. In addition to his treatise, he himself makes Astrolabes, helping to spread the use of of this instrument of Arab origin, of paramount importance for astrology, surveying and navigation. To designate the different parts of the astrolabe, he uses the Arabic words of which he gives the Latin translation. This translation into French is due to the publisher of scientific works Guillaume Cavellat. Active since 1547, he publishes in 1553 a Latin edition of the same text at in 8 ° format, considered more practical than the original folio of Stöffler. He then asked the astronomer and mathematician Guillaume des Bordes to redraw the wood cuts to a more suitable format. This edition is illustrated with these same wood cuts. In our copy the date of 1560 is not on the title. However, perfectly identical copies and even finished printing "April 6, 1560" bear a title dated, suggesting two possible prints of this edition. In his dedication, Guillaume des Bordes specifies that he had an anonymous translation of the second part, provided by the publisher. Jean-Pierre de Mesmes is thus responsible for translating the first part, on the fabrication, and for revising the anonymous manuscript and adding his own notes. De Mesmes is one of the first authors to write in French on astronomy and the first French to comment in his writings the new theories of Copernicus. With Guillaume des Bordes, he is one of the scientists regularly solicited by Guillaume Cavellat for his scientific publications. He is credited with: "Astronomical Institutions Containing the Principal Foundations and First Causes of Celestial Courts and Movements" (Paris, 1557). Also a writer and poet, he frequented Ronsard, Bellay, Baïf, Charondas, Herberay ... The book is illustrated with two leaflets: "Table of the southern altitudes of the sun ..." and "Table of conversions of the degrees of the longitude ..." and 52 technical figures and tables wood cuts, in the text and at full page. Drawn by Bordes for the Latin edition of 1553, they represent the astrolabe, its manufacture and how to use it. Fine copy, very fresh. Provenance: The Library of the Earls of Macclesfield (ex-libris engraved with the title).

TORCY (Monsieur de). [DUBRUEIL (Lieutenant de Vaisseau). Ecole dapplication de la Marine].

[Cours d'un élève de l'Orion. Vaisseau de lEcole dapplication de la Marine. Artillerie et Construction navale].

[Brest, ca. 1833-34]. 1833 2 parties en 1 vol. in-8° (217 x 167 mm.) de : [1] f., 141, [1] pp., 4 tables et 1 planche dépliante, 32, [22] pp., 1 planche dépliante, 1 table dépliante, 81 pp. ; et [119] ff. manuscrits illustrés de nombreux dessins à la plume. Demi-vélin vert à coins dépoque, plats recouverts de papier marbré. Exemplaire non rogné.

Rare ouvrage détude, manuel de M. de Torcy, composé dune première partie imprimée depuis un manuscrit, portant quelques corrections à lencre brune, et compléments au crayon de papier, et dune seconde partie originale consacrée à la construction navale et illustrée de nombreux schémas et figures. La première partie est donc une reproduction imprimée dun manuscrit, illustrée de planches et complétée par de nombreux tableaux, touchant à divers sujets maritimes. On distingue un premier ensemble de trois textes consacrés à lartillerie navale. Les 141 premières pages, complétées par un feuillet derrata, 1 planche et 4 tables dépliantes, constituent un « Cours de Balistique à lusage des Elèves de lOrion », la balistique ayant pour « objet, lapplication des principes de la mécanique au mouvement des projectiles. ». Il sagit donc de physique appliquée aux tirs des canons, calculs de trajectoires, appuyée sur des expériences, comme celles de Gavres menées en 1832 et 1834 sur les tirs des caronades et des canons. La seconde partie (32 pp.) est consacrée au « Pointage à bord des navires » ; la troisième (22 pp. illustrées dune planche) au « Mortier ». Suivent trois autres articles : « Extrait des Articles de lOrdonnance de 1827 relatifs au Service des Elèves de la Marine à bord des Bâtiments de guerre » (38 pp. et une grande table imprimée recto-verso), le « Service et Manuvre des embarcations à lancre et sous voile. » Cours de Mr. Dubreuil, Lieutenant de Vaisseau. ». (pp. 41-81) et enfin le « Tableaux de diverses dimensions du Matériel de la Marine française comparées aux dimensions semblables du matériel de la Marine Anglaise. Extrait du rapport de la Commission chargée dapprécier les observations auxquelles la réunion des divisions françaises et anglaise dans la Manche a donné lieu. » en 7 tableaux dépliants dont 5 imprimés recto-verso. Le reste de louvrage est occupé par le « Programme des leçons de Construction navale pratique enseignée à MM. les élèves de la Marine pendant le cours de lannée scolaire 1833-1834 », noté manuscritement par De Torcy, n°78 ». (en 119 ff., dont quelques pages blanches). Lélève a laissé de grandes marges qui sont consacrées à de très nombreux dessins et figures. Le cours commence par la définition de quelques points comme la carcasse, les revêtements intérieur et extérieur, la composition dun pont, labattage en carène, etc. Définition du vaisseau et ses qualités principales avec la définition et la représentation graphique de toutes les pièces qui le composent, avec des références au vaisseau école : lOrion. De longs développements sont consacrés aux couples : « les membrures dun grand bâtiment ou pour mieux dire, ses côtés. ». On trouve ensuite, des « Observations sur les constructions nouvelles », portant les améliorations apportées par lécole en cette matière, notamment en matière détanchéité. (Revêtement intérieur en extérieur). Les articles suivants concernent la construction dun pont, la liaison du vaisseau (consolider la coque), la mise à leau, le Devis dun cutter de 16 canons, les mâts et vergues dassemblage, labattage en carène, les avaries dans la coque, le gouvernail, les avaries dans la mâture. Régulièrement en marge, la signature des professeurs qui relisaient les travaux des élèves. Ce cours de lannée 1833-34 est lun des premiers, puisque lécole navale fut fondée en 1830. Une tradition bien établie régnait dans les vaisseaux école, lOrion étant le premier (il fut remplacé par la suite par le Borda, 1840). La formation des marins était bien entendu pratique : manuvres, etc., mais comme ce manuscrit en atteste, la partie théorique scientifique nétait pas en reste. Bel et rare exemple de ce manuel, le meilleur de lenseignement dispensé dans la première moitié du 19ème siècle aux aspirants de marine. 2 parties en 1 vol. in-8°. Half green velum. Rare study book consisting of a first printed portion from a manuscript, with some corrections in brown ink, and additions in pencil, and a second manuscript section on shipbuilding and illustrated with diagrams and figures.

TOURNEFORT (Joseph Pitton de)

Relation d'Un Voyage du Levant Fait par Ordre du Roy. Contenant L'Histoire Ancienne & Moderne de plusieurs Isles de l'Archipel, de Constantinople, des CÃ tes de la Mer Noire, de l'Armenie, de la Georgie, des Frontieres de Perse & de l'Asie Mineure.

Paris, Imprimerie Royale, 1717. 1717 2 vol. in-4° (255 x 190 mm) de: Volume 1: [10] ff. (dont titre, avertissement, éloge, sommaire et 1 f. blanc) ; 544 pp. ; 88 planches gravées (4 dépliantes dont 1 carte, 9 cartes gravées à pleine page) ; Volume 2 : [2] ff. (titre et sommaire) ; 526 pp. ; 64 planches gravées (1 dépliante et 1 carte) ; [20] ff. (table). Ex-libris manuscrits et petits cachets sur les titres. (manques angulaires comblés à quelques feuillets, rares rousseurs.) Plein veau d'époque, dos à nerfs ornés, titres et tomaisons de maroquin, encadrements de filets dorés sur les plats, filets dorés sur les coupes, tranches dorées. (dos anciennement refaits avec dos anciens conservés, coins restaurés)

Edition originale sur beau papier de cette relation du voyage de Joseph Pitton de Tournefort (1756-1708). Commandité par le comte de Pontchartrain et accompagné du botaniste allemand Gundelsheimer et de l'artiste Aubrier, Tournefort quitte Paris pour sembarquer à Marseille le 9 mars 1700. Il a passe deux ans à voyager à travers les îles de la Grèce, visite Constantinople, les bords de la mer Noire, l'Arménie et la Géorgie. Il se prépare ensuite à aller en Egypte, mais les nouvelles de la peste qui ravage le pays l'oblige à retourner à Paris. Lors de ses voyages, il aurait recueilli 1356 spécimens, mais son système de classification, basé sur la forme de la corolle, finit par tomber en disgrâce. Sa santé affaiblie par ses voyages, il meurt à Paris en décembre 1708. Louvrage est abondamment illustré de 88 planches gravées, dont 1 carte dépliante et 9 à pleine page. 2 vol. in-4°. 252 engraved plates (5 folding). Contemporary calf. Scarce first Edition on fine paper. The journey begun from Paris. Joseph Pitton de Tournefort (1756-1708) left Marseilles on March 9, 1700, under a commission from the Comte de Pontchartrain, Tournefort left by the German botanist Gundelsheimer and the artist Aubrier. He spent two years travelling through the islands of Greece and visited Constantinople, the borders of the Black Sea, Armenia and Georgia. He was preparing to go to Egypt, but news of the plague that was ravaging the country forced his early return to Paris. On his travels he is said to have collected 1356 specimens, but his system of classification, based on the form of the corolla, eventually fell out of favour. His health weakened by his travels, he died at Paris in December 1708.

TURTLE (Florence Caroline, née Wheatstone)

[Angleterre/Londres / Italie...]. Ensemble de 18 aquarelles].

Angleterre, Italie , 1891-1897. 1891 18 aquarelles sur papier de formats divers ( de 180 x 260 mm. à 530 x 560 mm.), la plupart avec signature, ou date, et parfois des indications au dos au crayon. Carton à dessin moderne.

Bel ensemble de 18 aquarelles représentant des vues dAngleterre pour la plupart, dItalie et dAsie. Elles ont été peintes entre 1891 et 1897 par langlaise Florence Caroline Turtle, née Wheatstone (1850-1926), fille de Sir Charles Wheatstone 1802-1875), brillant physicien et inventeur anglais qui fut le premier à rendre possible l'envoi de messages par le télégraphe électrique, pionnier de la télégraphie sous-marine. Il a en outre mis au point la dynamo moderne ainsi que le « stéréoscope » en 1832, appareil par lequel une impression de relief est obtenue grâce à la combinaison de deux images dans une perspective légèrement dissemblable. Nous avons trouvé en ligne une image d'un daguerréotype stéréoscopique montrant Wheatstone avec sa famille regroupée autour d'une table sur laquelle est lappareil de vague (c.1840), avec lequel il a démontré les propriétés ondulatoires de la lumière. Sa fille Caroline, visible enfant sur cette photo, épousa William Greer Turtle en 1889. La qualité de ces 18 aquarelles montre les talents dartiste de la fille de l'inventeur. Les sujets représentés, sont variés et très réalistes : 9 aquarelles sont des vues de la magnifique Abbaye de Wenminster de Londres depuis les jardins alentours et sous différentes perspectives et dautres de lintérieur, elles représentent aussi des habitants devant plusieurs très jolis cottages anglais où parfois elle séjourna, des paysages de la campagne anglaise et habitants (berger et son troupeau, maisonnette). Trois ne sont pas de lAngleterre mais réalisé lors de ses voyages avec son époux. Deux sont dItalie, un jolie romaine et une uvre sur double face de Pompéi, ainsi quune représentation dun joli jardin asiatique avec son lecteur dans le patio. Emouvant travail aux coloris demeurés très frais. 18 watercolors on paper of various sizes (180 x 260 mm. à 530 x 560 mm.), most with signature, or date, and sometimes indications on the back. Fine set depicting views and inhabitants of England and Italy, painted between 1891 and 1897. They are the work of the English Florence Caroline Turtle, born Wheatstone (1850-1926), daughter of Sir Charles Wheatstone (1802-1875), brilliant English physicist and inventor who was the first to make possible the sending of messages by the electric telegraph, pioneer of underwater telegraphy. He also developed the modern dynamo as well as the "stereoscope" (1832), an apparatus by which a relief impression is obtained by the combination of two images taken in a slightly dissimilar perspective. We found an image of a stereoscopic daguerreotype showing Wheatstone with his family grouped around a table on which is the wave apparatus (c.1840), with which he demonstrated the wave properties of light. His daughter Caroline, child on this picture, married William Greer Turtle in 1889. The quality of these 18 watercolors shows the artistic talents of the inventor's daughter. The subjects represented are varied and very realistic: 9 watercolors are views of the magnificent Wenminster Abbey from the surrounding gardens and from different perspectives and others from the inside, they also represent people in front of several pretty cottages where sometimes she stayed, landscapes of the English countryside and inhabitants (shepherd and his flock, house). Three are from Italy, a pretty Roman and a double-sided work of Pompeii, as well as a representation of a pretty Asian garden with its reader in the patio. Fine set with the colors remained very fresh.

VEYSSIÈRE DE LA CROZE (Mathurin).

Histoire du Christianisme des Indes.

La Haye, La Compagnie, 1758. 1758 2 vol. in-12 ( 168 x 93 mm.) de: [12] ff. (f.t., t, dédic., préface), 423 pp.; [ 2] ff. (f.t., t.), 498 pp, et 3 planches gravées à pleine page et 1 carte dépliante. Plein veau d'époque, dos à nerfs orné, titres de maroquin rouge, tranches marbrées.

Seconde édition, révisée (1ere éd. : 1724), de cette histoire des missions chrétiennes en Inde, première étude sérieuse produite sur le sujet. Son auteur, le père Mathurin Veyssière de La Croze (Nantes 1661, Berlin 1739) est un orientaliste polyglotte français. Fils de commerçant, il reçoit sa première éducation des leçons privées de son père et de sa bibliothèque. Embarqué pour la Guadeloupe à lâge de quatorze ans, il apprend langlais, lespagnol et le portugais au contact des étrangers quil y rencontre. De retour en France, il renonce au commerce pour étudier la médecine, puis étudie la religion. En 1682, il prend lhabit de Saint-Benoit dans la congrégation de Saint-Maur. Esprit indépendant et critique, il rentre en conflit avec son ordre et doit fuir la France pour Bâle en 1696, puis Berlin, où ses amis laident à obtenir le poste de bibliothécaire du prince-électeur de Brandebourg. Il enseigne également la philosophie au collège français de Berlin. Connu pour son importante correspondance avec les érudits orientaux de son temps, il est lauteur de dictionnaires des langues copte, arménienne, slave et syriaque. Son présent ouvrage est rédigé à partir de létude des uvres des jésuites, de Goueva, Geddes, Bernier, Tavernier, Ziegenbalg et des nombreux ouvrages et manuscrits dont il disposait en tant que bibliothécaire. Son ouvrage constitue une importante source dinformations sur larrivée et le développement du christianisme dans le sous-continent ainsi que des religions qui sy pratiquent : une large part de son ouvrage est consacrée aux divinités Indiennes et aux pratiques religieuses locales. Aussi il se montre particulièrement critique dune autorité portugaise corrompue sur les Indiens. Il juge ainsi que la religion n'est qu'un prétexte à la domination européenne : « il serait plus approprié que les sujets indiens donnent une instruction religieuse à leurs dirigeants européens". Remarquable table des matières de 60 pages in fine. Frontispice gravé, 2 planches représentant des divinités et carte dépliante de lInde. Bel exemplaire, frais. 2 vol. in-12°. 3 engr. plates, 1 fold. map. Contemp calf. Second edition revised (1st ed.: 1724), of this history of Christian missions in India, first serious study produced on the subject. Its author, Father Mathurin Veyssière of La Croze (Nantes 1661, Berlin 1739) is a French polyglot orientalist. The son of a merchant, he received his first education from the private lessons of his father and his library. Embarked for Guadeloupe at the age of fourteen, he learns English, Spanish and Portuguese in contact with foreigners he meets there. Back in France, he gave up being a trader to study medicine, then studied religion. In 1682, he took the habit of Saint-Benoit in the congregation of Saint-Maur. Independent and critical, he came into conflict with his order and had to emigrate to Basel in 1696, then Berlin, where his friends helped him to become the librarian of the Prince-Elector of Brandenburg. He also teaches philosophy at the French College of Berlin. Known for his important correspondence with Eastern scholars of his time, he is the author of dictionaries of the Coptic, Armenian, Slavic and Syriac languages. His present work is based on a study of the works of the Jesuits, Gueva, Geddes, Bernier, Tavernier, Ziegenbalg ... and the many books and manuscripts he had access as a librarian. His book is an important source of information on the arrival and development of Christianity in the subcontinent religions: a large part of his work is devoted to Indian deities and local religious practices. He is therefore particularly critical of a corrupt Portuguese authority over the Indians. He thus judges that religion is only a pretext for European domination: "It would be more appropriate for Indian subjects to give religious instruction to their European leaders." Remarkable table of contents of 60 pages in fine. Engraved frontispiece, 2 plates depicting divinities and folding map of India Fine copy, fresh.

WELLS (Herbert George).

La Guerre des Mondes.

Bruxelles, Jette (Impr. Vandamme), 1906. 1906 1 vol. grand in 4° (328 x 255) de : 237 pp. (dont faux titre, titre gravé en couleur, numéro dexemplaire) ; [5] ff. (table des matières, note imprimeur)(7 ff.) ; 102 illustrations dans le texte dont 1 à pleine page et 32 compositions hors texte sur papier fort comprises dans la pagination. (Rousseurs dans le texte). Brochage éditeur, couverture gauffrée et imprimée.

Première traduction française et première édition compléte illustrée de ce chef-duvre de science-fiction, où HG Wells, l'un des pionniers en ce domaine décrit la conquête, à l'aide d'un rayon mortel, de la planète Terre par les Martiens. Exemplaire nominatif, n° 5 comportant les célèbres illustrations et la signature de lartiste brésilien Alvim Corrêa, iconographie approuvée par H.G. Wells et source dinspiration pour le cinéma et la littérature. Émule anglais de Jules Verne, Herbert George Wells (1866-1846) devait annoncer, entre autres, la radio, les dirigeables, les tanks, les voyages interplanétaires et la bombe atomique, tout en mettant en question les valeurs de la société anglaise dont ses débuts difficiles lui avaient fait connaître la dureté. Thuriféraire du progrès technique, Wells, qui avait pu suivre à vingt ans l'enseignement de T.S. Huxley, fondait ses espoirs d'amélioration de la société non sur la lutte des classes mais sur le pouvoir absolu de l'homme sur la nature et sur lui-même. Son uvre de romancier visionnaire présente les problèmes les plus graves de la civilisation contemporaine avec une profonde lucidité. « La guerre des mondes » reste le chef duvre de Wells et son influence sur la science-fiction du vingtième siècle est considérable. Mars, dieu de la guerre des romains, occupe une place à part dans le panthéon des planètes. Quand Wells rédige sont roman, à la fin du XIXe siècle, la croyance en lexistence de canaux martiens et de planètes habitées marque limagination populaire. Laméricain Percival Lowell (1855 1916) décide de se consacrer exclusivement à l'étude de la planète rouge et fonde en 1894 un observatoire dans l'Arizona avec sa fortune personnelle. Lowell est persuadé que Mars abrite une civilisation avancée luttant contre une importante sécheresse. H. G. Wells s'établit en 1895 dans le Surrey avec sa femme. Il passe une grande partie de ses journées à écrire et à se promener dans la campagne. Au cours de l'une de ces promenades, Wells et son frère discutent de la possibilité de l'arrivée d'être venus d'une autre planète. La discussion fait germer dans la tête de l'écrivain une idée, bientôt nourrie par des articles sur les fameux canaux de Mars. En 1896, Wells, qui suivait de très près les avancées scientifiques de son époque, publie « Intelligence on Mars », où il couche sur papier ce qui va devenir La Guerre des mondes. L'auteur suggère que les Martiens sont attirés par la Terre car leur propre monde, très ancien, est asséché et mourant. Dans La Guerre des mondes, une forme de vie extraterrestre venant de Mars attaque Londres. Nous sommes à la fin du XIXe siècle et l'Empire britannique s'étend sur une grande partie du globe et ne connaît pas d'adversaire. Wells bouleverse cette conviction en réduisant cet empire en ruines, anéanti par une plus grande puissance. Les Martiens s'imposent comme une « race supérieure ». « La guerre des mondes » parait sous forme de feuilleton dans les journaux « Pearson's » et « Cosmopolitan » de janvier à décembre 1897, avec des dessins de lillustrateur de livres denfants Warwick Goble (18621943) . La première édition complète du livre (Londres, 1898) ne comporte pas dillustrations. En 1903, Le jeune artiste brésilien Alvim Correa (1876 1910), passionné par le Roman de Wells, exécute une série de 132 illustrations remarquables destinées à son illustration. En 1905, après deux années de travail, il présente ses dessins à Wells. Lauteur est séduit par son travail quil juge supérieur aux dessins de Goble. Le texte de Wells est traduit par Henry D. Davray et la présente édition de luxe, tirage unique à 500 exemplaires, parait à Bruxelles en 1906. Fidèle, moderne et spectaculaire, le travail de Correa na pas pris une ride. Ses dessins ont inspiré les réalisateurs et la science-fiction du vingtième siècle. Mais le jeune artiste meurt de la tuberculose en 1910 et ses dessins de la « guerre des mondes » sont considérés par les historiens comme perdus. Ils sont finalement en partie retrouvés dans les archives familiales au Brésil dans les années 80 et 31 dessins originaux sont vendus par « Heritage Auctions" en mai 2015 à Beverly Hills, Californie. Lintérêt du public est énorme. Les enchères pour un seul dessin atteignent 32 500 $ ! Le journal Fine Books collections relate « The archives fantastical and steampunk depictions of aliens and wide-scale destruction were from the imagination of Brazilian artist Henrique Alvim Corrêa and are credited with influencing humanity's perception of aliens, their technology, and weapons in popular culture for the next 100+ years. Alvim Corrêas trove is a pop culture milestone and Im pleased to see so many bidders embraced that, said Ed Jaster, Senior Vice President at Heritage Auctions. Not only is his artwork an important contribution to 20th century literature, its powerful to realize that facets and elements of his imagination prevail to this day. Seulement quelques exemplaires de la présente édition de 1906 sont passés en vente publique ces 40 dernières années. Notre exemplaire, nominatif, porte le n° 5 et la signature de Corréa est bien présente. 1 vol. large 4 °. Publishers cover. Engraved title in color, 102 illustrations in the text including 1 full page and 32 off-text compositions on special paper. N° 5/500 with owners name and signature of the artist. First French translation and first complete illustrated edition of this masterpiece of science fiction, where HG Wells, one of the pioneers in this field, describes the conquest, using a deadly ray, of the planet Earth by the Martians. Nominative copy, No. 5 featuring the famous illustrations and the signature of the Brazilian artist Alvim Corrêa, an iconography approved by H.G. Wells and a source of inspiration for cinema and literature. Jules Verne's English emulator, Herbert George Wells (1866-1846), announced, among other things, radio, airships, tanks, interplanetary travel and the atomic bomb, while questioning the values of English society. Thousands of technical progresses, Wells, who had been the student of TS Huxley at the age of twenty, based his hopes of improving society not on the class struggle but on the absolute power of man over nature and himself. His work as a visionary novelist presents the most serious problems of contemporary civilization with profound lucidity. "War of the Worlds" remains Wells' masterpiece and its influence on twentieth-century science fiction is considerable. Mars, god of the war of the Romans, occupies a place apart in the pantheon of the planets. When Wells wrote his novel at the end of the nineteenth century, the belief in the existence of Martian canals and inhabited planets marked the popular imagination. The American Percival Lowell (1855 - 1916) decides to focus exclusively on the study of the red planet and founded in 1894 an observatory in Arizona with his personal fortune. Lowell is convinced that Mars has an advanced civilization battling a major drought. H. G. Wells settled in Surrey in 1895 with his wife. He spends much of his days writing and walking in the countryside. During one of these walks, Wells and his brother discuss the possibility of arriving from another planet. The discussion made an idea in the head of the writer, soon nourished by articles on the famous channels of Mars. In 1896, Wells, who closely followed the scientific advances of his time, published "Intelligence on Mars", where he layered on paper what will become The War of the Worlds. The author suggests that Martians are attracted to the Earth because their own world, very old, is dry and dying. In War of the Worlds, a form of extraterrestrial life from Mars attacks London. We are at the end of the nineteenth century and the British Empire extends over a large part of the globe and knows no adversary. Wells upsets that conviction by reducing that empire to ruins, wiped out by greater power. The Martians are imposing themselves as a "superior race". "War of the Worlds" appeared as a soap opera in the newspapers "Pearson's" and "Cosmopolitan" from January to December 1897, with drawings by children's book illustrator Warwick Goble (1862-1943). The first complete edition of the book (London, 1898) does not include illustrations. In 1903, the young Brazilian artist Alvim Correa (1876 - 1910), passionate about Wells novel, executed a series of 132 remarkable illustrations for its illustration. In 1905, after two years of work, he presented his drawings to Wells. The author is seduced by his work that he considers superior to the Gobles drawings. The novel is then translated by Henry D. Davray and this luxury edition, single print 500 copies, appeared in Brussels in 1906. Faithful, modern and spectacular, the work of Correa has not aged at all. His drawings inspired directors and twentieth-century science fiction. But the young artist died of tuberculosis in 1910 and his drawings of the "war of the worlds" were considered by historians as lost. They were eventually found in family archives in Brazil in the 80s and 31 original designs are sold by "Heritage Auctions" in May 2015 in Beverly Hills, California. The interest of the public is huge. Bids for a single drawing reach $ 32,500! "Fine Books Collections" reports: "The archive's fantastical and" steampunk "depictions of aliens and wide-scale destruction were from the imagination of Brazilian artist Henrique Alvim Corrèa and are credited with influencing humanity's perception of aliens, their technology, and weapons in popular culture for the next 100+ years Alvim Corrêa's trove is a pop culture milestone and I'm pleased to see so many bidders embraced that, "said Ed Jaster, Senior Vice President at Heritage Auctions. is his artwork an important contribution to 20th century literature, it's powerful to realize that facets and elements of his imagination prevail to the day. " Only a few copies of the present edition of 1906 have gone on sale in the last 40 years. Our copy, nominative, number 5 and with Corréa's signature.

WILSON (Henry), traduit de l'anglais de KEATE.

Relation des Îles Pelew, situées dans la partie occidentale de l'Océan Pacifique ; composée sur les journaux et les communications du Capitaine Henri Wilson, et de quelques-uns de ses officiers, qui en Août Mil Sept Cent Quatre-Vingt-Trois, y ont fait naufrage sur l'Antelope, Paquebot de la Compagnie des Indes Orientales.

Paris, Maradan, 1793. 1788 2 vol. in-8° (195 x 131 mm.) de I. [2] ff., 280 pp., [1] f.bl. ; II. [2] ff., 272 pp., [2] ff bl.; 1 Portrait frontispice, 1 carte dépliante, 16 planches gravées. Plein maroquin rouge d'époque, dos lisse orné, pièces de titre et de tomaison de maroquin fauve, filet et frises encadrant des plats, roulette dorée sur les coupes, tranches dorées.

Seconde édition française, parue la même année que l'originale anglaise. (EO: 1788). En 1783, le capitaine de vaisseau Henry Wilson (décédé en 1810) qui était au service de la compagnie des Indes fait naufrage près de la petite île, appelée Ouroulong, près des Pelew. Ce récit est la relation du séjour prolongé de ce groupe dAnglais sur les îles Pelew de Mindanao. Ce contact avec les insulaires donne lieu à des descriptions de leur comportement, de leurs murs, de leur mode de vie qui sont du plus haut intérêt. Aba-Thoulé, chef du pays, reçut Wilson avec beaucoup d'humanité, lui donna un petit bâtiment pour rentrer dans sa patrie et lui confia même son fils, Li-Bon pour l'éduquer et introduire dans les moeurs et les arts de l'Europe. Le jeune homme mourut de la petite vérole à la fin de 1784. Un vocabulaire de la langue Pelew occupe les pages 251 à 267. Boucher de la Richarderie est assez sceptique quant au portrait idyllique de ces iles brossé alors par lauteur : "L'existence de ces îles, où Wilson et son équipage ont trouvé un peuple dont les nations les plus civilisées de l'Europe pourraient envier les vertus morales, a paru douteuse à quelques personnes et surtout en France, malgré tous les droits que le rédacteur paraît avoir à la confiance à ses lecteurs. Mais ce doute pourrait bien ne tenir qu'à l'espèce de fatalité qui, depuis la publication en Angleterre du Voyage original, jusqu'à sa traduction en français, semble avoir toujours dérobé l'approche et la connaissance de ces îles aux navigateurs." L'ouvrage est illustré de dix-sept planches : frontispice représentant le capitaine Wilson d'après Russel et gravé par Mme Massard, des cartes, portraits, vues... Bel exemplaire. Cox III, 302-303 - Chadenat 3258: "Relation très recherchée" - Boucher de la Richarderie VI, 552. 2 vols. 8vo. 1 frontipiece portrait, 16 engraved plates. First French edition, published the same year than the London OE, of this classical relation of the shipwreck of Henri Wilson and his crew on Ouroulong, little island nearby the Pelew Islands. They stayed a long time there, long enough to bring back very precious ethnographical informations, and a description of an "idyllic" society, a people "from whom the most civilized European nations should envy their virtue." (Boucher de la Richarderie). Fine copy.